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24 décembre 2013 2 24 /12 /décembre /2013 15:19

ayearinthemerde.jpg

 

Auteur : Stephen Clarke

 

Court Résumé :

Paul West, un jeune cadre britannique, a été débauché par Jean-Marie Martin, un chef d'entreprise français, pour créer et ouvrir une chaîne de salon de thé. D'abord, très enthousiasmé par ce projet et la perspective de vivre en France, Paul va très vite déchanté en s'apercevant des nombreuses difficultés auxquelles il devra faire face pour atteindre ses objectifs.

 

Mon avis perso :

Encore une fois, cette lecture était exactement ce dont j'avais besoin en ce moment. Quelque que chose de simple, frais et en anglais of course!

 

Cette histoire m'a fait un bien fou, car elle représente bien aussi l'année que j'ai vécue qui d'un point de vue professionnel a été très difficile. 

 

Ce que j'ai apprécié c'est que ce livre n'est pas du tout une critique de la France ou des français mais une bonne analyse de nos particularités, de nos travers, mais aussi de nos qualités et de toutes ces choses positives que le monde entier nous envie comme la cuisine, les vacances et les beaux paysages.

 

L'histoire se passant à Paris, je pense que cela parlera également plus aux parisiens. Car toutes les vérités et critiques énoncées concerne a priori plutôt cette ville où évolue le protagoniste. J'espère que les choses se passent un peu différemment dans certaines villes de Province.

 

Un seul bémol concernant ce livre : les grèves sont présentées de manière un peu trop fréquente. Selon le narrateurs tous les corps de métiers se succèdent en permanence et pour des raisons parfois très ridicules. C'est un peu exagéré et accentue encore ce cliché que les étrangers peuvent avoir sur la France.

Autre petit bémol : il ne faut pas s'attendre à de la grande littérature. Mais l'écriture représente bien le personnage et contribue d'autant plus à rendre cette histoire crédible malgré certaines incohérences.

 

Enfin un dernier point positif : j'ai bien aimé la fin qui m'a bien donné envie de lire la suite.

 

A voir, donc!

 

Nombre de pages : 383

 

Temps mis pour le lire : 3 semaines

 

Note : 15/20

 

Les 3 premières phrases : 

The year does not begin in January. Every French person knows that. Only awkward English-speakers think it starts in January.

 

Stephen-Clarke.jpg

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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 14:03

David-copperfield

 

Auteur : Charles Dickens


Court Résumé :

Charles Dickens nous raconte dans ce petit opus de plus de 1 000 pages les pérégrinations du jeune David Copperfield né orphelin de père et  qui devra dès son plus jeune âge affronter une société puritaine et injuste en particulier en vers les plus faibles.


Mon avis perso :

Après 4 mois de lecture de ce monument de la littérature anglaise, me voilà enfin de retour sur ce blog.


On peut dire que Dickens a bien l’art et la manière de raconter les histoires car je doute que j’aurais pu tenir aussi longtemps avec un autre. Mais avec Dickens impossible de s’ennuyer. Dès que l’histoire fait mine de se ralentir c’est pour laisser place au moment le plus inattendu à un nouvel événement qui va faire à nouveau basculer l’histoire.


Jusqu’à présent je n’avais lu de Dickens que son célèbre Christmas Carol dont j’avais déjà beaucoup apprécié le style et la justesse des descriptions. Mais avec David Copperfield, il nous offre ici une preuve de sa maîtrise parfaite de la narration et des sujets qu’il traite. Même si les personnages peuvent paraître parfois un peu fantasques, les scènes décrites et les éléments sont tellement ancrés dans la réalité qu’il est impossible de ne pas croire une seule minute au récit.


Dickens l’avoue lui-même dans son introduction : il est triste de devoir quitter ses personnages après tant d’aventures. Il en est de même pour le lecteur. J’avoue que je me rappellerai longtemps de ces personnages décrits avec une telle précision que j’ai un peu l’impression de les avoir vraiment connus. Leurs histoires sont souvent bouleversantes et nous permettent de découvrir de l’intérieur toutes les strates de la société victorienne.


La fin est pourtant bien menée et ne laisse pas le lecteur sur sa faim. Dickens clôt en effet son histoire d’une manière assez originale  nous permettant de dire une dernière fois au revoir à tous ses personnages.


Ce livre est  un grand classique de la littérature anglaise à lire absolument.


Nombre de pages : 1 108


Temps mis pour le lire : 3 mois et demi

 

Note : 17/20


Les 3 premières phrases:

“Whether I shall turn out to be the hero of my own life, or whether that station will be held by anybody else, these pages must show. To begin my life with the beginning of my life, I record that I was born ( as I have been informed and believe) on a Friday, at twelve o’clock at night. It was remarked that the clock began to strike, and I began to cry, simultaneously.”

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11 août 2011 4 11 /08 /août /2011 10:10

En attendant mon prochain article sur les Mémoires d'une jeune fille rangée de Simone de Beauvoir, je voulais partager avec vous une information sur Somerset Maugham que j'ai lue hier sur la page Wikipedia qui lui est consacrée. Attention c'est une BREAKING NEWS! (En tous cas ça l'a été pour moi qui n'étais pas du tout au courant)

 

James Bond ne serait autre que W. Somerset Maugham lui-même!

 

SomersetJames.JPG

 

Cette information demande quelques explications:


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Pendant de nombreuses années Somerset Maugham a travaillé au sein des services secrets de sa Majesté.  Sous couvert d'être un écrivain en vogue, il opérait en parallèle en tant  qu'agent secret en Suisse. Comme Maugham aimait beaucoup s'inspirer de sa propre vie pour ses romans, il a ainsi écrit une série d'histoires ayant pour héros un certain Ashenden, dramaturge reconnu (quelle coïncidence, on ne sais pas du tout à qui ce personnage fait allusion!), qui est recruté par les services secrets britanniques et est envoyé en Suisse où il vivra des aventures plus palpitantes les unes que les autres.

 

Ashenden est devenu une référence pour les générations d'écrivains de romans policiers et d'espionnage qui lui ont succédé. Et il est ainsi prouvé que Ian Flemming s'est librement inspiré de nombreux éléments présents dans Ashenden pour son personnage de James Bond ainsi que certains éléments de ses histoires.

 

Aussi incroyable que ça puisse paraître Somerset Maugham est donc bel et bien James Bond. Etonnant non?

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8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 12:13

moon

 

Auteur : W. Somerset Maugham

 

Court Résumé :

C’est à Londres que notre narrateur entend parler pour la première fois de Charles Strickland. Il est alors agent de change à la bourse de Londres et semble être un père de famille comblé bien qu’assez discret. Mais du jour au lendemain, on apprend qu’il a abandonné sa femme et ses enfants pour aller vivre à Paris une vie de Bohème. Le narrateur commence dès lors à s’interroger sur cette personnalité énigmatique et tente de comprendre ce qui anime cette soudaine passion dévorante pour la peinture qui a pris possession de Strickland et qui à 40 ans lui a fait quitter un foyer aimant et confortable.

 

Paul_Gauguin_GAP017.jpg

 

Mon avis perso :

Cela faisait un moment que j’avais entendu parler de ce roman et comme je ne connaissais pas bien la vie de Gauguin, je me suis dit que ce serait intéressant de la découvrir à travers un roman. Je dois avouer que j’ai été un peu déçue. Certes Somerset Maugham écrit très bien et sait créer du suspens, mais j’ai été assez déroutée par certains passages dans la dernière partie du livre.

 

Je pensais que ce livre était plus ou moins une biographie romancée de Gauguin. Somerset Maugham n’a en fait jamais rencontré le peintre. Toutes les informations qu’il possédait sur lui n’étaient dues qu’aux anecdotes que lui racontait sur le peintre un autre écrivain qui avait rencontré Gauguin en personne. Maugham a tout de suite était fasciné par ce personnage mais, ne pouvant obtenir plus de renseignements sur la vie de celui-ci, il a décidé d’écrire un roman avec un personnage qui s’inspirait largement de la vision qu’il avait de Gauguin sans pour autant bien le connaître.


Paul Gauguin 144

Le récit de la vie de Gauguin en peintre débutant mais prometteur (pour certains), personnage imbu de lui-même  égoïste et égocentriste représente la plus grande partie du roman. A travers ces différentes rencontres avec le peintre, le narrateur tente de comprendre ce qui le motive et qui le rend si insensible au sort de son prochain. Il dépense sans compter l’argent qu’on lui prête sans jamais penser à le rembourser, ne montre jamais de reconnaissance et se moque éperdument des sentiments des autres. Il causera de nombreux malheurs sans jamais en éprouver aucun remords. Le narrateur qui a du mal à concevoir qu’un être humain puisse se montrer si inhumain, s’interroge donc sur la source de ce comportement. Pour lui il n’y a que deux possibilités : ou bien Strickland est possédé par le démon, ou bien il est lui-même l’incarnation du démon. Mais cette question ne sera jamais vraiment résolue. On retrouve également ces interrogations dans The Magician pour le personnage  d’Oliver Haddo.

 

A la fin de son récit, le narrateur s’interroge longuement sur le portrait qu’il vient de dresser du peintre. Est-ce qu’il a bien été fidèle à ce qu’il était vraiment ? Ce passage m’a un peu ennuyée et je me suis demandée à quel point ces lignes ne servaient pas à "meubler" ou en tous cas à faire en sorte que le roman ait une longueur acceptable.

 

D’un autre côté, ce passage fut une bonne transition vers la dernière partie du roman beaucoup plus courte qui retrace les dernières années de la vie de Strickland à travers les récits des gens qui l’ont côtoyé après son départ de Paris à Marseille et à Tahiti. J’ai un avis assez mitigé sur cette partie. Encore une fois on retrouve pas mal de digressions avec des passages qui ne sont pas dénués d’intérêt mais qui n’ont rien à voir avec notre histoire. Ces anecdotes semblent être encore une fois là pour étoffer le roman. Mais d’un autre côté les histoires racontées par ceux qui ont rencontré le peintre à la fin de sa vie sont très intéressantes et donnent une nouvelle dimension au roman en nous transportant dans un monde à l’opposé de celui qui nous était décrit dans la vie que menait Strickland en Europe.

 

Malgré quelques passages d’un intérêt incertain, j’ai tout de même apprécié à nouveau le style de l’auteur qui fait beaucoup penser à E.M. Forster.

 

Nombre de pages : 200

 

Temps mis pour le lire : 1 mois et demi

 

Note: 13/20

 

Les 3 premières phrases:


I confess that when I first made acquaintance with Charles Strickland I never for a moment discerned that there was in him anything out of the ordinary. Yet now few will be found to deny his greatness. I do not speak of the greatness which is achieved by the fortunate politician or the successful soldier; that is a quality which belongs to the place he occupies rather than to the man; and a change of circumstances reduces it to very discreet proportions.

 

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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 12:09

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Court Résumé :

Mrs Moore et Miss Quested viennent d’arriver à Chandrapore, une petite ville sans prestige à quelques kilomètres de Bombay. Le but de ce voyage est principalement de savoir si Miss Quested pourrait devenir la future femme de Mr Heaslop, le fils de Mrs Moore. Peu de temps après son arrivée, Mrs Moore fait, par hasard, la connaissance d’un jeune docteur indien musulman dans une mosquée, Dr Aziz. Ils éprouvent immédiatement de la sympathie l’un pour l’autre. Un lien d’amitié semble s’être formé entre la vieille dame et le jeune homme contrairement à toutes les règles sociales du monde dans lequel ils évoluent. De son côté, Miss Quested qui souhaite connaître ce qu’elle appelle la « vraie Inde », accepte pour elle et Mrs Moore l’invitation de Mr Fielding qui souhaite leur présenter des amis indiens dont le docteur Aziz fait parti.

 

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Mon avis perso :

Et voilà, après plus d’un mois de lutte acharnée et de persévérance, j’ai enfin réussi à finir cette lecture éprouvante mais extrêmement riche. J’ai toujours à la fois beaucoup de mal mais aussi beaucoup de plaisir à lire les récits de Forster. D’un côté, l’écriture est très belle et emplie d’une poésie et d’une philosophie qui nous amène à vraiment comprendre les situations, ce que ressentent les personnages et les raisons de ces sentiments. Mais d’un autre côté, l’écriture est tellement précise qu’il faut vraiment rester toujours attentif au moindre détail pour être sûr de pouvoir suivre cette analyse des situations et des sentiments.

 

large_IndiaScene.jpgLa force de ce livre est en effet de nous décrire avec exactitude les relations sociales qui à la fois unissent et séparent les différents habitants de cette région très cosmopolite et multiculturelle de l’Inde. A première vue on aurait pu croire qu’il n’existait qu’une seule opposition entre les anglais et les Indiens. Seulement les choses se compliquent lorsque l’on s’aperçoit que les Indiens se distinguent entre eux d’une part par leur religion (principalement Hindouistes et  Musulmans) mais aussi par leur classes sociales et leurs relations avec l’empire britannique. De la même manière les anglais distinguent également différents groupes sociaux dans leur communauté.

 

Dans cette société, où tout doit rester immuable (une place pour chaque personne et chaque personne à sa place), les choses vont très facilement s’envenimer lorsque des individus refusent de se conformer aux règles tacites qui leurs sont imposées. C’est de cela dont il sera principalement question lors du procès qui constitue la trame principale de cette histoire. Ce ne seront pas tant les faits de manières objectives qui seront jugés mais le non-respect des conventions sociales.


De même malgré de nombreuses tentatives de rapprochement entre Mr Fielding et Dr Aziz, certaines préjugés culturels demeureront et entraineront certaines incompréhensions. S’en suivront également des malentendus et des quiproquos, que chacun tentera d’expliquer à sa manière, créant ainsi des contresens et des inimités qui n’auraient jamais eu lieu d’être, si les deux partis avaient pris un peu plus de temps pour éclaircir les choses. Chacun finit également par se laisser influencer par ses amis appartenant à la même catégorie sociale et se donnent bonne conscience en imaginant que l’autre l'a trompé ou qu’il ne peut tout simplement pas  le comprendre.

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Au final, on en arrive bien vite au constat suivant : peu importe les efforts que les personnages peuvent faire pour se rapprocher et essayer de se comprendre, les conventions collectives et les tensions créées par l’hypocrisie ambiante dans lesquelles ils évoluent finiront toujours par les séparer. Une note d’espoir intervient tout de même à la fin de l’histoire, et on se rend compte avec un soulagement teinté de pessimisme qu’une réconciliation peut être possible, mais seulement grâce à l’absence et à l’éloignement. Ainsi, l’amitié cristallisée par le souvenir redevient belle, pure et inaltérable.

 

Un véritable chef d’œuvre à valeur universelle.

 

Nombre de pages : 416

 

Temps mis pour le lire : 1 mois

 

Note : 16/20

 

Les 3 premières phrases :

 

Except for the Marabar Caves - and they are twenty miles off – the city of Chandrapore presents nothing extraordinary. Edged rather than washed by the river Ganges, it trails for a couple of miles along the bank, scarcely distinguishable from the rubbish it deposits so freely. There are no bathing-steps on the river front, as the Ganges happens not to be holy here; indeed there is no river front, and bazaars shut out the wide and shifting panorama of the stream.

 

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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 11:36

persuasion

 

Auteur : Jane Austen

 

Court Résumé :

Anne Elliot est la deuxième fille de Sir Walter Elliot un gentleman anglais très fier de sa propre personne et de son rang qui, depuis la mort de sa femme, n’a d’yeux que pour sa fille ainée Elizabeth.  Anne est une personne effacée qui n’a pour lui aucun intérêt. Sir Walter à cause de sa folie des grandeurs se voit contraint d’abandonner sa belle maison de Kellynch Hall qui est devenue trop onéreuse et décide de se retirer à Bath dans un logement plus modeste mais qui lui permettra de garder le même train de vie à moindre frais.


Kellynch Hall est donc mis en location, et les locataires, les Crofts, ne tardent pas à emménager. Quelle n’est pas la surprise d’Anne lorsqu’elle apprend que Mrs Croft n’est autre que la sœur d’un certain Capitain Wentworth à qui elle fut fiancée plus de 8 ans auparavant. Sir Walter trouvant le jeune homme trop inférieur en rang et en richesse pour une Elliot avait mis fin à l’union. Mais désormais, le temps a passé et Anne se demande s’il est possible que le Capitaine Wentworth l’aime encore…

 

Mon avis perso :

Quand je relis le résumé que je viens d’écrire, j’ai l’impression de me trouver face à une histoire de la collection Harlequin. Mais en fait il n’en ait rien. On retrouve ici encore une fois le style inimitable et inoubliable de Jane Austen qui nous embarque à partir d’une histoire somme toute banales, dans des péripéties inattendues.

 

J’ai, de toute façon, un a priori très positif sur cette auteure et je sais d’avance que je vais aimer quand je commence un de ses livres. Mais au départ, j’ai quand même eu un doute. Le personnage d’Anne me semblait trop fade, trop effacé. J’avais envie de sa secouer, qu’elle se bouge pour que les autres personnages se rendent compte de ses qualités. Mais en fait c’eut été inutile car ce personnage nous surprend petit à petit tout en finesse. Au fil de la lecture, on s’aperçoit de sa force et que finalement elle-seule a de l’importance et les autres personnages imbus de leurs personnes ne sont là que pour la valoriser. Au final, peu importe si son père, ses sœurs &co finissent par la remarquer ou pas. Ce personnage a son propre monde et des amis qui savent reconnaître sa vraie nature et la considèrent à sa juste valeur.


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Je ne m’attendais pas non plus à tant de suspens concernant les liens qui unissent les personnages. Jane Austen arrive à promener son lecteur d’idée en idée pour finalement le conduire exactement où il souhaitait aller au départ. Mais le lecteur arrive à destination tout surpris de se retrouver là après de nombreux détours qui lui ont fait imaginer un autre but pour ce voyage.

 

Il s’agit donc encore une fois d’un livre remarquable que nous a la issé Jane Austen. Et bien que j’aie eu quelques doutes au début, j’ai refermé le livre avec la certitude que ce roman faisait bien encore partie des grands romans de cette auteure.

 

Nombre de pages : 224

 

Temps mis pour le lire : 4 jours

 

Note : 17/20

 

La première phrase:

 

Sir Walter Elliot, of Kellynch Hall, in Somersetshire, was a man who, for his own amusement, never took a book but the Baronetage; there he found occupatio n for an idle hour, and consolation in a distressed one; there his faculties were roused into admiration and respect, by contemplating the limited remnant of the earliest parents; there any unwelcome sensations, arising from domestic affairs changed naturally into pity and contempt as he turned over the almost endless creations of the last century; and there, if every other leaf were powerless, he could read his own history with an interest which never failed.

 

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19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 23:53

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Auteur: Alan Bennett

 

Court Résumé:

La reine d’Angleterre suite à sa rencontre avec une bibliothèque ambulante se prend de passion pour la lecture. Il ne s’agit plus pour elle de la lecture en tant que devoir pour s’informer, mais de la lecture pour le plaisir. Comment cette nouvelle obsession va-t-elle influencer son comportement à la cour et face à ces sujets ? C’est ce que tente d’imaginer ici l’auteur.

 

Mon avis perso :

Cela faisait très longtemps que j’avais envie de lire ce livre et  j’évitais au maximum de lire tous les avis que je voyais très souvent sur le blogs pour garder le plus possible un  regard neuf et sans a priori lors de ma lecture. En fait, il m’a plutôt fallu une oreille attentive car je suis tombée par hasard sur la version de ce livre en audiobook lu par l’auteur en personne.

 

C’était la première fois que je faisais l’expérience d’une « lecture » complète d’un livre sous ce format. Je dois dire que c’était assez plaisant et le grand avantage est que cela m’a permis de faire beaucoup d’autres choses pendant ce temps là. De plus, la lecture était en anglais ce qui est encore un point positif et m’a permis d’entendre encore une fois un pur accent British comme je les aime.

 

Mais tout de même ce n’est pas pareil, en particulier lorsque le sujet du livre est aussi une réflexion sur la lecture et le rapport que notre société entretien avec cette activité. C’est en effet ce qui est intéressant dans cette histoire. La reine qui a, tout au long de sa vie, côtoyer des écrivains célèbres au cours de nombreuse cérémonie officielles s’aperçoit, une fois son amour pour la lecture découvert, qu’elle a raté là de nombreuses occasions de pouvoir discuter avec de nombreux auteurs dont elle apprécie désormais énormément les œuvres.  Mais tout ceci n’est pas si simple, car même lorsqu’elle tente d’organiser une rencontre avec des écrivains contemporains elle se trouve exclue et déçue.

 

On peut se dire que cette déception est en partie due à son éducation qui ne lui a pas appris à discuter de manière simple et sincère. Mais je pense que l’on peut tous se reconnaître dans cette situation. Parfois on a beau avoir énormément avoir apprécié un livre que lorsqu’on se retrouve face à son auteur on peut se retrouver muet ne sachant que dire, ou alors être complètement déconcerté car l’image souvent idéalisée que l’on s’était faite de l’auteur ne correspond pas du tout à la réalité qui se trouve en face de nous.

 

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Il est intéressant de voir aussi de quelle manière une activité qui a toujours été valorisée, lorsqu’elle n’a plus pour but premier l’apprentissage de faits précis mais consiste juste en un divertissement, se retrouve reléguée dans le domaine de l’inutilité et de la bouffonnerie. A partir du moment où la reine se met à lire presque constamment, plus personne ne semble la prendre au sérieux. Et inversement elle ne prend plus personne au sérieux. Happée par ses lectures, elle évolue dans un univers qui n’a plus rien de commun avec le monde dans lequel ses conseillers vivent encore.

 

C’est également une belle rétrospective sur la littérature britannique. De nombreux auteurs (souvent des classiques) sont cités. Et ça fait toujours plaisir d’entendre faire référence à eux : souvenirs d’heureuses lectures.

 

Enfin, ce livre est bourré d’humour et nous présente de nombreuses situations les plus improbables les unes que les autres où le but de nombreux personnages est d’empêcher coûte que coûte la reine de lire au risque de la contrarier. La fin est d’ailleurs très bien trouvée. Je me demande ce que Sa Majesté en a pensé…

 

Temps mis pour l’écouter : 2h environ

 

Note : 16/20

 

 

Les 3 premières phrases :

 

At Windsor it was the evening of the state banquet and as the president  of France took his place beside Her Majesty, the royal family formed up behind and the procession slowly moved off and through into the Waterloo Chamber.

“Now that I have you for myself”, said the Queen, smiling to left and right as they glided through the glittering throng, ‘I’ve been longing to ask you about the writer Jean Genet.”

“Ah”, said the president, “Oui.”

 

Récemment lu part Kathel qui l'a trouvé très drôle et également par BelleSahi qui n'a pas du tout accroché.

 

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3 septembre 2010 5 03 /09 /septembre /2010 10:45

 

 

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Auteur : Jane Austen 

 

Court Résumé :

Emma Woodhouse est la fille la plus heureuse du monde. Elle est riche, vit dans une grande maison et est entourée de tous les êtres qui lui sont chers. Elle vit une existence paisible qu’elle ne souhaite changer pour rien au monde. Son seul désir, pour son avenir, est de ne pas se marier et de rester au près de son cher Papa. Mais elle a comme tout le monde ces petites lubies. Son passe-temps favori est de former des couples parmi les gens qu’elle rencontre et elle se plait à se féliciter des résultats qu’elle a obtenus, en particulier avec son ancienne gouvernante Miss Taylor et Mr Weston. Pourtant son plus fidèle ami Mr Knightley ne semble pas de cet avis et tente souvent de la raisonner afin de lui enlever cette mauvaise habitude de se mêler des histoires d’amour qui ne la concernent pas. Mais cette existence paisible va bientôt prendre fin avec l’arrivée inattendue de nouveaux personnages.

 

Mon avis perso :

Oui je sais, chers fidèles lecteurs, je vous raconte n’importe quoi : je vous fais attendre la Ferme africaine de Karen Blixen ou le Journal d’Anne Frank et je vous sors Emma de Jane Austen à la place !


En fait, j’avais commencé les trois en même temps et je n’avais aucune idée du livre que je finirai en premier. Mais revenons-en à Emma puisque c’est celui-ci dont il est question pour l’instant.


Emma est donc les troisième roman de Jane Austen que je lis (après Sense and Sensibility et Pride and Prejudice). J’ai aimé suivre l’évolution du personnage qui après avoir tout reçu, tombe de haut en croyant tout perdre et en se rendant enfin compte de ses erreurs. Mr Knightley est moins intéressant que Mr Darcy mais presque aussi charmant.


 clueless

En ce qui concerne les rebondissements de l’intrigue, je n’ai pas eu beaucoup de surprises car dans ma grand e culture cinématographique j’avais vu Clueless dont l’histoire est basée sur celle d’Emma justement. Mais du coup j’ai trouvé ça intéressant  de faire quelques parallélismes parfois entre les deux.


Voilà, j’arrête ici ce commentaire et je vous invite à jeter un œil sur les autres blogs qui en parlent bien mieux que moi.


 

Nombre de pages : 512


Temps mis pour le lire : 1 mois


Note : 16/20


Les 3 premières phrases :

 

Emma Woodhouse, handsome, clever, and rich, with a comfortable home and happy disposition, seemed to unite some of the best blessings of existence; and had lived nearly twenty-one years in the world with very little to distress or vex her.


She was the youngest of two daughters of a most affectionate father, and had, in consequence of her sister’s marriage, been mistress of his house from a very early period. Her mother had died too long ago for her to have more than an indistinct remembrance of her caresses, and her place had been supplied by an excellent woman as governess, who had fallen little short of a mother in affection.

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19 juillet 2010 1 19 /07 /juillet /2010 12:46

 

magician

 

Auteur : Somerset Maugham

 

Court Résumé :


Arthur Burdon, jeune médecin londonien du début du 20e siècle, a rejoint sa fiancée Margaret à Paris. Elle y vit pour quelques mois avec sa « chaperonne » Susie Boyd. Ce séjour a été décidé par les amoureux afin que Margaret puisse voir un peu le monde avant son mariage. Ils mènent donc à Paris une vie de bohème au milieu des bourgeois, des artistes et de la population parisienne de tous rangs. Avec leur ami, le docteur Porhoët, ils se rencontrent souvent au fameux restaurant du Chien Noir dans le quartier de Montparnasse. C’est dans cet endroit qu’ils font connaissance avec l’énigmatique Oliver Haddo, un ami du docteur Porhoët.


Oliver Haddo est un être à la fois répugnant et envoutant qui après avoir inspiré une certaine fascination à Susie pour ses connaissances ésotériques, finit par être haï de tous et rejeté. Mais Oliver Haddo qui ne supporte pas d’être humilié met en place une stratégie diabolique afin de se venger de l’outrage que lui a fait subir Arthur lors d’une altercation.


 

Mon avis perso :


 Je ne m’attendais absolument pas à une histoire pareille ! Je ne sais pas pourquoi, mais en lisant la 4e de couverture j’avais cru qu’il s’agissait d’une histoire sur un hypnotiseur qui faisait des démonstrations de ses talents au public parisien du début du 20e siècle. Pour le coup, rien à voir !

 

L’histoire qui commence plutôt calmement dans un petit cocon bourgeois bien pensant, nous embarque tout à coup dans un monde fantastique digne des plus grands auteurs de science-fiction où l’on ne sait plus très bien où commencent et où s’arrêtent la science et le surnaturel. En effet,  au début je trouvé l’histoire un peu « planplan » et que ça mettait un peu de temps à démarrer. Mais après avoir persisté pendant près d’une centaine de pages, ma patience à enfin été récompensée puisque ce c’est à ce moment que l’on entre enfin dans le vif du sujet.

 

Ce qui m’a le plus intéressée, c’est ce parallèlisme continu entre des certitudes de la science de cette époque face à l’intérêt croissant des gens pour l’ésotérisme et les sciences de l’étrange et du surnaturel. Arthur qui semble être le personnage le plus ancré dans ses certitudes finit par être pourtant celui qui porte en lui le plus d’ambivalence à ce sujet.

 

Il est également difficile, pour le lecteur, de déterminer à quel point le personnage d’Oliver Haddo est doué de pouvoirs surnaturels ou s’il ne s’agit que de manipulations habiles. Dans son introduction au roman , Somerset Maugham nous dit qu’il s’est inspiré d’un auteur anglais, Aleister Crowley, qu’il a rencontré à Paris et qui était connu pour s’intéresser en particulier à la magie et au satanisme. Crowley s’étant reconnu par la suite dans le personnage d’Haddo en voulu apparemment beaucoup à Maugham.

 

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Maugham utilise également de nombreux autres éléments autobiographiques détournés. Comme le restaurant du Chat Blanc, devenu Le Chien Noir dans le roman, où il allait souvent lorsqu’il vivait à Paris. J’ai beaucoup aimé également la description des quartiers de Paris qui n’ont pas tellement changé de nos jours. Celle qui m’a le plus marquée fut la description du jardin du Luxembourg vu par le médecin anglais au début du roman : “ The formal garden reminded one of a light woman, no longer young, who sought, with faded finery, with powder and paint, to make a brave show of dispair. It had those false, difficult smiles of uneasy gaiety, and the pitiful graces which attempt a fascination that the hurrying years have rendered vain.”

 

Cette citation me fait également penser à la description de Susie : ”… if Margaret had been as plain and as old as herself. Susie was thirty.[…]and she looked older.” J’ai beaucoup ri en lisant ce passage qui illustre à quel point (je l’espère) les mentalités ont évolué de ce point de vue là.

 

Cependant, je n’ai pas vraiment été touchée par les personnages en eux-mêmes. C’est surement dû à l’époque où a été écrite l’histoire, mais les personnages m’ont semblé, la plupart du temps, un peu trop conventionnels et avec une vision assez limitée du monde qui les entoure malgré leurs nombreux voyages.

 

C’était le premier livre de cet auteur que je lisais et son style m’a pas mal rappelé celui de E.M. Forster. Surtout dans la description des personnages. Je préfère tout de même pour l’instant le style de Forster souvent plus recherché et avec plus d’humour. Les personnages féminins m’ont aussi rappelé ceux de The Frozen Deep de Wilkie Collins, toujours dans l’excès et prêts à s’évanouir à la première émotion forte.

 

Cette lecture fut donc, tout de même, une belle découverte.

 

Nombre de pages : 233

 

Temps mis pour le lire : 3 semaines

 

Note : 14/20

 

Les 3 premières phrases :

 

Arthur Burdon and Dr. Porhoët walked in silence. They had lunched at a restaurant in the Boulevard Saint Michel, and were sauntering now in the gardens of the Luxembourg. Dr. Porhoët walked with stooping shoulders, his hands behind him.

 

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31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 16:28

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Auteur : Jane Austen

 

Court Résumé :

Jane Austen nous présente ici la correspondance entre Lady Susan et d’autres membres de sa famille et amis. A travers ces lettres, on suit l’histoire de cette jeune veuve prête à tout pour se faire bien voir de la gente masculine et pour trouver une position dans le monde qui lui permettra de jouir librement de tous les privilèges de l’aristocratie britannique.

 

Mon avis perso :

Dès le départ on déteste ce personnage insupportable, égoïste et égocentrique.  Mais c’est justement cela qui fait que la lecture devient intéressante. Je retrouve encore une fois avec plaisir la plume de Jane Austen qui ne déçoit jamais. Le style est toujours fluide et précis avec une pointe d’ironie. Le personnage de l’héroïne manipulatrice est extrêmement bien décrit ainsi que les changements d’opinion à son égard des autres personnages qui semblent être parfois perdus entre la fascination totale due au charme qu’elle dégage et le dégoût pour tout ce qu’elle représente en réalité. Très court, ce livre peut être une première approche pour tous ceux qui souhaitent découvrir l’univers de Jane Austen et ne peut que plaire à ceux qui l’apprécient déjà.

 

Nombre de pages : 96

 

Temps mis pour le lire : 4 jours

 

Note : 16/20

 

Les premières phrases :

Lady Susan Vernon to Mr. Vernon

Langford, December

My dear brother,

I can no longer refuse myself the pleasure of profiting by your kind invitation when we last parted, of spending some weeks with you at Churchill, and therefore if quite convenient to you and Mrs. Vernon to receive me at present, I shall hope within a few days to be introduced to a sister whom I have so long desired to be acquainted with.

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