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13 septembre 2010 1 13 /09 /septembre /2010 10:10

jourPaques.jpg

 

Auteur : Zoyâ Pirzâd

 

Court Résumé :

Edmond est arménien mais a toujours vécu en Iran avec sa famille. Il partage avec nous trois fêtes de Pâques qui ont marqué sa vie. Lors de ces fêtes, il se remémore également d’autres moments marquants de sa vie et de celle de sa famille.

 

Mon avis perso :

Je n’avais pas vraiment prévu de lire ce livre, mais cela m’a permis de prendre une petite pause après le long récit de Karen Blixen. Je l’ai d’ailleurs choisi au hasard pour son format et parce que je ne connaissais rien de l’auteure ni du sujet traité.

 

En lisant ce livre j’ai souvent pensé à Persépolis  et à l’univers de Marjane Satrapi. Mais ce qui m’a frappé, du coup, c’est le contraste entre les deux univers décrits. Alors que dans Persépolis, on suit des personnages opprimés et persécutés par la guerre, on a dans Un jour de Pâques une impression de paix permanente. C’est aussi cela qui est un peu déroutant dans ce récit, c’est qu’on ne sait pas très bien du coup où il se situe.

 

Un autre point intéressant dans cette histoire est d’avoir le point de vue d’une population minoritaire en Iran qui pourtant à travers ce récit donne l’impression d’être aux  commandes du pays. Ici les proportions s’inversent et ce sont les employés musulmans qui sont presque rejetés dans ce monde chrétien.

 

Par contre, je n’ai pas été vraiment touchée par le style de l’auteure. Peut-être est-ce dû à la traduction. En tous cas, j’ai mis un peu de temps à rentrer dans son univers. Du coup cela ne me donne pas vraiment envie de découvrir le reste de son œuvre.

 

Nombre de pages : 128

 

Temps mis pour le lire : 4 jours

 

Note : 13/20

 

Les 3 premières phrases :

 

La maison de mon enfance était mitoyenne avec l’église et l’école.

La cour, comme dans toutes les maisons des petites villes côtières, était remplie d’orangers sauvages. Un massif bordait la véranda du rez-de-chaussée.

 

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8 septembre 2010 3 08 /09 /septembre /2010 18:34

 

fermeafricaine

Auteur : Karen Blixen

 

Court Résumé :

Karen Blixen, jeune aristocrate danoise, vient retrouver son fiancé au Kenya et l’épouse le jour même de son arrivée. Leur projet est de démarrer une plantation de Caféiers. Mais de ces débuts, il n’est pas vraiment question dans ce livre, ni de son mari volage d’ailleurs. Karen nous raconte tout simplement les différentes anecdotes qu’elle a vécues lorsqu’elle possédait cette ferme en Afrique. Ce ne sont d’ailleurs pas des anecdotes mais des descriptions précises et extrêmement intéressantes des personnages hauts en couleurs qu’elle a rencontrés à cette époque ainsi que des événements dont elle a été témoin.

 

Mon avis perso :

Tout le monde ou presque a vu le film de Sindey Pollack Out of Africa me direz-vous. Ce n’est pas faux, sauf que moi je ne l’avais pas vu. J’ai donc commencé par le livre La ferme africaine sans aucun a priori.


Le livre commence tout doucement, au départ j’y voyais juste un récit de voyage plaisant et paisible mais sans plus. Mais plus on avance dans ce livre et plus on tombe sous le charme de la plume de Karen Blixen. C’est un récit simple et épuré mais qui est aussi parfois ponctué de grandes envolées lyriques qui nous font voir l’Afrique avec un œil neuf, celui d’une africaine d’adoption, tombée amoureuse de ce continent dont l’histoire est en plein bouleversement.

 outofafrica.jpg

 

A travers son récit, on fait connaissance avec les différentes ethnies qui peuplent sa ferme, de personnages qui l’ont plus profondément marquée comme Kamante son deuxième cuisinier qui lui resta fidèle même après son départ, du vieux chef Kikuyus Kinyanjui qui, le jour de sa mort, la supplia de l’emmener à la ferme. 


On rencontre également Berkeley Cole et Deny Finch-Hatton qui deviendront ses fidèles amis. En particulier Denys, avec qui elle entame une liaison (ce dont il n’est pas vraiment question dans le livre). Denys sera son amour africain, mais dans le livre elle décrit uniquement les moments de complicité amicale qu’ils ont passés ensemble, n’en déplaise aux âmes fleurs bleues tentées de lire ce livre avec l’espoir d’y trouver une magnifique histoire d’amour dans un pays lointain.


La dernière partie du livre est consacrée à la période qui précède la vente de sa ferme. Elle y décrit les paysages et les animaux qui l’on marqués. Karen Blixen a passé 17 ans au Kenya et n’y est jamais retournée par la suite. Son retour dans son pays natal fut pour elle le début d’une grande carrière littéraire pendant laquelle elle nous a offert ce chef d’œuvre que je suis heureuse d’avoir lu. J’ai maintenant hâte de découvrir le reste de son œuvre.

 

Nombre de pages : 506

 

Temps mis pour le lire : 4 semaines

 

Note : 17/20

 

Les 3 premières phrases :


J’ai possédé une ferme en Afrique, au pied du Ngong. La ligne de l’Equateur passait par les montagnes à vingt-cinq milles au nord. Mais ma ferme se trouvait à deux mille mètres d’altitude.

 

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3 septembre 2010 5 03 /09 /septembre /2010 10:45

 

 

Emma.jpg

Auteur : Jane Austen 

 

Court Résumé :

Emma Woodhouse est la fille la plus heureuse du monde. Elle est riche, vit dans une grande maison et est entourée de tous les êtres qui lui sont chers. Elle vit une existence paisible qu’elle ne souhaite changer pour rien au monde. Son seul désir, pour son avenir, est de ne pas se marier et de rester au près de son cher Papa. Mais elle a comme tout le monde ces petites lubies. Son passe-temps favori est de former des couples parmi les gens qu’elle rencontre et elle se plait à se féliciter des résultats qu’elle a obtenus, en particulier avec son ancienne gouvernante Miss Taylor et Mr Weston. Pourtant son plus fidèle ami Mr Knightley ne semble pas de cet avis et tente souvent de la raisonner afin de lui enlever cette mauvaise habitude de se mêler des histoires d’amour qui ne la concernent pas. Mais cette existence paisible va bientôt prendre fin avec l’arrivée inattendue de nouveaux personnages.

 

Mon avis perso :

Oui je sais, chers fidèles lecteurs, je vous raconte n’importe quoi : je vous fais attendre la Ferme africaine de Karen Blixen ou le Journal d’Anne Frank et je vous sors Emma de Jane Austen à la place !


En fait, j’avais commencé les trois en même temps et je n’avais aucune idée du livre que je finirai en premier. Mais revenons-en à Emma puisque c’est celui-ci dont il est question pour l’instant.


Emma est donc les troisième roman de Jane Austen que je lis (après Sense and Sensibility et Pride and Prejudice). J’ai aimé suivre l’évolution du personnage qui après avoir tout reçu, tombe de haut en croyant tout perdre et en se rendant enfin compte de ses erreurs. Mr Knightley est moins intéressant que Mr Darcy mais presque aussi charmant.


 clueless

En ce qui concerne les rebondissements de l’intrigue, je n’ai pas eu beaucoup de surprises car dans ma grand e culture cinématographique j’avais vu Clueless dont l’histoire est basée sur celle d’Emma justement. Mais du coup j’ai trouvé ça intéressant  de faire quelques parallélismes parfois entre les deux.


Voilà, j’arrête ici ce commentaire et je vous invite à jeter un œil sur les autres blogs qui en parlent bien mieux que moi.


 

Nombre de pages : 512


Temps mis pour le lire : 1 mois


Note : 16/20


Les 3 premières phrases :

 

Emma Woodhouse, handsome, clever, and rich, with a comfortable home and happy disposition, seemed to unite some of the best blessings of existence; and had lived nearly twenty-one years in the world with very little to distress or vex her.


She was the youngest of two daughters of a most affectionate father, and had, in consequence of her sister’s marriage, been mistress of his house from a very early period. Her mother had died too long ago for her to have more than an indistinct remembrance of her caresses, and her place had been supplied by an excellent woman as governess, who had fallen little short of a mother in affection.

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13 août 2010 5 13 /08 /août /2010 14:42

 

EtudiantEtranger

 

Auteur : Philippe Labro

 

Court résumé :

Notre héros, un jeune lycéen français des années 50 (qui est également en grande partie l’auteur lui-même), obtient une bourse pour aller étudier un an à l’Université de Virginie. C’est un privilège rare qui n’est pas donné à tout le monde et notre jeune homme le sait bien. Il compte donc faire tout son possible pour profiter à fond de cette expérience exceptionnelle. Au programme adaptation culturelle, découverte de la sexualité et réflexion sur ce qu’il souhaite faire de sa vie.


Un roman d’apprentissage qui conduira notre étudiant de moins en moins étranger bien plus loin qu’il ne l’aurait imaginé.

 

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Mon avis perso :

Dans ce livre, c’est un véritable voyage dans le temps et dans l’espace auquel nous convie Philippe Labro. Il ne s’agit pas ici d’une simple description des Etats-Unis et de leur monde universitaire mais, à travers les yeux d’un étudiant français de l’époque, du contraste qui existe entre le vieux continent et les Etats-Unis des années 50.


danse-lindy-hop-coupleCette période fut une étape charnière dans l’histoire et dans la conception du monde telles que nous les connaissons aujourd’hui aussi bien du point de vue culturelle que de l’évolution des mœurs et de la tolérance entre les peuples.


Le voyage en lui-même de l’étudiant est à l’image de son époque. Pour arriver aux Etats-Unis, il lui faut tout d’abord traverser l’Atlantique à bord d’un paquebot. Le voyage dure alors plus de 10 jours. Il ne s’agit pas juste de prendre un avion qui en quelques heures nous emmène où nous le souhaitons comme aujourd’hui.


Puis, une fois arrivé à bon port,  c’est la vie quotidienne et les codes qui sont différents. Il faut tout apprendre, tout réapprendre. Les rites des dates avec les filles des colleges voisins, les us et coutumes de l’université qui ne sont pourtant écrits dans aucun règlement, la ségrégation auprès du peuple noir qu’il faut accepter pour faire comme les autres bien que ce ne soit pas dans sa culture, etc.


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C’est aussi le temps de nombreuses découverte : la littérature amér icaine en pleine évolution (le jeune homme assiste  sans trop savoir quoi en conclure à une conférence de Faulkner), le rock ‘n roll fait ton apparition avec le King qui ne l’est pas encore et qui choque toute l’Amérique avec ses déhanchements indécents, l’apparition des nouvelles idoles du cinéma qui fascinent leur public, etc.


Dans ce livre on trouve également toutes les étapes de réflexion du jeune homme, suivit de celles de l’homme plus tout jeune qu’il est devenu à présent et qui analyse les événements d’une manière bien différente et avec plus de recul.


Dans l’ensemble c’est un livre que j’ai plutôt apprécié grâce à tous les éléments que je viens de citer, mais malgré tout, je ne suis pas tombée sous le charme du style de l’auteur. Je n’ai pas réussi à complètement accrocher à ce récit. Mais il ne s’agit là que d’une impression personnelle et je pense que cette lecture produira sûrement une impression plus positive chez un autre lecteur.

 

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Je conseille tout de même ce roman en particulier à ceux qui s’intéresse à l’histoire des Etats-Unis de cette époque et à la vie dans les Universités américaines.


 

Nombre de page : 312

 

Temps mis pour le lire : 10 jours

 

Note : 14/20

 

Les 3 premières phrases :

 

On était en janvier et dehors, dans la cour triste de ciment gris du grand lycée, le givre avait blanchi les branches des arbres nus.

J’étais assis au cinquième rang de la classe d’anglais. Le professeur nous faisait réviser un texte lorsque la porte s’ouvrit.

 

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3 août 2010 2 03 /08 /août /2010 13:34

 

zapping

 

Auteur : Didier Daeninckx

 

Court Résumé :

Dans ce livre vous trouverez une série de nouvelles plus ou moins longues, où les média en général et la télévision en particulier jouent un rôle essentiel. Les destins se croisent et ne se ressemblent pas mais la télévision et ses coulisses sont toujours bien présents, trop présents et vont les conduire le plus souvent à leur perte.

 

Mon avis personnel :

 

Après avoir lu Cannibale, que j’avais trouvé beaucoup trop court, j’avais envie de découvrir un autre livre de Didier Daeninckx. C’est chose faite avec ce recueil de nouvelles. Je l’ai choisi au départ car le thème me semblait extrêmement intéressant par rapport au monde dans lequel nous vivons qui est rempli d’écrans et tous genres, de nouvelles musiques, d’infos de dernières minutes, etc. Bref à l’heure actuelle, il faut être au courant de tout en premier, voir tout et être vu. C’est là que la télé mais surtout maintenant Internet jouent un rôle prépondérant. Il faut savoir, d’autre part, que ce livre a été écrit au début des années 90 donc avant la démocratisation d’Internet. La télévision avait donc une place encore plus importante dans les foyers français qu’aujourd’hui.


J’ai également choisi ce livre à cause de la couverture que je trouvais assez originale et plutôt drôle.


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Parmi ces 20 récits, certains m’ont plus marquée que d’autres : La place du mort qui raconte comment un petit présentateur météo sur une chaine régionale qui devient une star nationale, va tenter de se servir en vain de sa notoriété pour mettre à jour un scandale politique ; Poursuite triviale dans lequel l’auteur imagine un monde entièrement régit par les jeux de questions réponses ; Farming class hero où un jeune homme devient célèbre pour l’exploit qu’il a réalisé en sauvant une famille dans une maison en feu et finit par ne plus pouvoir vivre sans cette célébrité ou enfin Penochet qui imagine un monde où le « parti national français » a pris le pouvoir et contrôle tous les média. Cette dernière nouvelle ainsi que Œil pour œil sont particulièrement intéressantes par le sujet qu’elles traitent et qui trouvent malheureusement un écho dans les débats politiques du moment.


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C’est un monde presque inhumain et sans pitié qui est décrit dans ces nouvelles. Chacun vit chez soi, pour soi avec pour seul lien cet écran qui leur donne l’impression d’appartenir à un tout et d’être tous semblables ensembles. Chacun « partage » avec l’autre à travers un monde qui leur semble idéal, un monde de rêve presque accessible. Mais l’illusion fait bientôt place à la désillusion voire à la désolation et au désastre total. Cette télé magique se transforme bientôt en miroir aux alouettes et détruit tous ceux qui ont osé vouloir l’approcher de trop prêt. Le plus triste étant que ce sont toujours les plus pauvres et les plus faibles qu’elle écrase sans merci sur son passage.


Il y a certaines nouvelles auxquelles je n’ai pas trop accroché et le style n’est pas toujours à mon goût. Mais, dans l’ensemble, j’ai trouvé ce livre très bien écrit et qu’il nous donne quelques points de réflexions intéressant sur le sujet. Le titre est aussi très bien choisi, car les histoires sont tellement différentes et de longueur très variable que cela donne l’impression de passer d’une chaine à l’autre et donc d’un programme à l’autre, sans aucune transition et sans aucun moyen de découvrir le sujet de l’histoire que l’on va suivre.

 

Nombre de pages : 228

 

Temps mis pour le lire : 1 semaine

 

Note : 13/20

 

Les 3 premières phrases :

Rien ne prédisposait Alcine Tolada à jouer, pendant près de trois moins, le rôle du Chevalier Blanc dans la véritable guerre de succession qui opposait, après la fuite du maire en Colombie, les nombreux clans issus d’un demi-siècle de règne sans partage des Roberti sur la station balnéaire de Saint-Denisse.

                Alcine avait commencé sa carrière à la station régionale de FR3-Côte d’Azure comme monteur. Il aurait peut-être fini son temps derrière son pupitre si un journaliste bien en cour n’avait remarqué le timbre très particulier de sa voix, un midi d’avril 1980, à la cantine, alors qu’il racontait une histoire de pêche au gros au large de Martigue.


 

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26 juillet 2010 1 26 /07 /juillet /2010 11:43

 

placeEtoile

 

Court Résumé :


Raphaël Schlemilovitch, jeune héritier d’un New-Yorkais vénézuélien, jeune dandy des temps modernes, se veut être le juif universel et l’antijuif, le juif qui se cache et celui qui se montre, le juif bien français, collabo à ses heures et le juif persécuté et exterminé dans un camp. De même il souhaite que tous les juifs, non juifs et antijuifs ne soient qu’un ensemble de personnes dont il est impossible de déterminer de quel côté ils se trouvent.

 

Il est le juif et le collabo universel, de tout temps de toute époque et à l’origine de tous les conflits.


 

Mon avis perso :


J’ai encore une fois été très surprise par ce roman. La 4e de couverture ne donne pas beaucoup d’indication sur le contenu réel de ce livre. On se rend compte par contre, après coup, que le titre du livre est extrêmement bien choisi. Notre héro ne sait en effet pas ou se situer dans ce monde et ou placer cette étoile.

 

Il s’agit là du premier roman publié de Patrick Modiano et lorsque l’on parcourt sa biographie on ne peut s’empêcher d’effectuer de nombreux parallélismes entre ce roman et de nombreux thèmes et événements de sa propre vie : les voyages, son père absent, son éducation en Suisse, la maladie de son frère à qui est dédié ce livre etc. Dans ce livre son personnage est à l’image de son père. On ne sait jamais qui sont ses vrais amis et quelles valeurs il défend vraiment.

 

On ne sait pas bien non plus à quelle époque se situe le narrateur : pendant la guerre, après, bien avant ... Ce qui fait parti de ses délires et de sa réalité. On observe par moments, une distanciation du narrateur par rapport à son récit quand il change de pronom, passant presque par hasard du  « je » au « il » et au « nous ». Comme s’il ne se voulait plus acteur mais juste spectateur de son récit. On retrouve aussi le problème de la culpabilité qui revient souvent. Par exemple, lorsque le narrateur prétend que c’est lui qui a causé la mort de ses amis.

 

Le style nous entraine dans un tourbillon qui m’a fait beaucoup penser au Elles se rendent pas compte de Boris Vian où le personnage est lui aussi un jeune dandy à la recherche de sensations fortes et de provocation gratuite.

 

Finalement, je m’attendais à une histoire beaucoup plus tranquille et pas trop dérangeante à l’image du seul livre de Modiano que j’avais lu jusqu’à présent, Dans le café de la jeunesse perdue. Comme quoi je m’étais bien trompée sur cet auteur dont je ne savais rien et que j’imaginais juste en intellectuel bien tranquille qui aime à ressasser les vieux souvenirs de sa jeunesse parisienne. J’ai donc été surprise, mais je suis incapable de dire pour l’instant si j’ai aimé ou pas ce roman, je pense qu’il faut prendre un peu de temps pour le digérer et s’en faire une réelle opinion.

 

Voir aussi l'avis de Liza.

 

Nombre de pages : 211


Temps mis pour le lire : 1 semaine


Note : 14/20


Les 3 premières phrases :


C’était le temps où je dissipais mon héritage vénézuélien. Certains ne parlaient plus que de ma belle jeunesse et de mes boucles noires, d’autres m’abreuvaient d’injures. Je relis une dernière fois l’article que me consacra Léon Rabatête dans un numéro spécial d’Ici la France : « … Jusqu’à quand devrons-nous assister aux frasques de Raphaël Schlemilovitch ?

 

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19 juillet 2010 1 19 /07 /juillet /2010 12:46

 

magician

 

Auteur : Somerset Maugham

 

Court Résumé :


Arthur Burdon, jeune médecin londonien du début du 20e siècle, a rejoint sa fiancée Margaret à Paris. Elle y vit pour quelques mois avec sa « chaperonne » Susie Boyd. Ce séjour a été décidé par les amoureux afin que Margaret puisse voir un peu le monde avant son mariage. Ils mènent donc à Paris une vie de bohème au milieu des bourgeois, des artistes et de la population parisienne de tous rangs. Avec leur ami, le docteur Porhoët, ils se rencontrent souvent au fameux restaurant du Chien Noir dans le quartier de Montparnasse. C’est dans cet endroit qu’ils font connaissance avec l’énigmatique Oliver Haddo, un ami du docteur Porhoët.


Oliver Haddo est un être à la fois répugnant et envoutant qui après avoir inspiré une certaine fascination à Susie pour ses connaissances ésotériques, finit par être haï de tous et rejeté. Mais Oliver Haddo qui ne supporte pas d’être humilié met en place une stratégie diabolique afin de se venger de l’outrage que lui a fait subir Arthur lors d’une altercation.


 

Mon avis perso :


 Je ne m’attendais absolument pas à une histoire pareille ! Je ne sais pas pourquoi, mais en lisant la 4e de couverture j’avais cru qu’il s’agissait d’une histoire sur un hypnotiseur qui faisait des démonstrations de ses talents au public parisien du début du 20e siècle. Pour le coup, rien à voir !

 

L’histoire qui commence plutôt calmement dans un petit cocon bourgeois bien pensant, nous embarque tout à coup dans un monde fantastique digne des plus grands auteurs de science-fiction où l’on ne sait plus très bien où commencent et où s’arrêtent la science et le surnaturel. En effet,  au début je trouvé l’histoire un peu « planplan » et que ça mettait un peu de temps à démarrer. Mais après avoir persisté pendant près d’une centaine de pages, ma patience à enfin été récompensée puisque ce c’est à ce moment que l’on entre enfin dans le vif du sujet.

 

Ce qui m’a le plus intéressée, c’est ce parallèlisme continu entre des certitudes de la science de cette époque face à l’intérêt croissant des gens pour l’ésotérisme et les sciences de l’étrange et du surnaturel. Arthur qui semble être le personnage le plus ancré dans ses certitudes finit par être pourtant celui qui porte en lui le plus d’ambivalence à ce sujet.

 

Il est également difficile, pour le lecteur, de déterminer à quel point le personnage d’Oliver Haddo est doué de pouvoirs surnaturels ou s’il ne s’agit que de manipulations habiles. Dans son introduction au roman , Somerset Maugham nous dit qu’il s’est inspiré d’un auteur anglais, Aleister Crowley, qu’il a rencontré à Paris et qui était connu pour s’intéresser en particulier à la magie et au satanisme. Crowley s’étant reconnu par la suite dans le personnage d’Haddo en voulu apparemment beaucoup à Maugham.

 

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Maugham utilise également de nombreux autres éléments autobiographiques détournés. Comme le restaurant du Chat Blanc, devenu Le Chien Noir dans le roman, où il allait souvent lorsqu’il vivait à Paris. J’ai beaucoup aimé également la description des quartiers de Paris qui n’ont pas tellement changé de nos jours. Celle qui m’a le plus marquée fut la description du jardin du Luxembourg vu par le médecin anglais au début du roman : “ The formal garden reminded one of a light woman, no longer young, who sought, with faded finery, with powder and paint, to make a brave show of dispair. It had those false, difficult smiles of uneasy gaiety, and the pitiful graces which attempt a fascination that the hurrying years have rendered vain.”

 

Cette citation me fait également penser à la description de Susie : ”… if Margaret had been as plain and as old as herself. Susie was thirty.[…]and she looked older.” J’ai beaucoup ri en lisant ce passage qui illustre à quel point (je l’espère) les mentalités ont évolué de ce point de vue là.

 

Cependant, je n’ai pas vraiment été touchée par les personnages en eux-mêmes. C’est surement dû à l’époque où a été écrite l’histoire, mais les personnages m’ont semblé, la plupart du temps, un peu trop conventionnels et avec une vision assez limitée du monde qui les entoure malgré leurs nombreux voyages.

 

C’était le premier livre de cet auteur que je lisais et son style m’a pas mal rappelé celui de E.M. Forster. Surtout dans la description des personnages. Je préfère tout de même pour l’instant le style de Forster souvent plus recherché et avec plus d’humour. Les personnages féminins m’ont aussi rappelé ceux de The Frozen Deep de Wilkie Collins, toujours dans l’excès et prêts à s’évanouir à la première émotion forte.

 

Cette lecture fut donc, tout de même, une belle découverte.

 

Nombre de pages : 233

 

Temps mis pour le lire : 3 semaines

 

Note : 14/20

 

Les 3 premières phrases :

 

Arthur Burdon and Dr. Porhoët walked in silence. They had lunched at a restaurant in the Boulevard Saint Michel, and were sauntering now in the gardens of the Luxembourg. Dr. Porhoët walked with stooping shoulders, his hands behind him.

 

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5 juillet 2010 1 05 /07 /juillet /2010 10:04

Désolée pour ce léger retard, voici l'article qui aurait dû paraître hier:


American Sixties Swap !!!!

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Aujourd’hui nous sommes le 4 juillet ! C’est la fête nationale aux Etats-Unis certes, mais c’est surtout le jour de la diffusion des articles sur les colis de l’American Sixties Swap !!!!

 

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Comme d’habitude j’ai eu un petit stress de ne pas pouvoir envoyer à temps mon colis. Mais tout s’est plus ou moins bien passé. J’avais aussi le stress de ne pas recevoir mon colis, mais de ce côté-là tout s’est bien passé aussi et au-delà de mes espérances !

 

J’ai vraiment été comblée par Laetitia. En ouvrant le paquet j’ai presque eu l’impression de l’avoir préparé moi-même ! Jugez plutôt :


TrucsetTrocs-028.jpg

 

Les lectures :

 

Les CD / DVD :

Les miam-miams :

Encore merci Laetitia !


J'ai aussi reçu une super carte qui est la même que j'avais choisi pour ma swappée Mrs Pepys:


TrucsetTrocs-029.jpg

 

Merci aussi à Tiphanie qui a eu la bonne idée d’organiser ce swap !

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30 juin 2010 3 30 /06 /juin /2010 11:40

 

C_etait_la_guerre_des_tranchees.jpg

 

Auteur : Jacques Tardi

 

Court résumé :

 

Suite à de nombreux témoignages qu’il a reçus d’anciens poilus, Jacques Tardi décide de décrire la première guerre mondiale de l’intérieur en racontant les histoires de ceux qui l’ont vécue.

 

Mon avis perso :

 

On peut peut-être dire que Jacques Tardi fait une fixation sur cette période historique mais il a ses raisons. Tout a commencé avec l’histoire de son grand-père que lui a raconté sa grand-mère peu de temps avant sa mort. Depuis cette époque le hante et souhaite sans relâche faire partager à ses lecteurs les horreurs qu’ont vécus ces soldats de la « grande guerre ».

 

Pour ce livre, il s’est extrêmement bien documenté et chaque détails de ses dessins et méticuleusement choisi afin de représenter exactement les situations telles qu’elles ont été vécues. La plupart du temps, les récits sont inventés mais se basent toujours sur des faits réels. Comme cette histoire qui rappelle celle de son grand-père forcé de rester toute une nuit couché « dans un mort » alors qu’il avait tenté de traverser le no man’s land pour rapporter à diner à ses compagnons d’infortune.

 

Un livre fort et juste qui me donne envie de découvrir ses autres livres sur le sujet.

 

Nombre de pages : 126

 

Temps mis pour le lire : 2 jours

 

Note : 18/20

 

Un extrait :

 

extrait-guerre.jpg

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21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 11:25

 

Le-combat-ordinaire-02.jpg

 

Auteur : Manu Larcenet

 

Court Résumé :

Suite du récit de la vie quotidienne de Marco, photographe qui se pose beaucoup de questions sur sa vie et sur le monde qui l’entoure. Dans ce nouveau tome, Marco doit, entre autres, faire face au deuil, accepter que l’œuvre d’un artiste ne soit pas une représentation parfaite de son auteur et combattre ses vieux démons.

 

Mon avis perso :

J’avais déjà bien aimé le premier tome de cette série, bien que j’avais un peu l’impression de rester un peu sur ma faim et j’avais donc très envie de découvrir la suite. Ce deuxième tome ne m’a absolument pas déçue et dépasse même toutes mes attentes. Je le trouve encore mieux réussi que le premier. Les thèmes abordés sont extrêmement bien analysés. J’ai particulièrement apprécié les passages avec les portraits d’inconnus où il nous fait part de ses doutes et de ses découvertes sur le genre humain. Chacun peut ainsi se retrouver dans ces interrogations sur la manière dont certains réagissent face à une situation et qui peuvent parfois mettre très mal à l’aise.

 

J’aime beaucoup également la manière dont notre personnage évolue et tente de vivre non seulement avec ses contradictions mais également avec celles de ceux qui l’entourent et qu’il aime malgré tout.

 

Une suite vraiment très réussie ! J’attends avec impatience de lire le tome 3 !

 

Nombre de pages : 66

 

Temps mis pour le lire : 1 heure

 

Note : 17/20

 

Les premières vignettes :

 

vignettes-combat.JPG

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Lectures en cours

En ce moment je lis :

 

Dans-les-forets-de-Siberie.jpg

 

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