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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 12:13

SciencesetCuriositesIl vous reste encore 5 jours pour aller voir cette exposition unique et un peu hors du commun au Château de Versailles.

 

On y apprend comment les rois de Louis XIV à Louis XVI se sont intéressé et ont valorisé les sciences et ont ainsi donné lieu à bon nombre d’académies et d’inventions en tous genres. On voit ainsi apparaître chez les souverains un intérêt croissant pour les sciences de la vie, la chirurgie, mais aussi les découvertes géographiques, zoologiques et des curiosités comme les automates, la montgolfière ou encore l’électricité et ce qu’on appelle encore là l’époque le « magnétisme » mais qui deviendra plus tard l’hypnose.

 

L’audio-guide est très bien fait et gratuit. Il permet d’avoir des informations plus complètes sur certains éléments de l’exposition. Ce qui m’a le plus marqué fut, en particulier, le passage sur les évolutions dans la médecine et la chirurgie, où l’on apprend que suite à l’opération d’une fistule anale que subit Louis XIV (sans anesthésie !), la mode s’est développée chez les nobles de l’époque de se faire opérer de la même chose bien qu’ils ne souffrent d’aucun des symptômes… Je vous épargne ici les détails sur les instruments chirurgicaux présentés dans la vitrine ! On y découvre aussi les prémices de l’enseignement de la gynécologie chez les sages-femmes avec la création de mannequins de toiles permettant de reconstituer l’environnement du fœtus avant la naissance. L’intérêt pour les voyages, la zoologie et l’étude des plantes et de la terre occupent aussi une grande place dans l’exposition. Tous ces intérêts pour les sciences avaient avant tout une fin pratique. Comme l’étude de la géologie et du relief géographique lors de la construction du Château de Versailles. Cependant avec Louis XVI, les inventions scientifiques deviennent plus des curiosités sans nécessairement d’utilisation immédiatement pratique, comme la montgolfière, la machine à fabriquer du vide ou les automates qui se révéleront être des étapes importantes dans les innovations scientifiques futures.


mogolfiere

Le seul bémol que je pourrais trouver à cette exposition est que la vente des billets est très mal organisée sur  place. Evidemment j’aurais dû y penser plus tôt et prendre mes billets sur Internet, mais bon… L’exposition faisant partie de la visite du Château de Versailles, on est obligé de faire la queue avec les autres visiteurs qui sont intéressés par le reste du château. Du coup, 1h30 de queue au total avant d’accéder à l’exposition! Et oui, il fallait vraiment être motivé ! Autre problème, les touristes uniquement intéressés par le château semblent errer, un peu perdus dans cette exposition sans traduction anglaise, et ont la fâcheuse tendance à se placer devant les textes explicatifs en parlant très fort. Donc, c’est parfois un peu difficile de se concentrer. Heureusement l’audio-guide est là !

 

Pour finir, je suis passée (au pas de course !) voir l’exposition sur les trônes qui était répartie dans les salles du premier étage du château. J’ai eu du mal à y trouver un intérêt quelconque, mais ceci était sans doute dû aux conditions dans lesquelles j’effectuais ma visite : à peine une heure avant la fermeture du château en essayant de me frayer un passage parmi les hordes touristes de toutes les nationalités qui eux aussi voulaiten « tout » voir avant la fermeture !

 

En dépit de ces derniers points un peu moins agréables, je conseille fortement l’exposition Sciences et Curiosités à la Cour de Versailles qui vaut vraiment le détour. Alors, si vous avez le temps et l’occasion d’y aller cette semaine : foncez-y !

 

versailles-chateau-statue

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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 17:53

killerintherain.gif

 

Auteur : Raymond Chandler

 

Court résumé :

Un détective se retrouve chargé d’une mission sur les conseils d’un inspecteur pas très réglo. Le but de la mission est de décourager un certain Steiner de trop s’approcher de Carmen la fille de Dravec un patibulaire très nerveux. Mais tout se complique quand Steiner se fait tuer sous le nez du détective et que Carmen est la seule témoin du meurtre.

 

Mon avis perso :

C’est du noir et même du très noir que nous présente Raymond Chandler dans ce recit publié pour la première fois dans la la revue Black Mask en janvier 1935. Le détective, narrateur, dont on n’est pas le nom est la digne ébauche de ce que sera son célèbre Philip Marlowe. Ce Philip Marlowe, j’en ai beaucoup entendu parler et c’est par lui que j’ai découvert cet auteur. Mais jusqu’à présent je n’avais encore rien lu de Raymond Chandler.

 

Ce petit livre m’a permis une première approche. Je n’étais pas sûre d’apprécier le style. Habituellement je ne lis pas ce genre d’histoires. Je ne sais pas pourquoi d’ailleurs, j’ai la fâcheuse tendance à assimiler la littérature policière et en particulier celle de cette époque à de simples romans de gare.

 

Mais là j’ai été conquise ! Le style est froid, précis et tranchant. On a affaire à des gros durs, des malfrats qui n'hésitent pas à se débarrasser des encombrants s'ils deviennent un peu trop gênants. Et au fil de la lecture, on ne peut s’empêcher d’imaginer et de se souvenir des scènes de films noirs des années 30 à 50. Je ne m’attendais pas à trouver un tel talent dans une œuvre de jeunesse. J’ai maintenant hâte de découvrir le reste de l’œuvre de Raymond Chandler. En particulier the Big Sleep qui reste son roman le plus connu.

 

Nombre de pages : 72

 

Temps mis pour le lire : 2 jours

 

Note : 17/20

 

Les 3 premières phrases :

 

We were sitting in a room at the Berglung. I was on the side of the bed, and Dravec was in the easy chair. It was my room.

 

raymondchandler.jpg

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21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 23:41

indignezVous.jpg

 

Auteur : Stéphane Hessel

 

Court Résumé :

Voici l'appel de Stéphane Hessel adressé à tous : il ne faut plus hésiter à s’indigner et ne plus rester passif face au monde dans lequel nous vivons. Il faut s’indigner et agir en conséquence.

 

Mon avis perso :

Je dois avouer qu’avant tout le tapage médiatique au sujet de cet appel, je n’avais jamais entendu parler de ce monsieur. Mais je dois bien avouer qu’il m’a séduite rien qu’avec ce petit fascicule d’à peine une trentaine de pages.

 

Bien sûr, comme beaucoup le lui reprochent, j’ai trouvé qu’il était un peu facile de déballer tous les malheurs du monde en simplifiant énormément les situations et en passant presque du coq à l’âne très rapidement sur de nombreux sujets qui demanderaient chacun plusieurs livres.

 

Mais quand même, cet homme – je n’ose pas dire ce vieil homme car il me semble encore si jeune et dynamique – m’a impressionnée par son histoire et ses prises de positions. Et bien qu’on puisse se dire, qu’à 93 ans, on n’a plus rien à craindre ou presque et que l’on peut presque tout se permettre, il faut quand même du courage et une certaine force intérieure pour vouloir continuer à se battre et à s’investir dans le monde actuel et essayant de motiver également les nouvelles générations. Et même si on ne partage pas toujours ses idées politiques, on ne peut être que scotché et admiratif devant la vie qu’il a vécue et les combats qu’il a menés : français d’origine allemande, il entre dans la résistance, est fait prisonnier, est torturé, réussi à s’échapper, lors de la libération participe à la rédaction de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, devient diplomate aux Nations Unis et la liste peut ainsi continuer presque indéfiniment…

 

Ce n’est donc pas vraiment ce livret, qui n’est qu’un simple appel et non pas un livre fourni et documenté, qui m’a le plus touchée mais son auteur.  La biographie qui suit le texte de l’appel m’a d’ailleurs donné très envie d’en apprendre plus sur Stéphane Hessel en lisant ses mémoires.

 

Nombre de pages : 32

 

Temps mis pour le lire : 20 minutes

 

Note : 13/20

 

Les 2 premières phrases :


A 93 ans, la fin n’est plus bien loin. Quelle chance de pouvoir en profiter pour rappeler ce qui a servi de socle à mon engagement politique : le programme élaboré il y a soixante-six ans par le Conseil National de la résistance !

 

stephane-hessel.jpg

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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 16:12

ormecaucase.jpg

 

Auteurs : Jirô Taniguchi et Ryuichiro Utsumi

 

Court résumé :

Série de courtes nouvelles dessinées sur les rencontres, les retrouvailles, les souvenirs tristes et heureux, bref sur tout ce qui fait qu’une vie vaut la peine d’être vécue.

 

L’orme du Caucase : Un couple achète une maison dont le jardin, principal atout de l’acquisition ,a été détruit. Seul reste un arbre qui leur pose de nombreux problèmes avec leur voisins. Mais cet arbre leur réserver malgré tout une belle surprise.

 

Le cheval de bois : Des grands-parents doivent s’occuper de leur petite-fille pendant que sa mère se prépare à un nouveau mariage. Pour la distraire, ils l’emmènent à un parc d’attractions. Mais la petite a une attitude étrange et refuse de monter sur les manèges…

 

La petite fille à la poupée : Un homme, qui a quitté sa femme et sa fille 20 ans plus tôt, apprend que cette dernière expose ses œuvres dans une grande galerie. Il décide de s’y rendre pour voir ce qu’elle est devenue.

 

La vie de mon frère : Un homme qui s’inquiète de son frère qui s’est isolé de sa famille, décide le lui rendre visite pour prendre de ses nouvelles et s’assurer qu’il ne manque de rien. C’est l’occasion de se remémorer de nombreux souvenirs.

 

Le parapluie : Une femme s’apprête à revoir son jeune frère qu’elle n’a pas vu depuis 12 ans.  Leur histoire familiale s’est compliquée après le divorce de leurs parents lorsqu’ils étaient très jeunes. En attendant son frère, elle se souvient de ce qui a été la source de cette rupture entre elle et lui.

 

Les environs du musée : Une veuve en vacance chez son fils aime aller se promener le soir dans le jardin d’un musée. Un jour, elle y rencontre un homme à qui elle se confie et qui semble l’écouter avec beaucoup d’attention.

 

Dans la forêt : Deux garçons dont le père a abandonné sa famille, se retrouve dans un logement social en dehors du centre ville. En quittant la maison où ils ont grandi jusque là, ils ont dû aussi laisser leur chienne Koro. Un soir, le plus jeune garçon croit reconnaître ses aboiements derrière la forêt qui les séparent de la ville. Le lendemain, ils décident de partir à sa recherche.

 

Son pays natal : Pour l’exposition annuelle des beaux-arts, l’œuvre d’une artiste française, vivant depuis de nombreuses années au Japon, a été retenue. Cette œuvre évoque des souvenirs très forts pour cette femme car elle représente la ville natale de son défunt mari, mort très jeune.

 

Mon avis perso :

Je découvre ici les histoires de Ryuichiro Utsumi. Et je suis séduite. Toutes en finesses et en retenue, elles expriment néanmoins des sentiments forts et universels. Bien sûr, on y retrouve de nombreux aspect de la culture japonaise, mais chacun, peu importe sa culture et ses origines peut se reconnaître dans ce que vivent les personnages.

 

Ce que j’ai également apprécié dans ce recueil c’est de pouvoir prendre mon temps pour lire chaque histoire. On peut bien entendu les lire rapidement les unes après les autres. Mais chacune gagne à être savourée et réfléchie.

 

Comme d’habitude, les dessins de Taniguchi sont très beaux. On ne s’en lasse pas. La seule critique que je pourrais faire c’est que c’est un peu toujours la même chose. Mais c’est tellement bien fait qu’on ne peut pas trop le lui reprocher…

 

Nombre de pages : 214

 

Temps mis pour le lire : 3 jours

 

Note : 16/20

 

Un extrait :

 

orme_du_caucase_planche.jpg

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7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 21:52

furthertales.jpg

 

Auteur:  Armistead Maupin

 

Court Résumé:

La vie continue dans la célèbre maison de Barbary Lane à San Francisco. Mais le temps a passé et nous sommes désormais à l’aube des années 80. Mona a quitté la maison, Brian et Mary Ann forment un couple heureux, Mouse a quitté Jon et Mrs Madrigal est toujours égale à elle-même, pleine de surprise. C’est alors que surgissent de nouveaux personnages qui vont donner à l’histoire une tournure à laquelle personne ne s’attendait.

 

SF.jpg

 

Mon avis perso :

Et c’est repartit pour la suite des aventures de Michael, Mary Ann et compagnie ! J’attendais cette suite avec impatience après avoir bien apprécié les deux premiers tomes de la série (Voir mes commentaires ici et ici). Mais je ne sais pas pourquoi cette fois-ci je n’ai pas vraiment accroché…

 

Maisons-SF.jpgOn retrouve à nouveau nos personnages et le style inimitable de l’auteur à la fois direct et charmeur, mais je n’ai pas réussi à m’intéresser vraiment à l’histoire. J’imagine que c’est l’époque à laquelle elle se situe qui veut ça, mais j’ai trouvé les années 80 à San Francisco bien « plan-plan » comparées aux 70’s.

 

Peut-être est-ce pour cela aussi que l’auteur a choisi de nous faire quitter San Francisco et de nous embarquer dans une histoire rocambolesque en Alaska. Les personnages semblent aussi s’ennuyer royalement dans leur vie quotidienne sans surprise.  Même Michael enchaine les histoires sans lendemain, sans surprise et sans rien. D’ailleurs ce personnage à lui seul représente bien le vide abismal qui semble habiter tous les personnages dans cet épisode.

 

Alors évidement, question rebondissement, on est servi. On s’envole pour des contrées lointaines et des alaska.jpgpersonnages hors du commun bouleversent le cours des choses. Mais ça ne suffit pas. Sitôt ces événement épiques terminés tout rentre à la normale. Tout ceci est d’autant plus incroyable qu’après tout ce qui arrive aux personnages on s’étonne encore qu’ils s’en sortent presque tous saints et saufs.

 

Pour finir cette histoire est tellement partie dans des excentricités incontrôlées qu’elle m’a rappelé ce que j’avais ressentis à la lecture des  Yeux jaunes des crocodiles dont j’avais bien apprécié les personnages, mais dont l’histoire me paraissait tellement partir dans du n’importe quoi, que cela m’avait découragée de lire la suite. De la même manière ici, j’ai peur que ce soit le dernier tome de la série que j’ai envie de lire. Mais qui sait, rien n’est jamais sûr…

 

Note : 13 / 20

 

Nombre de page : 368

 

Temps mis pour le lire : 1 mois

 

Les 3 premières phrases:


There were outlanders, of course, who continued to insist that San Francisco was a city without seasons, but Mrs Madrigal paid no heed to them. Why, the sign of spring were everywhere!

Those Chinese schoolboys, for instance, sporting brand new green-and-yellow baseball caps as they careened down Russian Hill on their skateboards.

 

Armistead.jpg

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6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 20:49

HistoireCourleurterretome1.jpg

 

Auteur : Kim Dong-Hwa

 

Court résumé :

Ihwa est une petite fille coréenne au début du XXe siècle. Orpheline de père, c’est sa mère qui lui apprendra à grandir en lui enseignant petit à petit les choses de la vie tout en essayant de la protéger pour l’empêcher de grandir trop vite.  Ihwa découvre ainsi l’amour à travers la figure d’un petit moine rencontré sur un pont et d’un beau jeune homme au bras cassé. Mais Ihwa est encore loin de comprendre ce que tout ceci implique.

 

Mon avis perso :

C’est la première fois que je lis un manwha, autrement dit une BD coréenne. Je ne connais pas grand-chose à cette culture et ce livre m’a permis d’avoir une première approche de ce pays et de ses coutumes. On y comprend ainsi mieux la place des femmes dans la société coréenne traditionnelle qui y était très restreinte.  En effet, comme un peu  partout à cette époque les femmes n’avaient qu’un seul but le mariage et devaient être entièrement dévouées à leurs maris. Après leur mariage elles devaient habiter chez leur belle-famille et n’étaient autoriser à revoir leur famille que 2 fois par an. Jusque là rien de surprenant. Mais, malgré cette réclusion et j’ai été assez surprise par la place qu’avait la sexualité dans cette culture. Tout semble à la fois caché et tabou et en même temps, l’alcool aidant parfois, les gens se mettent à parler très souvent par métaphore de leur sexualité et de leur fantasmes.

 

Je ne sais pas si c’est cette ambigüité mais je me suis parfois sentie un peu mal à l’aise en lisant cette histoire. D’un côté, celle-ci est emprunte de poésie et nous parle d’amour en y mêlant la nature, les fleurs et les doux sentiments ; et d’un autre côté, Ihwa et sa mère doivent faire face aux propos crus et aux remarques très déplacées des gens qu’elles côtoient au quotidien.

 

J’ai aussi ressenti cette ambigüité en ce qui concerne les dessins. A l’image des propos tenus par les personnages, les scènes peuvent être très belles et empruntes de poésie puis tout d’un coup sombrer dans le glauque et le malsain. De mêmes les personnages qui semblent être dans le droit chemin, à l’image d’Ihwa, de sa mère ou de l’écrivain public sont beaux tandis que les autres personnages qui pourraient exercer une mauvaise influence sur Ihwa sont très laids.

 

Le fait est que tout au long de l’histoire on a tendance à voir les événements du point de vue d’Ihwa et de donc aussi de se représenter les personnages et les situations à sa manière, c'est-à-dire une manière un peu naïve et manichéenne.  J’attends donc de lire la suite de cette série pour voir si le léger malaise que je ressens à la lecture de cette histoire persistera avec l’évolution du personnage lorsqu’elle sera plus grande.

 

Note : 14/20

 

Nombre de pages : 312

 

Temps mis pour le lire : 2 jours

 

Un extrait :

 

HistoireCourleurterretome1pagevignette.jpg

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22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 18:54

combatordinaire4.jpg

 

Auteurs : Manu et Patrice Larcenet

 

Court résumé :

Encore un nouveau cap à passer pour Marco : il est maintenant Papa et il s’agit bien de tenir ce rôle et de combattre plus que jamais ses craintes habituelles. C’est aussi la fin d’une époque avec la fermeture définitive de l’usine.

 

Mon appréciation perso :

Nous voilà arriver à l’ultime volume de la série et si on est déçu c’est bien parce que c’est malheureusement le dernier… Comme d’habitude rien à redire sur cet album. Les auteurs nous offre une jolie fin à cette histoire. Réaliste certes, mais également très optimiste et ça fait plaisir ! A l’image de notre antihéros, on est content de voir que malgré tout, si rien n’est jamais parfait, la vie continue et nous apporte toujours de belles choses auxquelles on ne s’attendait pas.

 

Et comme d’habitude, j’affectionne tout particulièrement les phrases du psy qui laisse toujours Marco muet : « La culpabilité, c’est la lâcheté devant la vérité de l’être. » Et Marco de répondre après un court instant de réflexion intense : « Vous me fatiguez… »*

 

Nombre de pages : 64

 

Temps mis pour le lire : 2 jours

 

Note : 17/20

 

Un extrait :

 

combatordinaire4-vignettes.jpg

 

*Désolée pour ce commentaire si court qui a mis si longtemps à être publié, mais en ce moment la force n’est pas vraiment avec moi. Mais ne vous inquiétez pas, bien que moins présente ces derniers temps, je suis toujours là !

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13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 23:27

En attendant de finir toutes les lectures que j'ai commencées, mais arrêtées entre temps pour différentes raisons inexpliquées et mais tout à fait explicables, voici une vidéo qui présente de manière originale la célèbre pièce de Ionesco, Rhinocéros. Enjoy!

 

 


 
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29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 12:18

Expo-portrait-ecrivain.jpgJusqu’au 20 février 2011 se trouve à la Maison de Victor Hugo à Paris Place des Voges une exposition que je vous recommande fortement. Je l’ai découverte grâce à un article à ce sujet publié par Aifelle sur son blog.


C’est vraiment une exposition magnifique qui regroupe 3 différentes collections qui se complètent parfaitement (la Maison de Victor Hugo, Collection Roger-Viollet et la Maison Européenne de la photographie).


Le choix du lieu n’est pas anodin puisque comme je l’ai découvert grâce à cette Hugoexposition, Victor Hugo avait développé une vraie passion pour la photographie. Il fut avec ses fils un précurseur dans la reconnaissance de cet art et lui accordant énormément d’importance et de temps. Il fut très lié à de nombreux photographes célèbres, en particulier Nadar qui vint faire de nombreuses séances photos dans sa maison de Guernsey.


Au fil des portraits on suit l’évolution des différentes techniques photographiques du milieu du XIXe à nos jours. On constate entre autre que les retouches photos étaient déjà une pratique habituelle à l’époque. Ainsi de nombreux photographes passaient plus de temps à effacer les défauts de leurs modèles afin de les sublimés qu’à les prendre en photo. Ce procédé est d’ailleurs très frappant sur les photos de Laure Albin-Guillot qui arrive à conférer à ses modèles une éternelle jeunesse même à ceux ayant largement dépassé la cinquantaine. Le papier utilisé joue aussi beaucoup sur l’aspect final et la lumière dégagée par la photo qui permet de sublimer le modèle.

 

Tennyson.jpg

1435050 3 093c julia-margaret-cameronUne autre portraitiste qui m’a marquée fut Julia Margaret Cameron qui  photographie sa nièce Julia Jackson, future mère de Virginia Woolf. Julia Jackson servit également de modèle à de nombreux peintres préraphaélites. De la même manière que ces peintres qui prennent pour sujets des scènes inspirées des textes de l’antiquité, Julia Margaret Cameron photographie sa nièce en s’inspirant et en inspirant à son tour la littérature de son époque, par exemple des poèmes des Tennyson. On retrouve également de manière frappante dans ses photos ce flou et cette féminité à la fois douce et tourmentée qui se dégageaient des toiles préraphaélites.


 

Colette.jpg

duras-copie-1.jpg 

L’exposition se continue ensuite par des auteurs plus modernes et tout comme les techniques photographiques  employées. Il est aussi très intéressant de comparer les différents styles des photographes qui photographient un même auteur mais à des époques et/où d’une manière radicalement différentes. Comme les portraits de  Colette qui est représentée tantôt mutine, tantôt en vieille dame tranquille à son bureau.


Après d’autres photographies des auteurs de la beat generation, comme Jack Kerouac, et des photographies plus engagées, on retourne dans une dernière salle à Victor Hugo qui se fait photographier même sur son lit de mort. Le reste de la salle permet également d’avoir une réflexion sur ce qui confère à un lieu une présence éternelle, ce qui fait qu’une maison d’un écrivain est vraiment habitée par cette présence même après sa disparition.

beckett.jpg



Cette visite m’a aussi permis de découvrir, par la même occasion, la Maison de Victor Hugo. Un très belle exposition à voir de toute urgence !

 

 

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29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 00:23

Lempoisonneuse.jpg

 

Auteurs : Barbara Yelin et Peter Meter

Traducteur : Paul Derouet

 

Court résumé :

Le temps d’un bref arrêt dans la ville de Brême, une auteure devenue célèbre se rappelle lorsque dans sa jeunesse elle a assisté dans cette ville à l’exécution d’une femme qui s’était rendu coupable d’empoisonnement sur une quinzaine de personnes.

 

Mon avis perso :

J’ai un peu hésité avant de choisir cette BD. La couverture m’effrayait autant qu’elle me fascinait, tout comme l’histoire d’ailleurs. Et finalement c’est la fascination qui l’a emportée. Grâce à cette BD j’ai donc pu découvrir de nouveaux auteurs et un fait historique dont je n’avais jusque là encore jamais entendu parler.

 

Le style des dessins qui donne une impression de mouvement et de précipitation perpétuelle – tout semble en permanence être dans l’inachevé, dans le devenir – comme si l’auteur tentait aussi de se remémore des souvenirs qui se brouillent et se bousculent à la fois. Et voilà que par moment le dessin se fait plus précis. Ce sont en général les moments clés de l’histoire ce qui leur donne encore plus d’emphase et d’importance.

 

L’empoisonneuse est en fait une tueuse en série, une malade mentale qui ne peut s’empêcher de tuer et même et surtout ceux qu’elle aime (ses maris, ses enfants, ses parents et ses amis). Elle répond à des pulsions incontrôlables qui la poussent à glisser dans les plats qu’elle prépare pour ses proches du beurre de souris (un produit extrêmement nocif qui a le goût du saint-doux et qui est utilisé pour justement tuer les souris). Elle est décrite pas tout son entourage comme une femme aimante et attentionnée, toujours prête à rendre service à ses voisins. Avant que la nature de ses crimes de soit découverte, les gens qui la connaissait la croyait frappée d’un malédiction mais ne songeait pas une seconde qu’elle pouvait être à l’origine de tous ces morts.

 

Lorsque ses assassinats furent découverts, les autorités de l’époque qui n’étaient pas encore familiers de la psychologie et de la psychiatrie qui étaient des sciences encore naissantes au début du XIXe siècle, ne se sont pas intéressés à l’aspect pathologique de ces crimes, mais se sont contenté de les considérés comme les résultats d’une femme malveillance et purement calculatrice et vénale. Pour eux, l’empoisonneuse ne perpétrait ces meurtres que l’unique optique d’hériter des différents. Selon eux son motif principal était l’argent, sans parlé de la méchanceté intrinsèque à cette personne, chose peu surprenante chez une femme.

 

En effet, une grande partie du récit de la narratrice reflète à quel point les mentalités dans la ville de Brême à cette époque étaient encore extrêmement conservatrices voire rétrogrades. La narratrice se retrouve en permanence confrontée aux préjugés que les hommes de Brême semblent avoir sur les femmes. Elle est sans cesse rabaissée et méprisée par les notables de la ville qu’elle rencontre et qui considère que la place d’une femme est à la maison à servir son mari et non à écrire des livres et à s’intéresser au monde qui l’entoure. Ces mêmes braves ne peuvent pas envisager, contrairement à ce qu’elle essaie de leur démontrer que l’empoisonnement n’est pas foncièrement mauvaise mais qu’elle agit ainsi à cause d’une maladie mentale. Pour eux, de telles maladies n’existent pas et ils ne veulent même pas en entendre parler.

 

Ainsi, la narratrice assiste impuissante et avec effroi à l’exécution de l’empoisonneuse. Pour les scènes de l’exécution, les dessins se font plus détaillés et on a presque l’impression d’être un des spectateurs du premier rang où même l’un des bourreaux tellement les images semblent être proches et vivantes. Et c’est à ce moment là qu’on se rend le plus compte de l’humanité de ce personnage et de l’atrocité de la condamnation à mort. On espère jusqu’au dernier instant que la sentence soit annulée, la perspective de l’image s’agrandit et l’épée tranche. On est alors soulagé de s’enfuir aux côté de la narratrice qui court en direction du port pour quitter la ville le plus rapidement possible.

 

Nombre de pages : 200

 

Temps mis pour le lire : 1h

 

Note : 15/20

 

Un extrait :

 

L_Empoisonneuse.jpg

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