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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 13:34

Mongrasetmoi.jpg

 

Auteur : Gally

 

Court Résumé :

Gally, jeune dessinatrice, nous fait part de ses angoisses face à ses kilos en trop.

 

Mon avis perso :

Et voilà comment en plus de ne pas finir le livre qu’on lit depuis près de trois mois, on finit par commenter une BD qu’on a lu depuis plus d’un mois et qu'on a toujours pas eu le temps de décortiquer. Bref, suite à un changement dans ma vie professionnelle, me voici dans l’incapacité très chronique de lire autant que je le faisais auparavant.

 

Alors cette BD qu’en est-il ? Et bien je dois avouer que je ne m’en rappelle plus trop… A part que j’en garde un bon souvenir de lecture mais pas transcendant non plus. Gally n’en peut plus de ses kilos en trop et pourtant cela ne semble pas affecter l’amour que lui porte son compagnon. Mais quand on est dans cette souffrance, bien souvent un tel amour ne suffit pas car il faut, en effet, qu’elle apprenne à s’accepter et à s’aimer elle-même. C’est ainsi qu’elle pourra vraiment progresser et sortir enfin de cette enfer qui la mine au quotidien.

 

C’est sur cette révélation que se termine cette histoire. J’ai trouvé que c’était un joli témoignage et qui pourra sûrement aider certaines personnes souffrant du même problème à commencer une réflexion constructive sur le sujet.

 

Enfin, les tons roses et noirs dans lesquels sont dessinés cette BD nous renvoient un image de « desperate girly » qui correspond bien à celle que nous donne l’héroïne.  Une BD qui permet de dédramatiser un peu la situation dans laquelle de nombreuses personnes en surpoids se trouvent.

 

Nombre de pages : 80

 

Temps mis pour le lire : 15 minutes

 

Note : 13/20

 

Un Extrait :

 

mongrasetmoiplanche4fg4.jpg

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2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 11:35

Un petit mot pour vous dire qu’en Septembre je suis aussi allée voir ça :

 

tpg

 

 

The Tempest est une des pièces les plus célèbres de William Shakespeare et pourtant je n’en connaissais pas l’histoire. Mais il m’a suffit de voir que Ralph Fiennes y jouait au théâtre à Londres pour acheter mes billets illico ! Je conseille vraiment cette pièce si vous avez la possibilité d’aller à Londres avant la fin du mois d’octobre. L’histoire est très drôle, les acteurs excellents et les décors et effets spéciaux impressionnants. Vous ne serez pas déçus. Juste un petit détail : il est tout de même conseillé au choix de bien connaître la pièce ou d’avoir un très bon niveau d’anglais, car l’anglais Shakespearien bien que très beau n’est malheureusement pas à la portée de tous…

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1 octobre 2011 6 01 /10 /octobre /2011 22:54

passemuraille

 

Auteur : Marcel Aymé

 

Court Résumé :

Série de contes les plus extravagants les uns que les autres. Le plus célèbre nouvelle de ce recueil reste tout de même cellui du passe-muraille où un simple employé de bureau maltraité par son supérieur décide d’utiliser son pouvoir secret qui lui permet de passer à travers les murs.

 

passemuraillemontmartre.jpg

 

Mon avis perso :

Me voilà enfin de retour sur ce blog après plus d’un mois d’absence. Je m’excuse de cette absence involontaire qui n’est que la conséquence d’un changement dans ma vie professionnelle.  Je vous avais promis un avis sur Desperadoes de Ron Hansen. Seulement entre temps je suis tombée par hasard sur Le Passe-muraille à la bibliothèque et je me suis dit qu’il fallait vraiment que je lise ce classique avant toute autre chose. D’autant plus que les histoires de ces nouvelles se passent à Montmartre et que j’y habite (ou en tous cas non loin) actuellement.

 

passemuraille_bourvil.jpgAlors qu’en est-il donc du Passe-Muraille. Tout d’abord j’ai été très surprise de fait que cette histoire ne constitue pas plus qu’une petite nouvelle. Je m’attendais à une longue nouvelle pleine de péripétie et de rebondissements voire même à un roman. Pour les péripéties tout y est pourtant et présenté de manière concise qui va droit au but tout en faisant quelques détours humoristiques.

 

Ce qui est particulièrement intéressant concernant ce recueil, c’est qu’il a été écrit en 1943. Au plein cœur de la seconde guerre mondiale. Et la guerre y est bien présente. A l’époque ne connaissant évidement pas l’issue de la guerre ni la date à laquelle elle finirait, Marcel Aymé s’est plus à utiliser cette donnée manquante dans plusieurs histoire afin d’y introduire le surnaturel à travers les voyages dans le temps. Les gouvernements décident successivement soit de réduire le temps de vie autorisé par mois des citoyens selon des critères radicaux et inhumains, soit de faire accélérer le temps afin que tout le monde se retrouve 17 ans plus tard avec une guerre bien derrière eux.


le-passe-muraillefilm.jpg

Le personnage de Sabine aussi tente d’échapper à son quotidien banal de femme mariée. Elle dispose de  la  faculté de dédoublement à l’infini. Ainsi, elle peut au même moment se trouver assise dans son salon à Montmartre en compagnie de son mari, tout en étant aux quatre coin de la terre à vivre d’autres vies en parallèle souvent plus mouvementées et passionnées.

 

La loi et la notion de bien et de mal sont aussi très présentes dans ces contes. Qu’est-ce qui fait après tout qu’une personne agit de manière juste, bonne et altruiste ? Et si elle le fait qu’est-ce que cela lui apporte finalement ? Et la loi est-elle juste ? A qui profite-elle vraiment ? Ce sont toutes ces questions qui nous viennent à l’esprit au fil de notre lecture. Encore une fois ces interrogations se rapportent également à la réalité quotidienne qu’était cette guerre. Et contre toute attente ce ne sont pas toujours les plus gentils que l’on récompense et qui s’en sortent le mieux.

 

Enfin, au cours de toutes ces histoires, Montmartre est un des éléments que l’on retrouve la plupart du temps. Il est donc assez agréable de pouvoir suivre les personnages à travers les rues de ce quartier qui malgré le temps n’a pas beaucoup changé.

 

Le Passe-Muraille est un grand classique qui à travers des contes le plus souvent très farfelus, nous permet de mieux comprendre ce qu’à été le quotidien douloureux du Paris populaire pendant la guerre.

 

Nombre de pages : 222

 

Temps mis pour le lire : 1 mois

 

Note : 16/20

 

Les 3 premières phrases :

 

Il y avait à Montmartre, au troisième étage du 75 bis de la rue d’Orchampt, un excellent homme nommé Dutilleul qui possédait le don singulier de passer à travers les murs sans en être incommodé. Il portait un monocle, une petite barbiche noire et il était employé de troisième classe au ministère de l’Enregistrement. En hiver, il se rendait à son bureau par l’autobus, et, à la belle saison, il faisait le trajet à pied sous son chapeau melon.

 

marcelayme.jpg

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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 11:52

Mecanique

 

Auteur : Mathias Malzieu

 

Court Résumé :

Jack est né le jour le plus froid du monde sur la colline du Arthur’s Seat qui surplombe Edimbourg. De sa vraie mère il ne sait pas grand-chose, mais ça n’a pas d’importance car c’est maintenant Docteur Madeleine sa mère d’adoption qui l’a sauvé d’une mort certaine en greffant à son petit cœur gelé une horloge pour l’aider à battre. Jack grandit dans un univers protégé mais au milieu de créatures étranges qui viennent toutes chercher secours auprès de Madeleine. Le jour de ses 10 ans, cependant, une rencontre inattendue avec une petite chanteuse va bouleverser sa vie. Seulement voilà, avec son cœur de fortune dont le tic-tac se dérègle à la moindre émotion, pourra-t-il jamais s’autoriser à tomber à amoureux ? Et cet amour lui sera-t-il vraiment fatal comme le pense Madeleine ?

 

Mon avis perso :

Je n’avais pas vraiment prévu de lire ce livre bien que la couverture m’ait toujours beaucoup intriguée car elle me rappelait l'univers de Tim Burton. Mais comme des amis me l’ont offert, je m’y suis finalement décidée.

 

Ce fut une jolie petite découverte. Un style un peu étrange  à l’image du personMathias-Malzieu-Olivia-Ruiznage et de l’univers dans lequel il évolue mais empli d’une poésie particulière. Je ne connais pas bien les chansons de Dionysos le groupe de rock par lequel s’est fait  connaître Mathias Malzieu, par contre de nombreux éléments de cette histoire m’ont rappelé l’album La femme chocolat d’Olivia Ruiz (compagne de Mathias Malzieu). Plus je lisais ce livre et plus j’avais l’impression de lire le texte d’une chanson qui pourrait être la sienne. Chaque élément de l’histoire semblait être une réinterprétation de la réalité quotidienne de Mathias Malzieu. Je ne connais pas bien son histoire, mais il est clair qu’il s’en est très fortement inspiré pour écrire La mécanique du cœur. Ne serait-ce  que la date de naissance du personnage qui est exactement la même que celle de Mathias Malzieu mais 100 ans plus tôt, ou le fait que la petite chanteuse Miss Acacia vienne plus ou moins de la même région qu’Olivia Ruiz (chanteuse elle aussi !).

 

J’ai bien apprécié cette lecture, mais je l’ai plus lue comme une chanson aux nombreux couplets que comme un roman. Les personnages sont attachants, mais le style ne m’a pas marquée plus que ça. Je conseille tout de même cette histoire qui nous permet de découvrir d’une autre manière l’univers de Mathias Malzieu (… et d’Olivia Ruiz).

 

Et maintenant, il ne me reste plus qu'à écouter l'album La mécanique du coeur de Dionysos.

 

Nombre de pages : 155

 

Temps mis pour le lire : 2 semaines

 

Note : 13/20

 

Les 3 premières phrases :

 

Il neige sur Edimbourg en ce 16 avril 1874. Un froid de canard paranormal cadenasse la ville. Les vieux spéculent, il pourrait s’agir du jour le plus froid du monde.

 

mathias_malzieu.jpg

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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 12:07

MemoiresJeuneFilleRangee

 

Auteur : Simone de Beauvoir

 

Court Résumé :

Simone de Beauvoir raconte son enfance et sa jeunesse afin de comprendre et de nous faire comprendre comment elle est devenue cette figure emblématique de la scène intellectuelle parisienne. On suit ses interrogations de petite fille et son cheminement personnel tout en découvrant le Paris bourgeois du début du XXe siècle.

 

Mon avis perso :

Pfiou ! Extrêmement instructif et bien écrit, mais je suis contente d’être enfin sortie de ce carcan qui semble serrer et emprisonner le lecteur de ce livre. Que de changements sociaux depuis un siècle ! Durant cette lecture, j’avais l’impression d’être tombée dans un monde parallèle au nôtre : on reconnaît bien Paris, mais ses habitants semblent avoir été ensorcelés par un vilain démon qui leur impose le sacrifice, la bienséance et le respect de valeurs sociales dictatoriales.

 

Simone.jpgSimone de Beauvoir bien qu’ayant grandi dans un milieu relativement privilégié est loin d’avoir vécue une enfance insouciante comme on aurait pu le penser. Dès toute petite, elle s’interroge beaucoup : sur elle-même, sur les autres, sur la vie, sur Dieu.  Quelle est donc sa place dans son monde où tant de choses lui semblent encore inaccessibles ?  Et pourtant elle en est déjà sûre : un jour elle accomplira de grandes choses, elle sera connue et reconnue !


Mais le chemin est encore long avant la célébrité. Malgré les limitations sociales liées à son époque, ses inquiétudes sur sa vie actuelle et future ressemblent beaucoup à celles  de nombreux adolescents et des jeunes adultes d’aujourd’hui : quand vais-je enfin pouvoir me libérer de l’emprise que mes parents ont sur ma vie ? Vais-je pouvoir faire des études intéressantes, obtenir un emploi qui me plait et vivre enfin ma propre vie ? Comment rencontrer des personnes qui me comprennent et qui sauront me guider dans mes choix futurs ?

 

Les préoccupations se ressemblent peut-être mais le contexte est bien différent : la religion catholique poussée à l’extrême, les traditions familiales, les préjugés misogynes, raciaux et antisémites sont autant de remparts qui semblent être infranchissables par la jeunesse de cette époque. Beaucoup, face à ces problèmes, finissent par adopter une attitude de renoncement désabusé comme Jacques le cousin tant aimé de Simone qui ne cesse de lui répéter : « A quoi bon ? » quand ses questions sur la vie et sur sa volonté de rupture avec les conventions bourgeoises deviennent trop insistantes.


Sartre-et-Simone.jpeg

Tout le drame social de cette époque finit par se jouer dans les personnages secondaires de cette histoire en

particulier Zaza et Jacques qui auront tous les deux un destin tragique. Il en va de même pour les personnages plus périphériques comme Lili la grande sœur de Zaza qui devra épouser un homme « moins intelligent qu’elle » pour satisfaire aux désirs de sa mère. La scène sur laquelle Simone de Beauvoir a choisi de terminer ce livre laisse entrevoir également toute la souffrance psychologique de certains personnages qui après avoir agi afin de respecter les conventions sociales et religieuses se rendent comptent bien trop tard des dommages qu’ils ont causés.

 

A côté de toutes ces tragédies, Simone vit tout de même de beaux moments qui sont très souvent liés à des rencontres déterminantes pour sa vie future. Celles-ci vont l’aider à évoluer pour devenir celle qu’elle est réellement et qu’elle n’aura de cesse de rechercher. La rencontre la plus importante est sans aucun doute celle avec Sartre que lui présentera leur ami commun, Herbaud. Mais chacune des autres rencontres qu’elle a faites à chaque étape de sa vie a son importance dans l’évolution de sa pensée.

 

Cette lecture m’a donné envie de découvrir le reste de l’œuvre de cette grande dame de la littérature et donne un très beau descriptif introspectif de ses pensées les plus intimes. J’ai d’autant plus été touchée par cette histoire qu’une de mes grand-mères est née la même année que Simone de Beauvoir et qu’elle a passé son enfance dans un milieu similaire et dans le même quartier de Paris.

 

Nombre de pages : 472

 

Temps mis pour le lire : 1 mois

 

Note : 17/20

 

Les 3 premières phrases :


Je suis née à 4 heures du matin, le 9 janvier 1908, dans une chambre aux meubles laqués de blanc, qui donnait sur le boulevard Raspail. Sur les photos de famille prises l’été suivant, on voit des jeunes dames en robes longues, aux chapeaux empanachés de plumes d’autruche, des messieurs coiffés de canotiers et de panamas qui sourient à un bébé : ce sont mes parents, mon grand-père, des oncles, des tantes, et c’est moi. Mon père avait trente ans, ma mère vingt et un.

 

beauvoir.jpg

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11 août 2011 4 11 /08 /août /2011 10:10

En attendant mon prochain article sur les Mémoires d'une jeune fille rangée de Simone de Beauvoir, je voulais partager avec vous une information sur Somerset Maugham que j'ai lue hier sur la page Wikipedia qui lui est consacrée. Attention c'est une BREAKING NEWS! (En tous cas ça l'a été pour moi qui n'étais pas du tout au courant)

 

James Bond ne serait autre que W. Somerset Maugham lui-même!

 

SomersetJames.JPG

 

Cette information demande quelques explications:


Ashenden.JPG

Pendant de nombreuses années Somerset Maugham a travaillé au sein des services secrets de sa Majesté.  Sous couvert d'être un écrivain en vogue, il opérait en parallèle en tant  qu'agent secret en Suisse. Comme Maugham aimait beaucoup s'inspirer de sa propre vie pour ses romans, il a ainsi écrit une série d'histoires ayant pour héros un certain Ashenden, dramaturge reconnu (quelle coïncidence, on ne sais pas du tout à qui ce personnage fait allusion!), qui est recruté par les services secrets britanniques et est envoyé en Suisse où il vivra des aventures plus palpitantes les unes que les autres.

 

Ashenden est devenu une référence pour les générations d'écrivains de romans policiers et d'espionnage qui lui ont succédé. Et il est ainsi prouvé que Ian Flemming s'est librement inspiré de nombreux éléments présents dans Ashenden pour son personnage de James Bond ainsi que certains éléments de ses histoires.

 

Aussi incroyable que ça puisse paraître Somerset Maugham est donc bel et bien James Bond. Etonnant non?

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8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 12:13

moon

 

Auteur : W. Somerset Maugham

 

Court Résumé :

C’est à Londres que notre narrateur entend parler pour la première fois de Charles Strickland. Il est alors agent de change à la bourse de Londres et semble être un père de famille comblé bien qu’assez discret. Mais du jour au lendemain, on apprend qu’il a abandonné sa femme et ses enfants pour aller vivre à Paris une vie de Bohème. Le narrateur commence dès lors à s’interroger sur cette personnalité énigmatique et tente de comprendre ce qui anime cette soudaine passion dévorante pour la peinture qui a pris possession de Strickland et qui à 40 ans lui a fait quitter un foyer aimant et confortable.

 

Paul_Gauguin_GAP017.jpg

 

Mon avis perso :

Cela faisait un moment que j’avais entendu parler de ce roman et comme je ne connaissais pas bien la vie de Gauguin, je me suis dit que ce serait intéressant de la découvrir à travers un roman. Je dois avouer que j’ai été un peu déçue. Certes Somerset Maugham écrit très bien et sait créer du suspens, mais j’ai été assez déroutée par certains passages dans la dernière partie du livre.

 

Je pensais que ce livre était plus ou moins une biographie romancée de Gauguin. Somerset Maugham n’a en fait jamais rencontré le peintre. Toutes les informations qu’il possédait sur lui n’étaient dues qu’aux anecdotes que lui racontait sur le peintre un autre écrivain qui avait rencontré Gauguin en personne. Maugham a tout de suite était fasciné par ce personnage mais, ne pouvant obtenir plus de renseignements sur la vie de celui-ci, il a décidé d’écrire un roman avec un personnage qui s’inspirait largement de la vision qu’il avait de Gauguin sans pour autant bien le connaître.


Paul Gauguin 144

Le récit de la vie de Gauguin en peintre débutant mais prometteur (pour certains), personnage imbu de lui-même  égoïste et égocentriste représente la plus grande partie du roman. A travers ces différentes rencontres avec le peintre, le narrateur tente de comprendre ce qui le motive et qui le rend si insensible au sort de son prochain. Il dépense sans compter l’argent qu’on lui prête sans jamais penser à le rembourser, ne montre jamais de reconnaissance et se moque éperdument des sentiments des autres. Il causera de nombreux malheurs sans jamais en éprouver aucun remords. Le narrateur qui a du mal à concevoir qu’un être humain puisse se montrer si inhumain, s’interroge donc sur la source de ce comportement. Pour lui il n’y a que deux possibilités : ou bien Strickland est possédé par le démon, ou bien il est lui-même l’incarnation du démon. Mais cette question ne sera jamais vraiment résolue. On retrouve également ces interrogations dans The Magician pour le personnage  d’Oliver Haddo.

 

A la fin de son récit, le narrateur s’interroge longuement sur le portrait qu’il vient de dresser du peintre. Est-ce qu’il a bien été fidèle à ce qu’il était vraiment ? Ce passage m’a un peu ennuyée et je me suis demandée à quel point ces lignes ne servaient pas à "meubler" ou en tous cas à faire en sorte que le roman ait une longueur acceptable.

 

D’un autre côté, ce passage fut une bonne transition vers la dernière partie du roman beaucoup plus courte qui retrace les dernières années de la vie de Strickland à travers les récits des gens qui l’ont côtoyé après son départ de Paris à Marseille et à Tahiti. J’ai un avis assez mitigé sur cette partie. Encore une fois on retrouve pas mal de digressions avec des passages qui ne sont pas dénués d’intérêt mais qui n’ont rien à voir avec notre histoire. Ces anecdotes semblent être encore une fois là pour étoffer le roman. Mais d’un autre côté les histoires racontées par ceux qui ont rencontré le peintre à la fin de sa vie sont très intéressantes et donnent une nouvelle dimension au roman en nous transportant dans un monde à l’opposé de celui qui nous était décrit dans la vie que menait Strickland en Europe.

 

Malgré quelques passages d’un intérêt incertain, j’ai tout de même apprécié à nouveau le style de l’auteur qui fait beaucoup penser à E.M. Forster.

 

Nombre de pages : 200

 

Temps mis pour le lire : 1 mois et demi

 

Note: 13/20

 

Les 3 premières phrases:


I confess that when I first made acquaintance with Charles Strickland I never for a moment discerned that there was in him anything out of the ordinary. Yet now few will be found to deny his greatness. I do not speak of the greatness which is achieved by the fortunate politician or the successful soldier; that is a quality which belongs to the place he occupies rather than to the man; and a change of circumstances reduces it to very discreet proportions.

 

SomersetMaugham.jpg

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3 août 2011 3 03 /08 /août /2011 15:33

KaboulDisco.jpg

 

Auteur : Nicolas Wild

 

Cours Résumé :

Nicolas est un auteur de BD au chômage, en manque d’inspiration et qui va bientôt se faire mettre dehors par « le boulet » son coloc are le « vrai » coloc de celui-ci va bientôt revenir. C’est à ce moment qu’il reçoit une offre d’emploi pour un poste dans une ONG en Afghanistan. N’ayant pas vraiment le choix, il décide donc d’accepter ce contrat de 2 mois et part presque immédiatement en Afghanistan. L’atterrissage est rude mais Nicolas finit par s’habituer à sa nouvelle vie et va même jusqu’à demander un renouvellement de son contrat.

 

Mon avis perso :

Ayant un ami qui est actuellement en Afghanistan, je me suis dit que cette BD me permettrait de découvrir ce pays d’une manière un peu plus légère que ce qu’on a l’habitude de voir. Et je pense que ce fut un bon choix. Je ne connais pas bien l’histoire de ce pays et Nicolas Wild nous offre un joli résumé au début de livre pour nous aider à comprendre comment ce pays en est arrivé là.

 

On découvre comment ce pays a depuis toujours été manipulé par des dirigeants politiques sans scrupules. En particulier le rôle qu’ont joué les Etats-Unis et l’URSS qui ont été une des principales causes du chaos qui s’est accentué au fil des guerres et des coups d’états.

 

On se rend donc également mieux compte de la vie des expatriés qui au côté de la population locale doivent supporter et respecter les  règles de sécurité comme les couvre-feux afin d’échapper aux kidnappings, assassinats et autres joyeusetés quotidiennes de ce pays en 2005. Il est également assez choquant de voir le comportement des chefs de Nicolas sorte de Bo-Bo qui se prennent pour les stars du monde et de l’humanitaire. Ceux-ci ont bien vite compris tout l’intérêt et le profit dont ils pouvaient tirer partie dans ce pays et ont rapidement transformée leur ONG en une agence de communication de référence pour les autorités Afghanes et les associations locales.

 

Cette situation met parfois mal à l’aise Nicolas, en particulier lorsqu’il doit participer à une campagne de promotion de l’armée Afghane. Il réalise rapidement que les arguments et les slogans qu’ils utilisent pour convaincre les jeunes afghans de s’engager dans l’armée de leur pays sont tous faux ou presque.

 

 

Mais au fil du temps, Nicolas finit par s’habituer et par apprécier de plus en plus ce pays, ses habitants et leur culture en découvrant également les idéaux contradictoires qui motivent leurs combats quotidiens. J’attends donc de lire le tome 2 pour connaître la suite des aventures de Nicolas en Afghanistan.

 

Nombre de pages : 145

 

Temps mis pour le lire : 2 jours

 

Note : 15/20

 

Un extrait :

 

vignettesKABOUL-DISCO.jpg

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25 juillet 2011 1 25 /07 /juillet /2011 11:31

RosalieBlum3.jpg

 

Auteur: Camille Jourdy

 

Court Résumé:

C’est maintenant au tour de Rosalie elle-même d’entrer en scène et d’être actrice de sa propre histoire. Elle rentre en contact avec Vincent afin d'essayer de mieux le connaître et de comprendre pourquoi il l’a suivie. Le pauvre Vincent commence par être très mal à l’aise mais finit par accepter cette nouvelle amitié que lui offrent Rosalie et Aude.

 

Mon avis perso :

C’est une  jolie fin pour cette histoire. On apprend enfin le fin mot de l’histoire : ce qui est réellement arrivé à Rosalie pour qu’elle soit en conflit total avec sa famille et pourquoi Vincent est persuadé de l’avoir déjà rencontrée auparavant.

 

Et comme prévu, une histoire d’amour naît entre Aude et Vincent. Mais là aucune surprise car on s’y attend dès l’arrivée du personnage d’Aude au 2e tome de la série. Du coup, d’un côté, je n’ai pas été déçue parce que j’espérais bien avoir un peu de légèreté conventionnelle dans ce monde de dépressifs, mais en même temps c’était tellement courru d’avance que j’ai été un peu déçue que cette histoire d’amour ne prenne pas un tour un peu plus surprenant. Mais bon, on ne peut pas tout avoir !

 

Au final, on est aussi content de constater que cette histoire a permis à Vincent d’évoluer et de prendre enfin son destin en main en se libérant de l’emprise de sa mère et de l’amour destructeur qu’il éprouvait pour son ex-petite amie.

 

Bref, une jolie histoire à conseiller à tout le monde.

 

Nombre de pages : 150

 

Temps mis pour le lire : 40 minutes


Note : 15/20

 

Un extrait :

 

rosalie-blum-tome3-vignettes.jpg

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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 17:43

RosalieBlum1.jpg

RosalieBlum2.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Auteur : Camille Jourdy

 

Court résumé :

Où un jeune barbier désœuvré se prend tout à coup d’intérêt pour une quadragénaire quelque peu mystérieuse et comment une jeune fille désinvolte et quelque peu perdue dans la vie se découvre une passion pour l’espionnage.

 

Mon avis perso :

J’ai lu ces deux premiers tomes de la série d’un seul trait et j’ai bien fait car ils ne peuvent pas se lire séparément ou ce serait bien dommage. Par contre pour le dernier tome il va falloir que j’attende un peu car il n’était pas disponible à la bibliothèque. Alors du coup, le suspens est à son comble ! Je meurs d’envie de savoir comment cette histoire va se terminer.

 

Les personnages sont très attachants et je me suis tout de suite intéressée à leur histoire à première vue banale mais qui sait maintenir le lecteur en haleine et prolongeant le suspens d’un tome à l’autre.

 

Le format de cette histoire est très original et c’est ce qui me plait. Dans le premier tome on découvre Vincent et on suit l’histoire de son point de vue. Puis, dans le deuxième tome on revit les mêmes événements mais à travers les yeux de la nièce de Rosalie Blum dont on n’avait pas encore entendu parler dans le premier tome.

 

Bref, j’attends avec impatience de connaitre la suite avec le point de vue de Rosalie Blum elle-même!

 

Nombre total de pages pour les 2 tomes : 248

 

Temps mis pour le lire : 1h30

 

Note : 16/20

 

Un extrait :

 

rosalie-blum-tome1-01.jpg

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Lectures en cours

En ce moment je lis :

 

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