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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 20:38

sibravesgarcons.jpg

 

Auteur : Patrick Modiano

 

Court Résumé :

Des anciens élèves du collège de Valvert se remémorent leurs jeunes années au fil des rencontres d’anciens camarades retrouvés par hasard bien des années plus tard.

 

Mon avis perso :

On suit cette histoire qui n’en est pas vraiment une en  se laissant porter par les mots et la vague mélancolique qui s’en dégage. J’ai été un peu gênée par le fait qu’il n’y ait pas de narrateur clair. On ne sait jamais très bien qui parle. Parfois on comprend qu’on est avec Patrick (Modiano lui-même peut-être) d’autre fois on se retrouve en compagnie d’Edmond Claude, un acteur dont le succès ne rencontre pas ses premières ambitions.


Ces narrateurs incertains nous entrainent dans des rencontres liés à des souvenirs aussi incertains les uns que les autres. On se retrouve dans l’univers de ces jeunes ados laissé à la dérive lorsqu’ils ne sont plus dans l’enceinte de ce collège de Seine et Oise qui leur permet d’avoir certains repères et un cadre pour leur vie future. Mais ce cadre temporaire semble bien insuffisant pour donner de nouvelles perspectives à ces jeunes gens du 16e et autres quartiers chics de la capitale.


Parmi eux, on en trouve des riches, des moins riches et des complètements ruinés. Mais tous ont un point commun, ils font parti des nantis même temporairement et compte bien faire durer ce statut le plus longtemps possible. Dans ce monde à part, le plus souvent avec des parents absents, ils doivent assumer des responsabilités bien plus grandes qu’ils ne leur devraient à leur âge. Et c’est peut-être pour cela qu’ils apprécient temps leur collège qui leur rappelle encore un peu qu’ils ne sont encore que des enfants.


Dans ce collège, en effet, ils retombent en enfance. Leur directeur, qu’ils surnomment affectueusement « Pedro », prend même très souvent des positions paternalistes qui veille sur ses enfants et les punis lorsqu’ils le méritent. D’autres professeurs prennent aussi cette place de père de remplacement. Par quelques remarques laissées de-ci de-là par les narrateurs on comprend aussi que tout n’est pas rose et parfait dans ce microcosme. Les professeurs ne sont peut-être pas aussi parfaits qu’ils en ont l’air et le renvoi de certains élèves ont parfois des conséquences désastreuses sur leurs vies futures.


Cette histoire m’a pas mal rappelé celle du premier livre de Modiano que j’avais lu,  Dans   le café de la jeunesse perdue. Les histoires se déroulent dans les mêmes quartiers de Paris et les personnages sont tous aussi perdus les uns que les autres. Je n’ai pas détesté ce roman, mais je n’y ai rien trouvé de très intéressant et novateur non plus, bien que le style soit toujours très beau. A cause de cette langueur qui nous traine tout au long de l’histoire, j’ai aussi eu l’impression d’avoir mis beaucoup trop de temps pour terminer cette lecture et ce fut un peu le cas.


Pour finir juste un petit détail : pour Valvert, Patrick Modiano s’est inspiré du collège où il a lui-même étudié, Montcel à Jouy-en-Josas.

 

"Je tiens De si braves garçons pour un chef d'oeuvre." J.M.G. Le Clézio

 

Nombre de pages : 185

 

Temps mis pour le lire : 10 jours

 

Note : 13/20

 

Les 3 premières phrases :

 

Une large allée de graviers montait en pente douce jusqu'au Château. Mais tout de suite, sur votre droite, devant le bungalow de l'infirmerie, vous vous étonniez, la première fois, de ce mat blanc au sommet duquel flottait un drapeau français. à ce mat, chaque matin, l'un d'entre nous hissait les couleurs après que M. JeanSchmidt eut lancé l'ordre:

- Sections, garde-à-vous!

 

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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 21:14

Paultravailete.jpg

 

Court Résumé :

Paul se remémore cet été qui a changé sa vie. Alors qu’il a abandonné l’école et que l’emploi temporaire qu’il occupe dans une imprimerie l’ennuie au plus haut point, un de ses amis le contacte car il est à la recherche d’un animateur pour le camp de vacances pour des enfants défavorisés dont il s’occupe. Paul est tout de suite séduit par la perspective d’un nouvel emploi et s’engage sans réfléchir. Mais arrivé sur place la réalité rattrape vite ses espérances d’été tranquille au grand air et il doit faire face à ses nouveaux coéquipiers aux personnalités bien trempées ainsi qu’aux enfants pas toujours faciles dont il doit s’occuper.

 

Mon avis perso :

Voilà plusieurs mois que je vois régulièrement sur les blogs des articles concernant la série Paul. Encore une fois, la découverte part hasard de ce tome à la bibliothèque m’a permis de découvrir une autre série qui vaut vraiment la peine d’être connue. J’ai déjà repérer les prochains tomes que je vais emprunter dès que possible !

 

Mais qu’est-ce qui fait donc le charme de cette série ? Tout d’abord l’accent canadien qui s’en dégage. D’une part pas les paysages et les lieux où se situe l’histoire, mais aussi et surtout par le vocabulaire employé par nos protagonistes. Et c’est parti pour une série d’expressions toutes suite dépaysantes avec des incursions constante d’anglais et d’anglicismes accentuées par certaines modifications de l’orthographe de mots ou onomatopées pour faire ressortir encore plus cet accent : « Allô ! », « Heille ! », « Simonac ! », « Maudit ! », « Niaiseries ! », « Attaboy ! » & co.

 

Cette histoire m’a un peu rappelé celle de Blankets. D’une part, à cause du fait que l’histoire principale se déroule lors d’un camp de vacances organisé autour du scoutisme ; et  d’autre part, à cause de l’histoire d’amour entre Paul et sa coéquipière qui ayant aussi commencé très intensément se termine plus ou moins comme celle de Craig et Raina par la force des choses et la vie qui fait qu’au bout d’un moment le besoin de vraiment tourner la page se fait ressentir. Par ailleurs, là encore, c’est le point  de vue d’un jeune homme de 18 ans dont on suit le cheminement personnel lors d’une étape clé de sa vie.

 

Les personnages sont extrêmement attachants et plein de dynamisme. J’ai trouvé très intéressant la manière dont ils évoluent au cours de l’histoire. En particulier Paul bien évidemment qui est le narrateur de ce récit et qui change de point de vue petit à petit afin, comme il le dit lui-même a postériori avec son regard d’adulte, de passer du statut « d’un adolescent couvé à un adulte. Sans doute pas un adulte accompli, mais un adulte quand même ».  La manière dont Annie, sa coéquipière/amoureuse le considère évolue aussi en suivant son évolution personnelle progressive. Alors qu’il se comporte encore comme un adolescent gâté et protégé, elle le méprise et le remet à sa place. Mais, au fur et à mesure qu’il se met à changer en se rendant compte de ses erreurs et en essayant de progresser dans son attitude vis-à-vis de cette expérience et des autres qui l’entourent, Annie finit par tomber réellement amoureuse de la personne qu’il est devenu.

 

Les enfants sont aussi adorables et finalement très importants dans cette histoire, car ils sont le vecteur principal qui déclenche le changement de comportement radical de Paul. Grâce à eux, il se rend compte de l’impact qu’il peut avoir sur la vie des autres. Les enfants s’attachent à lui et bien qu’un peu surpris au départ, il acquiert ainsi un certaine prise de conscience des responsabilités qui lui sont imparties. Il en ressort ainsi plus sûr de lui et plus sensible au monde qui l’entoure.

 

Une belle lecture qui donne envie de grandes vacances au grand air avec des amis, des fous-rire et des aventures en tous genres.

 

Nombre de pages : 151

 

Temps mis pour le lire : 2 jours

 

Note : 17/20

 

Un extrait :

 

Paultravailete2.jpg

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18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 17:18

J’ai été taguée par Akialam !


Cela fait près d'une semaine et il est donc grand temps que je me plie au jeu de ce tag :


Le but du jeu est de trouver 5 livres à offrir à 5 personnes… Pas aussi simple que cela en a l’air…


1)  1) Pour mon frère, je choisi la série de BD Le Combat ordinaire parce que le personnage de Marco lui ressemble beaucoup.

 

combatintegral

 


2)   2) Pour ma sœur, ce sera How to Walk in High Heels, parce qu’elle n’aime pas trop la lecture mais qu’une liste de petits conseils fashion lui fera toujours plaisir.


How-to-walk-in-high-heels-book.jpg


3)   3) La non-autobiographie de Roal Dahl pour mon ami Kevin qui me fait beaucoup pensé à lui lorsqu’il me raconte les événements les plus improbables qui lui sont arrivés.

 

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4) 4)  L’amant de Marguerite Duras pour ma copine Caro pour son auteur et son titre évocateur.

 

Amant


5)  5) Just Kids de Patti Smith que je promets d’offrir à l’ami qui se reconnaîtra s’il vient à passer sur ce blog, en complément de Life de Keith Richards.

 

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Voilà ! Pas si sorcier que ça finalement, ce tag !


Et maintenant je tague Laeti (Histoires-de-livres), Juliette, dimitri, L'Irrégulière et Mango.

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10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 22:08

Combatordinaire3.jpg

 

Auteur : Manu Larcenet

 

Court Résumé :

Après le suicide de son père, Marco tente de rassembler et de reconstituer les éléments épars qui ont fait de la vie de son père ce qu’elle a été. De son côté, Emilie souhaite de plus en plus avoir un enfant avec lui. Son frère a du mal à accepter la mort de se père. Enfin sa mère bien que décidée à ne pas se laisser aller sombre petite à petit dans la déprime. Mais, alors que Marco ne s’y attenait plus, un événement positif vient s’immiscer au milieu de tous ces soucis accumulés : on lui propose d’éditer un livre !

 

Mon avis perso :

Et voici le troisième tome de la série ! Ma découverte se fait très lentement au gré de mes trouvailles à la bibliothèque. Ces tomes sont tellement vite lus que cela me frustre vraiment à chaque fois quand je sais que je vais devoir encore faire confiance au destin avant de tomber sur le prochain tome.


L’histoire avance elle aussi à petits pas. Ici, on y découvre le parcours touchant de Marco qui a attendu la mort de son père pour essayer de comprendre qui il était vraiment. Et ce père est bien difficile à cerner.  Sa vie semble avoir été remplie par petites touches par les petits riens et les petits bonheurs du quotidien. Marco se trouve donc un peu déconcerté face à ces notes qui lui semblent bien inutiles et qui ne semblent pas renvoyer à grand-chose de la pensée réelle de leur auteur.


Il lui faut trouver un moyen pour comprendre ce père. Alors il photographie tout, tout ce qui lui a appartenu. Et d’une certaine manière, il en vient à employer la même méthode que son père utilisait pour avoir prise sur sa vie. Afin de garder la présence et le souvenir de son père intact, il photographie les petits riens, les objets du quotidien que son père a touché, fait vivre et qui, à leur tour, font revivre dans l’image qu’ils renvoient au photographe le souvenir de cet homme aujourd’hui disparu et pourtant encore si présent.


Marco retourne aussi chez le psy. La manière dont il y débite aussi la liste de ses problèmes déjà complètement analysée est assez drôle d’ailleurs. Surtout avec réplique du psy qui lui demande tout sourire après sa longue litanie: « Vous êtes libre, les vingt prochaines année ? » Bref, c’est pas gagné !


Comme pour les tomes précédents, j’apprécie également beaucoup les autres personnages qui ont chacun une vie et un univers bien à eux qu’ils préfèrent garder secret mais dont on se doute qu’il est aussi riche en questionnements et pérégrinations que l'est celui de Marco.


Comme à chaque fois, j’ai plus que hâte de lire le prochain tome de cette série pour pouvoir en apprendre un peu plus sur cette histoire qui est aussi un peu celle de chacun d’entre nous.

 

Nombre de pages : 64

 

Temps mis pour le lire : 30 minutes

 

Note : 17/20

 

Un extrait :

 

Combatordinaire3page.jpg

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 14:08

Amant.jpg

 

Auteur : Marguerite Duras

 

Court Résumé :

La petite aux nattes enfantines, au chapeau d’homme et aux souliers de bal est sur le pont du bac qui traverse le Mékong pour l’emmener à Saïgon. L’homme la repère de loin et l’invite à effectuer le trajet du port à la pension dans sa limousine. La petite le suit et c’est ainsi que commence leur histoire. Mais cette histoire n’est qu’un élément dans l’histoire de la petite.  Marguerite Duras nous raconte ainsi, par l’intermédiaire de cet événement qui a changé sa vie, les derniers mois passés en Indochine avec sa famille.

 

Mon avis perso :

C’est le second livre que je lis de Marguerite Duras, mais autant dire que c’est le premier. Le précédent était tellement court qu’il n’a pu me donner qu’un aperçu très restreint de son art. Car on peut vraiment parler d’un art littéraire et stylistique quand on décrit la prose en continu de Marguerite Duras. Elle nous transporte dans univers à la fois féérique et cauchemardesque où la beauté du monde côtoie les pires bassesses des Hommes. Son écriture est fluide et rivière comme le Mékong. On se laisse porter à la dérive comme cette petite fille, qui n’est plus si petite, sur son bateau.  Les pages se tournent à grande vitesse sans même qu’on s’en rende compte. Et en refermant le livre, on garde en souvenir tous ces paysages traversés et ces gens rencontrés au passage. Ces gens qui constituent le quotidien de la petite Marguerite qui n’a de cesse de vouloir s’en détacher, s’en démarquer.


 

1008374Son but est clair : il faut partir. Quitter cette pauvreté qui a détruit sa mère à petit feu. Quitter cette mère à moitié folle qui la rendra folle. Quitter ce grand frère égoïste dont l’amour trop fort détruit tout sur son passage. Quitter le petit frère avant qu’il ne nous quitte. Et surtout quitter ce pays à la chaleur humide étouffante. Le chinois de Cholen sera le premier élément déclencheur ce départ. Mais il faudra le quitter lui aussi.

 

 Pendant ma lecture, des images du film, que j’ai vu il y a quelques années, me revenaient en mémoire. Mais à celles-ci s’en superposaient d’autres que seul le livre pouvait dépeindre. La description de la mère, de l’attachement et de la haine que Duras ressent pour elle est décrite par touches successives tout au long du récit qui finissent par donner un portrait très précis de celle qui n’avait que ses enfants pour fierté. Elle ne prend pas de pincettes non plus pour décrire son frère  aîné qu’elle présente comme un être machiavélique, paresseux, violent et égocentrique qui n’hésite pas à voler sa mère, ses frère et sœur et même les domestiques pour pouvoir jouer tout ce qu’il peut et tout perdre par la même occasion. Cette description est cependant tempérée par moment lorsqu’elle évoque l’immense amour, bien que destructeur, qui l’unissait à ce frère diabolique. En fin le « petit frère » qui est pourtant son grand frère (il avait 3 ans de plus qu’elle). Mais il semble si faible, si malingre et impotent qu’on le prend pour un enfant ou un jeune adolescent.

 

La relation qu’elle lie pour son amant est particulière car elle ne semble éprouver aucun sentiment. Contrairement à lui qui est fou amoureux d’elle. On s’aperçoit, en fait, avec elle, lors de son départ pour la France que ses sentiments étaient pourtant bien présents, mais qu’elle ne s’était pas autorisée à les reconnaître. Jamais pour un chinois, cela lui paraissait inconcevable. S’installe donc entre eux une relation physiquement très intense mais parsemée de non-dits, de sous-entendus et des préjugés.

1000LamantBac

 

Ce qui impressionne, c’est aussi la lucidité de cette jeune fille. Elle a pourtant grandit comme les autres dans cette famille, puis dans la pension avec les autres jeunes filles de bonne famille. Mais elle semble posséder un pouvoir qui lui permet de voir les événements et l’évolution des situations et des personnes de manière objective, réaliste et détachée, parfois à la limite de la froideur.

 

Ce qui est aussi terrible dans cette histoire, c’est que même si elle a décidé de ne plus avoir de contact avec cette famille et de couper réellement les ponts avec tous ses membres. Leurs destin finit toujours par la rattraper. Ne serait-ce que par les souvenirs qui viennent la hanter au détour d’une lettre ou d’une photo retrouvée.

 

Ce livre fait incontestablement partie des chefs-d’œuvre de la littérature française à lire absolument !

 

Nombre de pages : 142

 

Temps mis pour le lire : 3 jours

 

Note : 18/20

 

Les 3 premières phrases :


Un jour, j’étais déjà âgée, dans le hall d’un lieu public, un homme est venu vers moi. Il s’est fait connaître et m’a dit : « Je vous connais depuis toujours. Tout le monde dit que vous étiez belle lorsque vous étiez jeune, je suis venu pour vous dire que pour moi je vous trouve plus belle maintenant que lorsque vous étiez jeune, j’aimais moins votre visage de jeune femme que celui que vous avez maintenant, dévasté. »

 

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1 janvier 2011 6 01 /01 /janvier /2011 16:26

  monanneeprintemps

 

Auteur : Taniguchi et Morvan

 

Court résumé :

Aujourd’hui c’est l’anniversaire de Capucine, elle a 8 ans. Comme la plupart les petites filles de 8 ans, elle a des parents attentionnés qui l’aiment, elle va à l’école ; elle a des amis réels mais aussi son meilleur ami imaginaire ; elle rêve et se pose des questions sur le monde qui l’entoure. Mais contrairement à la plupart des petites filles de 8 ans Capucine est encore en CP, elle doit aller régulièrement chez la psychomotricienne, elle se fatigue très rapidement lorsqu’elle fait du sport et certaines choses pour elle resteront à jamais inexplicables. Capucine est trisomique et c’est une année décisive de sa vie que nous allons découvrir dans cette série de BD.

 

Mon avis perso :

Tout d’abord c’est le hasard, mais le titre de cette BD ne pourrait être plus approprié pour commencer l’année 2011. J’en profite pour vous souhaitez à tous une très bonne année 2011 !

 

J’aime beaucoup Taniguchi et j’avais déjà repéré cette bande-dessinée sur d’autres blogs. Elle m’a tout de suite intéressée à cause de son sujet qui semblait, aussi, bien différent des autres BD de Tanigushi que j’avais lu jusqu’à présent.

 

L’histoire est très touchante, en effet, mais je n’ai pour l’instant pas été aussi séduite que je l’aurais aimé par ce premier tome. Il y a quelque chose qui me dérange et je ne saurais pas dire pour l’instant s’il s’agit de Capucine ou de ses parents. Je n’arrive pas à me faire une idée claire de ce que je pense de ce livre.  Peut-être que ce sera plus clair lorsque j’aurais lu le second tome si par hasard je tombe dessus à la bibliothèque.

 

En attendant la lecture du prochain tome, je trouve que celui-ci permet une première approche et la découverte du quotidien du famille presque comme les autres qui a fait un choix difficile qui est parfois un peu compliqué à assumer.

 

Nombre de pages : 64

 

Temps mis pour le lire : 20 minutes

 

Note : 13/20

 

Un extrait :

 

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31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 10:49

 

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Une fois n'est pas coutume, cette année j'ai décidé de faire un petit bilan de mes lectures de 2010.Ce fut une année assez inégale en terme de lecture avec de gros passages à vide, mais qui m'a permis tout de même de découvrir quelques petits chefs-d’œuvre. Jugez plutôt:

 

-Blankets de Craig Thompson

- Peruasion de Jane Austen

- Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants de Mathias Enard

- Mal de pierres de Milena Angus

-  Le goût des pépins de pomme de Katharina Hagena

- Travels with Charley de John Steinbeck

- Apocalypse Bébé de Virginie Despentes

- The Uncommon Reader d'Alan Bennett

- Le cri du peuple, tome1 de Jacques Tardi et Jean Vautrin

- Ne touchez à rien de Bézian et Simsolo

- Lettre d'une inconnue de Stefan Zweig

- Saison à Copenhague de Karen Blixen

- Un jour avant Pâques de Zoyâ Pirzâd

- La ferme africaine de Karen Blixen

- Emma de Jane Austen

- L'étudiant étranger de Philippe Labro

- Zapping de Didier Daeninckx

- La place de l'étoile de Patrick Modiano

- The Magician de Somerset Maugham

- C'était la guerre des tranchées 1914-1918 de Jacques Tardi

- Le combat ordinaire, tome 2 de Manu Larcenet

- Ils ne sont pas comme nous de Jean-Sébastien Blanck et José Ignacio Fernandez

- Elles se rendent pas compte de Boris Vian

- Mourir Partir Revenir Le jeu des hirondelles de Zeina Abirached

- Moonlight Shadow de Banana Yoshimoto

- Kitchen de Banana Yoshimoto

- The Pearl de John Steinbeck

- Le temps suspendu de Valeria Parella

- Le combat ordinaire, tome 1 de Manu Larcenet

- Lady Susan de Jane Austen

- A Study in Scarlet de Sir Arthur Conan Doyle

- Un ciel radieux de Jirô Taniguchi

- 84, Charing Cross Road d'Helene Hanff

- A Christmas Carol de Charles Dickens

- L'hiver indien de Frédéric Roux

- Le Montespan de Jean Teulé et Philippe Bertrand

- Là où vont nos pères de Shaun Tan

- Le journal de mon père de Jirô Taniguchi

 

Total = 38 livres = 7509 pages

 

Et vous, qu'avez-vous retenu de vos lectures de 2010?

 

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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 23:21

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Auteur : Craig Thompson

Traducteur : Alain David

 

Court Résumé :

L’auteur nous relate son enfance difficile tiraillée entre son école laïque, où les autres élèves se moquent de sa religion et de sa famille, et l’éducation donnée par ses parents, des chrétiens fondamentalistes qui fréquentent assidument une église Baptiste. Afin de s’échapper de ces mondes où il semble n'avoir nulle part sa place, le jeune Craig se met à dessiner. A l’adolescence, il fait la connaissance d’une jeune fille, Raina, qui deviendra son premier amour. Mais un premier amour peut-il est assez fort pour résister aux forces contradictoires qui entrainent chacun dans un quotidien compliqué et dans lequel il faut faire face à ses responsabilités et trouver ce pour quoi on est vraiment fait ?

 

Mon avis perso :

 C’est un petit bijou que je suis heureuse d’avoir emprunté par hasard à la bibliothèque. Ce livre est bien plus qu’un « graphic novel » il s’agit ici de l’histoire de toute une vie. Et une vie qui en touche d’autres, de plus ou moins près et qui doit comprendre et analyser ce qui l’entoure pour faire la part des choses entre le réel et l’imaginaire ; entre ce que l’on veut vraiment faire de sa vie et ce que les autres voudraient qu’on en fasse.

 

Craig Thompson réussit en moins de 600 pages à nous présenter de manière claire et précise, ce qu’a été son existence depuis son enfance et les luttes continuelles entre le « bien » et le « mal » auxquelles il a dû faire face pour grandir. Tout lui semble confus. Même lorsqu’il rencontre Raina, il lui faut faire des choix pour savoir quelle voie il doit suivre : les passages de la Bible qu’on lui rabâche et qui le hantent depuis l’enfance, ou son cœur qui bat d’un amour immense quand il voit la jeune fille.

 

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Les dessins sont magnifiques et m’ont rappelé ceux d’autres auteurs de bandes dessinées américains comme Bill Watterson (l’auteur de Calvin et Hobbes), pour les scènes où il est enfant avec son frère et Art Spiegelman (Maus) pour les cauchemars qui l’obsèdent mais aussi ses rêves d’adolescents. Il dit s’inspirer aussi de dessinateurs français, mais je ne connais pas assez bien l’univers de la bande dessinée en générale pour me rendre compte.

 

Lorsque l’on referme le livre, certaines scènes resteront gravées pour toujours dans la mémoire. En particulier celle du baby-sitter pédophile qui revient fréquemment. On souffre avec le petit Craig de ne pas être un grand frère exemplaire et de laisser le petit frère innocent se jeter tout droit dans la gueule du loup…

 

La famille de Raina m’a aussi beaucoup marquée. Il est triste de voir de quelle manière des parents, qui avaient foi en la vie, en leur famille et surtout en Dieu, ont été complètement dépassés par leur générosité débordante et leur envie de se sacrifier pour les plus faibles. Ce sacrifice fut malheureusement bien plus important qu’ils ne l’avaient imaginé au départ dans leur optimisme inconscient.

 

C’est donc un beau livre sur une vie remplie de joies, de peines et d’amour. L’histoire d’amour entre Craig et Raina est magnifiquement bien décrite. Tout en pudeur et réalisme. L’histoire ne se termine pas forcément comme on l’aurait espéré, mais ce n’est pas non plus une fin triste car elle laisse une part belle à l’avenir et à l’évolution vers une meilleure connaissance de soi et des autres.

 

Nombre de pages : 582

 

Temps mis pour le lire : 3 heures

 

Note : 18/20

 

Un extrait :

 

extraitblankets.jpg

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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 11:36

persuasion

 

Auteur : Jane Austen

 

Court Résumé :

Anne Elliot est la deuxième fille de Sir Walter Elliot un gentleman anglais très fier de sa propre personne et de son rang qui, depuis la mort de sa femme, n’a d’yeux que pour sa fille ainée Elizabeth.  Anne est une personne effacée qui n’a pour lui aucun intérêt. Sir Walter à cause de sa folie des grandeurs se voit contraint d’abandonner sa belle maison de Kellynch Hall qui est devenue trop onéreuse et décide de se retirer à Bath dans un logement plus modeste mais qui lui permettra de garder le même train de vie à moindre frais.


Kellynch Hall est donc mis en location, et les locataires, les Crofts, ne tardent pas à emménager. Quelle n’est pas la surprise d’Anne lorsqu’elle apprend que Mrs Croft n’est autre que la sœur d’un certain Capitain Wentworth à qui elle fut fiancée plus de 8 ans auparavant. Sir Walter trouvant le jeune homme trop inférieur en rang et en richesse pour une Elliot avait mis fin à l’union. Mais désormais, le temps a passé et Anne se demande s’il est possible que le Capitaine Wentworth l’aime encore…

 

Mon avis perso :

Quand je relis le résumé que je viens d’écrire, j’ai l’impression de me trouver face à une histoire de la collection Harlequin. Mais en fait il n’en ait rien. On retrouve ici encore une fois le style inimitable et inoubliable de Jane Austen qui nous embarque à partir d’une histoire somme toute banales, dans des péripéties inattendues.

 

J’ai, de toute façon, un a priori très positif sur cette auteure et je sais d’avance que je vais aimer quand je commence un de ses livres. Mais au départ, j’ai quand même eu un doute. Le personnage d’Anne me semblait trop fade, trop effacé. J’avais envie de sa secouer, qu’elle se bouge pour que les autres personnages se rendent compte de ses qualités. Mais en fait c’eut été inutile car ce personnage nous surprend petit à petit tout en finesse. Au fil de la lecture, on s’aperçoit de sa force et que finalement elle-seule a de l’importance et les autres personnages imbus de leurs personnes ne sont là que pour la valoriser. Au final, peu importe si son père, ses sœurs &co finissent par la remarquer ou pas. Ce personnage a son propre monde et des amis qui savent reconnaître sa vraie nature et la considèrent à sa juste valeur.


Persuasion02-.jpg


Je ne m’attendais pas non plus à tant de suspens concernant les liens qui unissent les personnages. Jane Austen arrive à promener son lecteur d’idée en idée pour finalement le conduire exactement où il souhaitait aller au départ. Mais le lecteur arrive à destination tout surpris de se retrouver là après de nombreux détours qui lui ont fait imaginer un autre but pour ce voyage.

 

Il s’agit donc encore une fois d’un livre remarquable que nous a la issé Jane Austen. Et bien que j’aie eu quelques doutes au début, j’ai refermé le livre avec la certitude que ce roman faisait bien encore partie des grands romans de cette auteure.

 

Nombre de pages : 224

 

Temps mis pour le lire : 4 jours

 

Note : 17/20

 

La première phrase:

 

Sir Walter Elliot, of Kellynch Hall, in Somersetshire, was a man who, for his own amusement, never took a book but the Baronetage; there he found occupatio n for an idle hour, and consolation in a distressed one; there his faculties were roused into admiration and respect, by contemplating the limited remnant of the earliest parents; there any unwelcome sensations, arising from domestic affairs changed naturally into pity and contempt as he turned over the almost endless creations of the last century; and there, if every other leaf were powerless, he could read his own history with an interest which never failed.

 

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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 10:37

parleleur

 

Auteur : Mathias Enard

 

Court Résumé :

Michel-Ange est furieux contre le Pape Jules II qui refuse de lui faire une avance sur le travail qu’il a réalisé pour son tombeau dans la chapelle Sixtine. Pour se venger il décide d’accepter l’invitation du sultan ottoman Bayazid qui l’invite à Constantinople pour y construire un pont qui relira les deux rives. Arrivé sur place, Michelangelo est envouté par cette ville et les rencontres qu’il y fait, en particulier celle avec un jeune chanteur ou une jeune chanteuse – il ne peut encore l’affirmer avec certitude – et un jeune poète Mesihi de Pristina qui le fascinent par leur beauté.

 

Mon avis perso :

J’ai entendu parler de ce livre pour la première fois au moment où j’étais justement entrain de m’organiser un weekend à Istanbul. C’est d’abord la couverture qui m’a attirée. Puis lorsque j’ai appris que l’histoire portait une période de la vie de Michel-Ange à Constantinople, ça m’a tout de suite intéressée.

 

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Je ne connaissais pas du tout cet auteur, malgré les nombreux prix littéraires qu’il a reçu pour ses précédents romans. J’ai beaucoup apprécié son écriture à la fois poétique et très descriptive. Descriptive dans le sens où il semble s’attacher énormément aux faits  et aux détails historiques de ce récit. De sorte qu’au final on finit par ne plus très bien pouvoir distinguer le vrai du faux. En effet, si Michel-Ange a bien été à Constantinople pour y dessiner un pont commandé par le sultan, on ne sait pas grand-chose de ses rencontres, de ses faits et gestes et de son opinion à l’égard de cette ville et de ce peuple.

 

 

Je ne connaissais pas grand-chose sur la vie de cet artiste et j’ai été heureuse d’avoir un aperçu de cette forte personnalité qui doit aussi se battre contre ses adversaires et ses prédécesseurs (Raphaël et Léonard de Vinci) afin de pouvoir faire éclater son talent et être considéré à sa juste valeur.

 

J’ai beaucoup aimé les passages très poétiques de la jeune fille qui veille le sculpteur lors des nuits d’ivresse. Les poèmes de Mesihi sont également très beaux. J’ai retenu en particulier un passage extrait d’un poème d’un poète persan Hâfiz de Chirâz :


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Je ne cesse de désirer que lorsque mon désir 

Est satisfait, que ma bouche atteint

La lèvre rouge de mon amour,

Où mon âme expire dans la douceur de son haleine.

 

Dans une note finale, Mathias Enard nous précise tout de même quels sont les faits historiquement véridiques et laisse une part belle à l’imagination du lecteur. On se prend à rêver que peut-être l’auteur n’a pas tord dans son analyse et dans sa description du séjour du peintre dans la capitale ottomane. Peut-être a-t-il réellement fait toutes ces rencontres et peut-être cette culture a-t-elle eu une réelle influence sur ses travaux futurs. En tous cas, nous n’en saurons pas davantage.

 

Nombre de pages : 154

 

Temps mis pour le lire : 4 jours

 

Note : 17/20

 

Les 3 premières phrases :


La nuit ne communique pas avec le jour. Elle y brûle. On la porte au bûcher à l’aube.

 

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