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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 12:23

LittleStar.jpg

 

Auteur : Andi Watson

 

Court Résumé :

Simon est un père de famille anglais. Il vit à Stoke-on-Trent une vie tout ce qu’il y a de plus banale avec sa famille. Mais cette vie banale est-elle vraiment celle qu’il voudrait vivre et d’un autre côté est-elle si banale et si éloignée de ses rêves d’enfant ?

 

Mon avis perso :

J’ai choisi au hasard cette BD par manque total d’inspiration et parce que le titre me plaisait. Je n’avais jamais entendu parler de l’auteur et j’avais à peine ouvert le livre avant de la prendre par défaut. Finalement, c’était plutôt un bon choix qui m’a rappelé certaines personnes que j’ai connues en Angleterre, en particulier un de mes collègues qui a à peu près le même âge que le héro avec une passion commune pour le dessin et qui sans cesse se posaient énormément de questions sur sa vie sans pour autant agir pour y changer quoi que ce soit.

 

En vérité l’auteur raconte ici sa propre histoire en nous faisant part de ses interrogations personnelles à travers le personnage de Simon qui lui ressemble énormément (ils vivent tous les deux à Stoke-on-Trent, sont graphistes et ont une femme et une fille).

 

Les étoiles en particulier et l’astronomie en général, sont très présentes tout au long du récit. Enfant, Simon aurait voulu être astronaute pour pouvoir se rapprocher le plus de l’univers de la série de La guerre des étoiles. En ce souvenant de se rêve, il se demande comment il va pouvoir expliquer le monde à sa fille alors qu’il a l’impression d’être lui-même très ignorant sur le fonctionnement de l’univers. Ainsi, à travers, le récit de la naissance de l’univers, il nous décrit la naissance et l’évolution de sa propre fille qui devient un élément de cet univers et qui à son tour va grandir et s’éloigner de lui.

 

Dan cette histoire, comme Simon, on oscille beaucoup entre optimisme et pessimisme. Cela m’a  pas mal fait penser à la série  Le combat ordinaire. Mais en un peu plus pessimiste quand même. Comme avec Marco, le protagoniste du combat ordinaire, on a envie de pousser un peu Simon à agir et à prendre sa vie en main, si celle-ci ne le satisfait pas. Mais finalement, on s’aperçoit que cette vie dont il se plaint lui convient plutôt bien et que s’il vient à rêver de jours meilleurs, il n’est pas moins satisfait des précieux moments de joies qu’il partage au quotidien avec sa femme et sa fille.


Cette BD  m’a permis de découvrir un auteur et un style à travers lesquels j’ai pu entrevoir ce que les anglais proposent dans ce domaine.

 

Nombre de pages : 158

 

Temps mis pour le lire : 2 jours

 

Note : 15/20

 

Un extrait:

 

littlestar3.gif

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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 11:51

MoiVivant.jpg

 

Auteur : Leslie Plée

 

Court Résumé :

Leslie a décidé de se lancer dans la vraie vie d’adulte. Elle quitte Paris et s’installe à Rennes pour rejoindre son copain, trouve un appart’ et surtout son premier boulot ! Que de joies et de bonheur ! Mais face à la réalité quotidienne, notre demoiselle va vite déchanter…

 

Mon avis perso :

J’ai été très agréablement surprise par cette BD. Au départ, je l’avais prise en me disant que serait une lecture simple et rapide avec des dessins sympas. Je ne m’attendais à rien de transcendant, surtout que j’avais été assez déçue par Les tribulations d’une caissière d’Anna Sam que j’avais trouvé sympa mais sans plus. Je m’imaginais, en plus, je ne sais pas pourquoi, que les histoires de son blog allait difficilement pouvoir avoir un fil conducteur commun et que ce ne serait qu’une suite de petites anecdotes.

 

Mais là rien à voir ! Leslie Plée sait bien raconter les histoires et son histoire en particulier et toujours avec beaucoup d’humour même pour les moments les plus difficiles. On s’identifie très facilement à cette jeune fille pleine de dynamisme et d’enthousiasme qui finira bien vite par s’apercevoir que l’obligation commerciale de faire du chiffre emporte tout sur son passage, même les meilleurs intentions qui avaient pour but d’aider les gens à enrichir leurs connaissances.

 

On comprend vite quel peut être le désespoir d’une personne qui est passionnée par le livres et à qui on demande sans arrêt des livres basiques sans style et sans intérêt mais qui sont pourtant des bestsellers que les clients s’arrachent.

 

Les chefs et les clients ont parfois l’air stéréotypés mais ils m’ont rappelé pas mal d’expériences dans les différentes expériences professionnelles que j’ai eues. Pour les clients, je me rappelle en particulier l’air dépité d’une de mes collègues lorsque j’ai travaillé un été dans une librairie face à une jeune cliente qui cherchait un roman philosophique de Freud…

 

Bref, tout ça pour dire qu’on est content que Leslie Plée ait quitté son poste à haute responsabilité pour se consacrer à nouveau au dessin, sa première passion.

 

Nombre de pages : 91

 

Temps mis pour le lire : 3/4 d’heure

 

Note : 16/20

 

Extrait :

 

MoivivantExtrait.jpg

A voir aussi: le blog de Leslie Plée

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 16:54

expoDufy.jpg

 

Il y a quelques semaines déjà, j’ai été voir cette très belle exposition dont j’entends pourtant très peu parler. Peut-être que ces frères peintres sont moins connus du grand public que d’autres artistes auxquels sont consacré d’autres expositions très médiatisées en ce moment, mais ils gagneraient vraiment à être plus connus.

 

Je connais les tableaux de Raoul Dufy depuis le lycée quand j’avais dû choisir et commenter un tableau. J’avais choisi Acrobates sur cheval de cirque. Découvert par hasard dans un livre d’art, ce tableau m’avait tout de suite plu. Très différents du style de tableaux que j’avais l’habitude de voir jusque là (majoritairement des tableaux impressionnistes ou plus classiques). J’ai aimé les couleurs, le thème et l’impression de mouvement et de vitesse qui s’en dégageait.

 

acrobatesdufy.jpg

 

Par la suite je me suis amusée à essayé de reconnaître les tableaux de l’artiste quand j’en rencontrai un par hasard dans un musée ou dans un livre. Son œuvre dont j’ai le plus souvent entendu parler était la fresque qu’il avait réalisée pour célébrer les découvertes scientifiques en général  et l’électricité en particulier : La fée électricité.

 

feeelectricite.jpg

 

Mais, mis à part ces quelques éléments, je ne connaissais pas grand-chose de la vie de ce peintre. J’ai donc été très surprise d’apprendre qu’il avait un frère peintre lui aussi qui avait un style très proche du sien.  Cette exposition est donc extrêmement intéressante pour pouvoir comparer l’évolution des œuvres des deux frères et en apprendre plus sur leurs relations. En effet, si Raoul a encore plus accru sa notoriété grâce à la fresque gigantesque La fée électricité et doit bien le succès de cette réalisation à son petit frère Jean qui a effectué au préalable tout un travail de recherches historiques et les esquisses préparatoires ensables. Mais Raoul n’a jamais mentionné le travail de son frère et a donc profité seul des éloges que lui a valus cette œuvre.

 

Cette attitude déçoit beaucoup Jean et brouille à jamais les deux frères. Cependant comme le souligne à juste titre cette exposition, leurs œuvres n’ont jamais été aussi ressemblantes qu’à partir de cette époque. Leurs thèmes de prédilection sont aussi très similaires : Paris, Nice, les bateaux, le cirque, la musique, les courses de chevaux. Chacun reproduit un même quotidien mais dans des perspectives et sous des angles totalement différents.

 

cirqueJeandufy.jpg

 

Quand on visite cette exposition on peut s’amuser à reconnaître quel tableau a été peint par quel artiste. Alors que je ne connaissais jusque là que les tableaux de Raoul, ceux de Jean m’ont beaucoup plus marqués par leurs couleurs  bien plus vives et la manière différente dont il a choisi d’aborder les mêmes sujets que son frère. Lorsqu’on les voit à côté, les couleurs des tableau de Raoul paraissent un peu fades voire délavées et moins travaillées. Cependant, les œuvres de ces deux peintres ont chacune des qualités particulières qui font qu’on a quand même du mal à savoir quel peintre on apprécie le plus. J’ai changé d’avis plusieurs fois tout au long des tableaux pour savoir quel artiste je préférais.

 

DufyRaoul.jpg

 

L’œuvre des frères Dufy étant plus qu’abondante, il était impossible de présenter une vision exhaustive des tableaux réalisés. Mais ceux présents dans cette exposition sont très représentatifs des œuvres des deux frères et nous offrent un bon résumé de l’ensemble de leurs travaux.

 

 

Cette exposition m’a également permis de découvrir le beau Musée Marmottan Monet qui contient aussi quelques œuvres impressionnistes majeures, en particulier Impression soleil levant et Londres, le Parlement. Trouée de soleil dans le brouillard qui sont très impressionnants. Mais à regarder de loin en particulier pour le second.

 


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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 13:46

Histoirecouleurterre3

 

Auteur : Kim Dong-Hwa

 

Court résumé :

Suite et fin de la trilogie Histoire Couleur Terre. Dans ce dernier tome, Ihwa doit apprendre à attendre patiemment son amoureux et se préparer au mariage.

 

Mon avis perso :

Ce troisième tome m’a plus marquée que les deux premiers. Les dessins sont toujours aussi beaux et l’histoire atteint son apogée ultime lors du mariage et de la nuit de noce d’Ihwa. On en apprend aussi plus sur les traditions coréennes et tous les symboles qui existent dans la cérémonie de mariage traditionnelle.

 

Le personnage de la mère est celui qui est le plus touchant et représente bien toute la souffrance et l’attente auxquelles les femmes sont continuellement soumises. Après avoir attendu son amant, la mère attend chaque jour la visite de sa fille. Ihwa elle aussi découvre l’attente, mais le retour de son amoureux lui donne tant de joies qu’elle en oublie bien vite ses larmes.

 

L’histoire se termine finalement sans surprise et exactement de la manière dont on aurait pu se l’imaginer. Ainsi va la vie en Corée.

 

Nombre de pages : 310

 

Temps mis pour le lire : 3 jours

 

Note : 16/20

 

Un extrait :

 

Hisoireterre3.jpg

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 22:15

Delicatesse

 

Auteur : David Foenkinos

 

Court Résumé :

Nathalie et François sont des gens parfaits qui forment un couple heureux et ont une vie sans défaut. Tout le monde les envie mais l’extérieur ne semble pas avoir d’emprise sur leur bonheur inaltérable. Mais ce bonheur peut-il vraiment durer toujours ?

 

Mon avis perso :

Je découvre avec plaisir cet auteur, dont j’avais finalement très peu entendu parler jusqu’ici (oui je sais c’est difficile à croire étant donné que je n’ai pas passé ces dernières années coupée du monde, mais c’est pourtant le cas).

 

C’est vraiment une belle découverte avec un style tout en finesse à l’image du titre du livre et avec beaucoup d’humour qui apparaît au moment où on s’y attend le moins, toujours avec beaucoup de discrétion. Les personnages qui nous sont présentés au début sont presque énervants et auraient fait une histoire somme toute banale et dépourvue d’intérêt si tout à coup l’histoire n’avais pas basculé.

 

Nathalie tout au long de l’histoire reste quelqu’un de plat et d'inintéressant. Mais ce sont les autres personnages qui l’entourent qui projettent sur elle tout un tas de fantasmes qui en font finalement qui lui confèrent toute sa substance. En fait, on ne sait pas grand-chose de Nathalie si ce n’est ce que les autres s’imaginent d’elle. On voit bien qu’elle est un peu rêveuse, qu’elle dégage une sensualité dont elle n’est pas toujours consciente et qu’elle agit parfois sans réfléchir et de manière très inattendue. Mais malgré tout, ça ne va pas très loin et  je me suis plus intéressée au personnage de Markus, le suédois soi-disant banal, qui ne l’était pas tant que ça. Le personnage du patron est vraiment pathétique et bien qu’étant un gros stéréotype, il n’en rappelle pas moins des situations bien réelles, auxquelles de nombreuses personnes travaillant dans des entreprises doivent faire face chaque jour.

 

J’ai adoré les petites notes de bas de page et les chapitres à caractère descriptif aux sujets souvent complètement incongrus, voire presque loufoques: qui a inventé la moquette, quel est le signe astrologique des membres de l'équipe de Nathalie, ou encore les paroles de la chanson L'amour en fuite d'Alain Souchon. L’atmosphère de cette histoire m’a bien sûr fait penser à certains films de Truffaut mais aussi aux films de Rohmer où, finalement, les personnages importent peu mais c’est ce qu’ils disent qui compte et les relations qui les lient les uns aux autres.

 

Une très belle découverte qui me donne bien envie de découvrir les autres livres de cet auteur.

 

Nombre de pages : 201

 

Temps mis pour le lire : 2 jours

 

Note : 16/20

 

Les 3 premières phrases :


Nathalie était plutôt discrète (une sorte de féminité suisse). Elle avait traversé l’adolescence sans heurt, respectant les passages piétons. A vingt ans, elle envisageait  l’avenir comme une promesse. Elle aimait rire, elle aimait lire.

 

david-foenkinos.jpg

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23 avril 2011 6 23 /04 /avril /2011 16:50

WonderlandAvenue

 

Auteur : Micheal Connelly (traduit de l’américain par Robert Pépin)

 

Court résumé :

L’inspecteur Bosch reçoit un appel : un chien est tombé sur un os et même plusieurs os. Jusque là rien d’étrange mais le maître du chien du chien, médecin à la retraite, est formel (et c’est là qu’est l’os !) : il s’agit d’ossements humains ! Et voilà l’inspecteur Bosch qui se lance corps et âme pour essayer de résoudre cette affaire malgré les nombreuses embûches semées sur son chemin par sa hiérarchie, les journalistes et les témoins au passé douteux.

 

Mon avis perso :

Contrairement à mon habitude, j’ai lu un livre américain en VF. C’est une collègue qui me l’avait prêté, et comme elle était très enthousiaste à son sujet, je me suis un peu forcée. Finalement c’était le moment parfait pour cette lecture après de A Passage qui a été un peu éprouvante.

 

Ici, le style importe peu étant indéfinissable (la traduction y est peut-être pour quelque chose). C’est surtout l’histoire que l’on suit avec un grand intérêt afin de découvrir au plus vite la solution de l’énigme. Pourtant, le style n’est pas non plus sans intérêt. Il y a quelques passages plutôt bien écrits où l’inspecteur Bosch se pose des questions existentielles que chacun peut être amené à se poser un jour ou l’autre.

 

On découvre aussi les problèmes administratifs auxquels doivent faire face les policiers américains au quotidien afin de répertorier chaque élément d’un dossier, mais qui peuvent entraîner des retards considérables dans la résolution des enquêtes.

 

C’était ma première rencontre avec ce personnage emblématique de l’auteur et il m’a plutôt plu. Je lirai sans problème certaines de ces autres aventures si l’occasion se présente. Un style parfaitement adapté pour les vacances où les moments où on a besoin de lectures simples pour se distraire.

 

Nombre de pages : 472

 

Temps mis pour le lire : 5 jours

 

Note : 14/20

 

Les 3 premières phrases :


A un moment donné, la vieille dame n’avait plus voulu mourir, mais il était trop tard. Elle avait griffé le plâtre et la peinture du mur jusqu’à ne plus avoir d’ongles. Elle avait porté les mains à son cou, luttant pour glisser ses doigts ensanglantés sous le fil électrique.

 

Michael-Connelly.jpeg

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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 12:09

a-passage-to-india.jpg

 

Court Résumé :

Mrs Moore et Miss Quested viennent d’arriver à Chandrapore, une petite ville sans prestige à quelques kilomètres de Bombay. Le but de ce voyage est principalement de savoir si Miss Quested pourrait devenir la future femme de Mr Heaslop, le fils de Mrs Moore. Peu de temps après son arrivée, Mrs Moore fait, par hasard, la connaissance d’un jeune docteur indien musulman dans une mosquée, Dr Aziz. Ils éprouvent immédiatement de la sympathie l’un pour l’autre. Un lien d’amitié semble s’être formé entre la vieille dame et le jeune homme contrairement à toutes les règles sociales du monde dans lequel ils évoluent. De son côté, Miss Quested qui souhaite connaître ce qu’elle appelle la « vraie Inde », accepte pour elle et Mrs Moore l’invitation de Mr Fielding qui souhaite leur présenter des amis indiens dont le docteur Aziz fait parti.

 

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Mon avis perso :

Et voilà, après plus d’un mois de lutte acharnée et de persévérance, j’ai enfin réussi à finir cette lecture éprouvante mais extrêmement riche. J’ai toujours à la fois beaucoup de mal mais aussi beaucoup de plaisir à lire les récits de Forster. D’un côté, l’écriture est très belle et emplie d’une poésie et d’une philosophie qui nous amène à vraiment comprendre les situations, ce que ressentent les personnages et les raisons de ces sentiments. Mais d’un autre côté, l’écriture est tellement précise qu’il faut vraiment rester toujours attentif au moindre détail pour être sûr de pouvoir suivre cette analyse des situations et des sentiments.

 

large_IndiaScene.jpgLa force de ce livre est en effet de nous décrire avec exactitude les relations sociales qui à la fois unissent et séparent les différents habitants de cette région très cosmopolite et multiculturelle de l’Inde. A première vue on aurait pu croire qu’il n’existait qu’une seule opposition entre les anglais et les Indiens. Seulement les choses se compliquent lorsque l’on s’aperçoit que les Indiens se distinguent entre eux d’une part par leur religion (principalement Hindouistes et  Musulmans) mais aussi par leur classes sociales et leurs relations avec l’empire britannique. De la même manière les anglais distinguent également différents groupes sociaux dans leur communauté.

 

Dans cette société, où tout doit rester immuable (une place pour chaque personne et chaque personne à sa place), les choses vont très facilement s’envenimer lorsque des individus refusent de se conformer aux règles tacites qui leurs sont imposées. C’est de cela dont il sera principalement question lors du procès qui constitue la trame principale de cette histoire. Ce ne seront pas tant les faits de manières objectives qui seront jugés mais le non-respect des conventions sociales.


De même malgré de nombreuses tentatives de rapprochement entre Mr Fielding et Dr Aziz, certaines préjugés culturels demeureront et entraineront certaines incompréhensions. S’en suivront également des malentendus et des quiproquos, que chacun tentera d’expliquer à sa manière, créant ainsi des contresens et des inimités qui n’auraient jamais eu lieu d’être, si les deux partis avaient pris un peu plus de temps pour éclaircir les choses. Chacun finit également par se laisser influencer par ses amis appartenant à la même catégorie sociale et se donnent bonne conscience en imaginant que l’autre l'a trompé ou qu’il ne peut tout simplement pas  le comprendre.

passage-to-India.jpg

Au final, on en arrive bien vite au constat suivant : peu importe les efforts que les personnages peuvent faire pour se rapprocher et essayer de se comprendre, les conventions collectives et les tensions créées par l’hypocrisie ambiante dans lesquelles ils évoluent finiront toujours par les séparer. Une note d’espoir intervient tout de même à la fin de l’histoire, et on se rend compte avec un soulagement teinté de pessimisme qu’une réconciliation peut être possible, mais seulement grâce à l’absence et à l’éloignement. Ainsi, l’amitié cristallisée par le souvenir redevient belle, pure et inaltérable.

 

Un véritable chef d’œuvre à valeur universelle.

 

Nombre de pages : 416

 

Temps mis pour le lire : 1 mois

 

Note : 16/20

 

Les 3 premières phrases :

 

Except for the Marabar Caves - and they are twenty miles off – the city of Chandrapore presents nothing extraordinary. Edged rather than washed by the river Ganges, it trails for a couple of miles along the bank, scarcely distinguishable from the rubbish it deposits so freely. There are no bathing-steps on the river front, as the Ganges happens not to be holy here; indeed there is no river front, and bazaars shut out the wide and shifting panorama of the stream.

 

em_forster_1921.jpg

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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 22:26

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Auteur : Kim Dong-Hwa

 

Court résumé :

Ihwa continue de grandir et deviens maintenant une vraie femme aux yeux de tous. Bien qu’elle s’en réjouisse, car son vœux le plus cher est de plaire aux garçons pour se marier, cela ne va pas sans problème et il reste encore à Ihwa beaucoup de choses à apprendre avant d’être vraiment une adulte. En découvrant l’amour, elle va découvrir les joies autant que les peines qu’il peut entraîner.

 

Mon avis perso :

J’étais un peu dubitative à la lecture du 1er tome de cette série et je ne savais pas très bien quoi en penser. J’ai beaucoup apprécié ce deuxième tome que j’ai lu d’une traite et j’ai déjà commencé le 3e.


Le récit et les dessins sont emplis de poésie, d’amour, d’attente et d’espoir et donne une belle image des traditions ancestrales de ce pays. Cependant, on y dénonce aussi la tradition des mariages arrangés, voire forcés, avec des gens qui n’ont rien en commun et qui ne sauraient donc être heureux ensemble.


Ihwa continue d’évoluer et d’apprendre la vie en s’interrogeant sur le pourquoi des choses, les traditions et le comportement des gens qui l’entourent.


Une jolie lecture !

 

Nombre de pages : 307

 

Temps mis pour le lire : 2 heures

 

Note : 16/20

 

Un extrait :

 

Histoirecouleurterre2page3.jpg

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11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 16:39

 

caillbotteaffiche

 

Ma lecture actuelle avançant à la vitesse de pointe d’un escargot en plein hiver,  je continue dans la série des expositions à voir en ce moment à Paris.  Vous avez jusqu’au 11 juillet (donc un peu plus de temps que pour les deux expositions précédentes) pour aller voir et entrer dans l’intimité des frères Caillebotte au Musée Jacquemart-André.

 

gustave_caillebotte_.jpgMartial (le photographe) et Gustave (le peintre), ont grandit et vécu à Paris une grande partie de leur vie. Il vienne d’une famille bourgeoise qui vit au rythme des saisons de la vie parisienne et de ses alentour. Si Gustave se consacre principalement à la peinture, Martial semble hésiter entre de nombreux arts et centres d’intérêts et finit par beaucoup s’intéresser à la photographie.

 

Ayant toujours vécu ensemble, ils partagent donc tout deux le même quotidien qu’il représente de manière différentes l’un à travers la peinture, l’autre la photographie. Si Gustave montre un réel talent pour la peinture dès ses premières œuvres avec un style propre et une utilisation inhabituelle des perspectives et des couleurs avec une préférence pour les couleurs froides bleu et violet agrémentés de rouge éclatant, j’ai trouvé que les premier travaux photographiques de Martial était bien ceux d’un amateur. Mais au fur est à mesure des photos, la technique semble évoluer tout comme les sujets photographiés. En effet, Martial et  Gustave après s’être intéressés à la nature, en viennent à prendre comme sujet de prédilection, le yachting et les progrès techniques. Ils deviennent ainsi des témoins de leur temps en martial-caillebotte2-jpg.jpgcaptant sur le vif les innovations et les matériaux techniques comme le chemin de fer, ou les croisillons de certains ponts en fer qui deviennent courants à cette époque.

 

Il est également à noter l’atmosphère très étrange, et presque morbide dans laquelle ont évolué ces deux frères. En effet, suite à une succession de drames familiaux, ils se sont bien vite retrouvés presque seuls au monde. Gustave qui restera célibataire en sera d’autant plus marqué.

 

Passionnés d’art, les Caillebotte sont aussi de grands collectionneurs et n’hésitent pas à investir des sommes colossales dans les œuvres de leurs contemporains impressionnistes comme Monet qui est encore loin d’être connu ou en tous cas reconnu à l’époque.

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8 avril 2011 5 08 /04 /avril /2011 13:54

 

DAVID-GOLDBLATT-TJ-00.JPG

 

Encore une expo qui se termine très bientôt mais qu’il faut vraiment aller voir si on en a l’occasion. David Goldblatt est un photographe sud-africain qui sa vie durant n’a photographié que Johannesburg et ses environs. On pourrait croire le sujet un peu restreint, mais il n’en est rien. Cette ville en évolution constante et soumise aux conflits incessants entre ses différentes populations qui l’habitent, n’a cessé de donné de la matière nouvelle au photographe. Son œuvre est aussi bien le travail d’un artiste que celui d’un historien.

 

David-GoldblattFietas-Full.jpg

 

Cette courte exposition se divise en deux parties. La première est constituée d’une série de clichés pris pendant l’apartheid entre 1950 et 1990. On y découvre le quotidien des habitants de la ville et les inégalités sociales qui ne font qu’accroître aux longs des années. Puis, dans une seconde partie, David Goldblatt nous présente des travaux plus récents. Afin de tenter de comprendre d’où vient la violence à laquelle il est confronté quotidiennement, il a décidé de demander d’anciens prisonniers de revenir sur les lieux de leurs crimes ou de leur arrestation. En dessous de chaque photo, on peut découvrir l’histoire de chacun. Ces histoires nous confrontent à la réalité quotidienne à laquelle doivent faire face les plus démunis et les plus perdus des johannesbourgeois.

 

femme-goldbatt.jpg

 

Une expo à aller voir de toutes urgence à  la Fondation Henri Cartier-Bresson à Paris. A noter que les nocturnes sont gratuites le mercredi soir à partir de 18h30.

 

david-goldblatt.JPG


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Lectures en cours

En ce moment je lis :

 

Dans-les-forets-de-Siberie.jpg

 

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