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6 août 2012 1 06 /08 /août /2012 18:50

Guernsey

 

Auteurs : Mary Ann Shaffer et Annie Barrows

 

Court Résumé :

Juliet Ashton, jeune auteure d’un feuilleton à succès pendant la guerre, cherche un nouveau sujet pour un prochain livre qui lui permettra de démarrer une nouvelle carrière après-guerre. C’est alors qu’elle reçoit une lettre d’un habitant de l’île de Guernesey qui souhaite se renseigner sur le poète anglais Charles Lamb. S’en suit une longue correspondance, grâce à laquelle Juliet va faire la connaissance avec nouveaux amis et  découvrir l’histoire extraordinaire des habitants de Guernesey pendant la deuxième guerre mondiale.

 

Mon avis perso :

Au départ, j’étais conquise. Ce livre représentait exactement le type de lecture que je recherchais à ce moment-là : quelque chose en anglais de simple, léger et bien écrit. Malheureusement, cet enthousiasme fut d’assez courte durée car vers le milieu du livre, les personnages m’ont paru de moins en moins intéressants à la limite du neuneu et de la bêtise.

 

Le point positif de cette histoire reste quand même sa présentation sous forme de correspondance entre les différents personnages. Cette construction permet de faire durer un peu le suspens pour les pseudos mystères et secrets qui surgissent au cours de ce récit qui se veut plus que palpitant. Mais avec des personnages inconsistants et caricaturaux, ça ne fonctionne pas.

 

J’ai également lu plusieurs critiques d’habitants de Guernesey qui ne se reconnaissent absolument pas dans cette île rêvée par une auteure qui y à peine mis les pieds et qui n’est pas allée plus loin que l’aéroport. Malgré tout, je le conseille tout de même pour une lecture de plage où il s’agit de ne surtout pas réfléchir. Dernier point positif de cet histoire : cela m’a quand même bien donné envie d’aller faire un petit tour sur les îles anglo-normandes. De belles petites vacances en perspectives !

 

Nombre de pages : 277

 

Temps mis pour le lire : 10 jours

 

Note : 11/20

 

Les 3 premières phrases :

 

Mr Sidney Stark, Publisher

Stephens & Stark Ltd

21 St Jame’s Place

London SW1

 

8th January 1946

 

Dear Sidney,

 

                Susan Scott is a wonder. We sold forty copies of the book, which was very pleasant, but much more thrilling from my standpoint was the food. Susan managed to get hold of ration coupons for icing sugar and real eggs for the meringue.

 

Mary-Ann-Shaffer-et-Annie-Barrows.jpg

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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 23:08

Gatsby

 

Auteur : F. Scott Fitzgerald

 

Court Résumé :

Le narrateur, Nick, jeune trentenaire, suite à un concours de circonstances non calculées se retrouve locataire d’une petite maison à Long Island. Il y retrouve sa cousine Daisy et fait également la connaissance d’un intrigant personnage très charismatique le beau Gatsby. Chez Gatsby, Nick découvre les fêtes à outrance où l’alcool coule à flot au rythme du jazz de ces années folles. Mais toute cette gaité n’est qu’apparence et notre jeune ami découvre bien vite les drames qui se trament en coulisses dans ce monde de luxe et de paraître.

 

Mon avis perso : 

gatsby.jpg

 

Je me rappelle avoir commencé ce livre il y a une dizaine d’année et l’avoir également abandonné très vite. Plus tard, j’ai vu le film avec le splendide pour ne pas dire magnifique Robert Redford qui m’a redonné envie de lire le livre, ce qui m’a pris encore plusieurs années pour me décider.

 

Cela fait longtemps que j’aurais dû me lancer à nouveau dans cette lecture. J’ai beaucoup aimé. Le style, l’histoire tragique et l’atmosphère si particulière et propre à cette époque et à ce lieu m’ont encore une fois séduite. Et bien plus que le film dans mes souvenirs.

 

La fatalité tient une place primordiale dans cette histoire où le rôle de chaque personnage est établit dès le départ avant même que le lecteur ne s’en rende compte. Chaque élément du récit a une fonction précise pour annoncer le drame final qui se jouera entre les protagonistes.

 

Parmi tous les personnages c’est bien évidemment Gatsby qui m’a le plus touchée.  Placé au centre de l’histoire, il apparaît tout d’abord comme un homme trouble au passé mystérieux qui semble avoir tout accompli et être capable de tout accomplir. Tout en lui semble respirer la perfection. Mais au fil du récit, des failles de plus en plus importantes apparaissent chez cet homme qui paraissait pourtant inatteignable. Et l’on s’aperçoit bientôt que le personnage le plus solide et le plus stable est loin d’être celui qu’on croyait au départ…

 

 The Great Gatsy mérite donc bien à sa réputation de grand classique de la littérature américaine à lire absolument !

 

Du même auteur voir également mon commentaire sur The Curious Case of Benjamin Button (and two other stories)

 

Nombre de pages : 188

 

Temps mis pour le lire : 3 semaines

 

Note : 16/20

 

Les 3 premières phrases :


In my younger and more vulnerable years my father gave me some advice that I’ve been turning over in my mind ever since.

“Whenever you feel like criticizing anyone”, he told me,”just remember that all the people in this world haven’t had the advantages that you’ve had.”

He didn’t say any more, but we’ve always been unusually communicative in a reserved way, and I understood that he meant a great deal more than that.

 

 f-scott-fitzgerald.jpg

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23 avril 2011 6 23 /04 /avril /2011 16:50

WonderlandAvenue

 

Auteur : Micheal Connelly (traduit de l’américain par Robert Pépin)

 

Court résumé :

L’inspecteur Bosch reçoit un appel : un chien est tombé sur un os et même plusieurs os. Jusque là rien d’étrange mais le maître du chien du chien, médecin à la retraite, est formel (et c’est là qu’est l’os !) : il s’agit d’ossements humains ! Et voilà l’inspecteur Bosch qui se lance corps et âme pour essayer de résoudre cette affaire malgré les nombreuses embûches semées sur son chemin par sa hiérarchie, les journalistes et les témoins au passé douteux.

 

Mon avis perso :

Contrairement à mon habitude, j’ai lu un livre américain en VF. C’est une collègue qui me l’avait prêté, et comme elle était très enthousiaste à son sujet, je me suis un peu forcée. Finalement c’était le moment parfait pour cette lecture après de A Passage qui a été un peu éprouvante.

 

Ici, le style importe peu étant indéfinissable (la traduction y est peut-être pour quelque chose). C’est surtout l’histoire que l’on suit avec un grand intérêt afin de découvrir au plus vite la solution de l’énigme. Pourtant, le style n’est pas non plus sans intérêt. Il y a quelques passages plutôt bien écrits où l’inspecteur Bosch se pose des questions existentielles que chacun peut être amené à se poser un jour ou l’autre.

 

On découvre aussi les problèmes administratifs auxquels doivent faire face les policiers américains au quotidien afin de répertorier chaque élément d’un dossier, mais qui peuvent entraîner des retards considérables dans la résolution des enquêtes.

 

C’était ma première rencontre avec ce personnage emblématique de l’auteur et il m’a plutôt plu. Je lirai sans problème certaines de ces autres aventures si l’occasion se présente. Un style parfaitement adapté pour les vacances où les moments où on a besoin de lectures simples pour se distraire.

 

Nombre de pages : 472

 

Temps mis pour le lire : 5 jours

 

Note : 14/20

 

Les 3 premières phrases :


A un moment donné, la vieille dame n’avait plus voulu mourir, mais il était trop tard. Elle avait griffé le plâtre et la peinture du mur jusqu’à ne plus avoir d’ongles. Elle avait porté les mains à son cou, luttant pour glisser ses doigts ensanglantés sous le fil électrique.

 

Michael-Connelly.jpeg

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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 17:53

killerintherain.gif

 

Auteur : Raymond Chandler

 

Court résumé :

Un détective se retrouve chargé d’une mission sur les conseils d’un inspecteur pas très réglo. Le but de la mission est de décourager un certain Steiner de trop s’approcher de Carmen la fille de Dravec un patibulaire très nerveux. Mais tout se complique quand Steiner se fait tuer sous le nez du détective et que Carmen est la seule témoin du meurtre.

 

Mon avis perso :

C’est du noir et même du très noir que nous présente Raymond Chandler dans ce recit publié pour la première fois dans la la revue Black Mask en janvier 1935. Le détective, narrateur, dont on n’est pas le nom est la digne ébauche de ce que sera son célèbre Philip Marlowe. Ce Philip Marlowe, j’en ai beaucoup entendu parler et c’est par lui que j’ai découvert cet auteur. Mais jusqu’à présent je n’avais encore rien lu de Raymond Chandler.

 

Ce petit livre m’a permis une première approche. Je n’étais pas sûre d’apprécier le style. Habituellement je ne lis pas ce genre d’histoires. Je ne sais pas pourquoi d’ailleurs, j’ai la fâcheuse tendance à assimiler la littérature policière et en particulier celle de cette époque à de simples romans de gare.

 

Mais là j’ai été conquise ! Le style est froid, précis et tranchant. On a affaire à des gros durs, des malfrats qui n'hésitent pas à se débarrasser des encombrants s'ils deviennent un peu trop gênants. Et au fil de la lecture, on ne peut s’empêcher d’imaginer et de se souvenir des scènes de films noirs des années 30 à 50. Je ne m’attendais pas à trouver un tel talent dans une œuvre de jeunesse. J’ai maintenant hâte de découvrir le reste de l’œuvre de Raymond Chandler. En particulier the Big Sleep qui reste son roman le plus connu.

 

Nombre de pages : 72

 

Temps mis pour le lire : 2 jours

 

Note : 17/20

 

Les 3 premières phrases :

 

We were sitting in a room at the Berglung. I was on the side of the bed, and Dravec was in the easy chair. It was my room.

 

raymondchandler.jpg

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7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 21:52

furthertales.jpg

 

Auteur:  Armistead Maupin

 

Court Résumé:

La vie continue dans la célèbre maison de Barbary Lane à San Francisco. Mais le temps a passé et nous sommes désormais à l’aube des années 80. Mona a quitté la maison, Brian et Mary Ann forment un couple heureux, Mouse a quitté Jon et Mrs Madrigal est toujours égale à elle-même, pleine de surprise. C’est alors que surgissent de nouveaux personnages qui vont donner à l’histoire une tournure à laquelle personne ne s’attendait.

 

SF.jpg

 

Mon avis perso :

Et c’est repartit pour la suite des aventures de Michael, Mary Ann et compagnie ! J’attendais cette suite avec impatience après avoir bien apprécié les deux premiers tomes de la série (Voir mes commentaires ici et ici). Mais je ne sais pas pourquoi cette fois-ci je n’ai pas vraiment accroché…

 

Maisons-SF.jpgOn retrouve à nouveau nos personnages et le style inimitable de l’auteur à la fois direct et charmeur, mais je n’ai pas réussi à m’intéresser vraiment à l’histoire. J’imagine que c’est l’époque à laquelle elle se situe qui veut ça, mais j’ai trouvé les années 80 à San Francisco bien « plan-plan » comparées aux 70’s.

 

Peut-être est-ce pour cela aussi que l’auteur a choisi de nous faire quitter San Francisco et de nous embarquer dans une histoire rocambolesque en Alaska. Les personnages semblent aussi s’ennuyer royalement dans leur vie quotidienne sans surprise.  Même Michael enchaine les histoires sans lendemain, sans surprise et sans rien. D’ailleurs ce personnage à lui seul représente bien le vide abismal qui semble habiter tous les personnages dans cet épisode.

 

Alors évidement, question rebondissement, on est servi. On s’envole pour des contrées lointaines et des alaska.jpgpersonnages hors du commun bouleversent le cours des choses. Mais ça ne suffit pas. Sitôt ces événement épiques terminés tout rentre à la normale. Tout ceci est d’autant plus incroyable qu’après tout ce qui arrive aux personnages on s’étonne encore qu’ils s’en sortent presque tous saints et saufs.

 

Pour finir cette histoire est tellement partie dans des excentricités incontrôlées qu’elle m’a rappelé ce que j’avais ressentis à la lecture des  Yeux jaunes des crocodiles dont j’avais bien apprécié les personnages, mais dont l’histoire me paraissait tellement partir dans du n’importe quoi, que cela m’avait découragée de lire la suite. De la même manière ici, j’ai peur que ce soit le dernier tome de la série que j’ai envie de lire. Mais qui sait, rien n’est jamais sûr…

 

Note : 13 / 20

 

Nombre de page : 368

 

Temps mis pour le lire : 1 mois

 

Les 3 premières phrases:


There were outlanders, of course, who continued to insist that San Francisco was a city without seasons, but Mrs Madrigal paid no heed to them. Why, the sign of spring were everywhere!

Those Chinese schoolboys, for instance, sporting brand new green-and-yellow baseball caps as they careened down Russian Hill on their skateboards.

 

Armistead.jpg

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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 00:32

travelwithcharleyopti

 

Auteur : John Steinbeck

 

Court résumé :

Au début des années 60, John Steinbeck ne sait plus très bien où il se situe par rapport à son œuvre et surtout comment la faire évoluer tout en restant au plus près de ses préoccupations de toujours. En effet, il a toujours écrit sur son peuple, les Américains. Mais désormais, cela fait si longtemps qu’il n’a pas vraiment voyagé dans son propre pays qu’il a bien peur de ne plus les connaître. Il décide donc de partir pendant 3 mois faire le tour des Etats-Unis dans un véhicule hors du commun, nommé Rocinante (en hommage au cheval de Don Quichotte) et de son vieux chien Charley, un caniche français, qui lui tiendra compagnie tout au long de son périple. Et l’on suit notre écrivain sur les routes et autoroutes américaines dans un road trip à la recherche de ses américains. Mais trouvera-t-il dans ce voyage ce qu’il est venu y chercher ?

 

1960rocinante.jpg

 

Mon avis personnel :

Voici un récit bien différents des autres livres de Steinbeck que j’avais lus jusque là ( Of Mice and Men,  The Pearl). C’est un autre genre auquel notre auteur s’attèle ici. Il ne s’agit plus de fiction dans laquelle on retrouve beaucoup d’éléments liés à sa vie, mais bien de sa vie elle-même et de son quotidien. Un quotidien dans un contexte particulier, certes, mais un quotidien tout de même.

 

J’aime beaucoup les récits de voyages, en particulier pour ce qu’ils ont de trépidant et d’inattendu.  Ici, le rythme est un peu plus lent que ce à quoi je m’attendais au départ. Mais remettons-nous dans le contexte : il ne s’agit pas là d’une bande de jeunes fous furieux qui partent à l’aventure pour accomplir les 400 coups. Il s’agit du voyage tranquille d’un homme qui n’est plus tout jeune et qui ne part pas à l’aventure mais à la rencontre de ses concitoyens contemporains pour apprendre à mieux les connaître et les comprendre.

 

maptravels.jpg

 

La route de la rencontre est longue et pas toujours fructueuse. Les trajets semblent interminables. Notre héros se demande souvent pourquoi il a entrepris ce voyage. Il doute de l’intérêt de celui-ci et a l’impression de faire le contraire de ce qu’il devrait faire pour rencontrer des « vrais gens » . Et ces gens qu’il rencontre, sont-il pour autant représentatifs du reste de la population des Etats-Unis ? Bien sûr que non, il en est bien conscient car il sait que chaque voyage est propre à chaque voyageur. Deux voyageurs ayant fait exactement le même parcourt, n’auront pourtant pas fait le même voyage.

 

Chaque rencontre et chaque échec dans la rencontre, est une occasion de plus pour se poser des questions sur la vie, sur la manière dont les gens vivent leur vie dans ce monde moderne en évolution constante. Comme ces personnes de plus en plus nombreuses qui se mettent à vivre dans des mobiles homes et bougent ainsi au gré de leurs envies et de leurs opportunités de travail. Les habitants du North Dakota à Fargo m’ont aussi rappelé le film éponyme des frères Cohen. Steinbeck nous en renvoie une vision assez semblable à celle du film d’ailleurs.


Mais, le passage qui m’a le plus marquée se trouve à la fin du livre, lorsque Steinbeck se retrouve à la Nouvelle Orléans. Durant tout le récit, je m’étais dit que finalement l’Amérique n’avait pas beaucoup changé depuis les années soixante et que ce qu’il décrivait me faisait beaucoup pensé à ce que j’y avais vu assez récemment. Mais là, quel choc ! Dans ce Sud extrêmement conservateur, tous les ingrédients sont présents pour nous rappeler qu’on est bien au début des années 60, que Martin Luther King est encore loin d’avoir gagné son combat et qu’il est d’usage d’afficher un racisme franc et assuré. Toutes les luttes restaient encore à être menées. Dans ce monde qui nous semble presque impensable aujourd’hui, chacun se méfie de son voisin et les préjugés se font tenaces et intransigeants. Une réalité bien difficile à imaginer dans le monde d’aujourd’hui.

 

 Puis le voyage se termine. Parfois bien avant l’heure souhaitée. On se prend à rêver d’un "chez soi" et ce rêve finit par prendre toute la place dans l’esprit du voyageur. Le but ultime change alors d’objet : du voyage en lui-même, il passe à la perspective d’une maison bien douillette, entouré de ses proches.

 

 PS : Petit clin d’œil final à Charley, notre coéquipier de choc qui, malgré les embuches et les problèmes de santé, a aidé notre voyageur à garder le cap.

John-Steinbecks-Travels-With-Charley


 

Nombre de pages : 277

 

Temps mis pour le lire : 1 mois (récemment j’ai eu du mal à trouver du temps pour lire en dehors de mes transports quotidiens en métro qui durent à peine un quart d’heure)

 

Note : 16/20

 

Les 3 premières phrases :

 

When I was very young and the urge to be someplace else was on me, I was assured by mature people that maturity would cure this itch. When years described me as mature, the remedy prescribed was middle age. In middle age I was assured that greater age would calm my fever and now that I’m fifty-eight perhaps senility will do the job.

 

steinbecketcharley.jpg

  Voir aussi l'avis de Keisha

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26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 11:29

 

pearl.jpg

 

Auteur : John Steinbeck


Court Résumé :

Kino, pauvre pêcheur mexicain, doit sans cesse lutter pour subvenir aux besoins de sa famille. Lorsque son fils Coyotito se fait piqué par un scorpion et risque de mourir car le médecin refuse de le recevoir, s’en est trop pour Kino. Il souhaite briser la fatalité et tout faire pour devenir riche afin d’offrir à son fils une chance dans la vie qu’il n’a pas eue. C’est alors qu’il fait une pêche miraculeuse : il découvre « la perle du monde ». Pour Kino c’est un signe et le début d’une nouvelle vie plus prometteuse. Mais est-ce bien de cela dont il s’agit ?

 

Mon avis perso :

J’aime beaucoup Steinbeck, mais j’ai toujours l’impression de mettre trois fois plus de temps à lire ses livres que ceux d’un auteur lambda. C’est que le style est à savourer et qu’il faut prendre son temps pour saisir toutes les nuances de ce qu’il nous décrit. Il faut savoir aussi que si chaque détail est extrêmement bien décrit c'est aussi qu'il devait servir de base pour le scénario d'un film.


Encore une fois j’ai été touchée par ce court récit qui représente bien le malheureux destin des hommes pauvres qui malgré tous leurs efforts et leurs espoirs n’arrivent jamais à se défaire du joug de la société qui les oppresse. Kino est de ces hommes au cœur pur qu'on aimerait voir réussir, mais la cruauté et la cupidité des hommes laissent présager d’avance quelle sera la fin d’une telle aventure. Le destin rattrape toujours inéluctablement celui qui tente de s’en éloigner.


Un très beau récit tout en force, discrétion et dignité.

 

Nombre de pages : 97


Temps mis pour le lire : 3 semaines


Note : 16/20


Les 3 premières phrases :


Kino awakened in the near dark. The stars still shone and the day drawn only a pale wash of light in the lower sky to the east. The roosters had been crowing for some time, and the early pigs were already beginning their ceaseless turning of twigs and bits of wood to see whether anything to eat had been overlooked.


 

JohnSteinbeck.jpg

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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 11:29

84Charing.jpg


Auteur : Helene Hanff

 

Court Résumé :

Helene Hanff est une auteure de pièces de théâtre et de séries pour la télévision américaine. Souhaitant acquérir une culture littéraire anglaise un peu plus poussée elle écrit à la librairie Marks and Co. située 84 Charing Cross Road à Londres. C’est ainsi que démarrera une longue correspondance qui durera plus de vingt ans entre l’américaine un peu excentrique et le personnel de la librairie, en particulier Frank Doel, mais aussi incluant des membres de leurs familles et des amis.

 

Mon avis perso :

Voici un livre que je souhaitais lire depuis longtemps. Je m’étais toujours dit qu’il fallait que je le lise en VO. Mais je suis tombée dessus en Français dans la bibliothèque d’un ami et je n’ai pas pu résister. Je pense que j’aurais dû un peu parce que ce n’est vraiment pas un livre à lire en français quand on peut le lire en anglais. J’ai bien aimé cette correspondance mais je pense que je l’aurais encore plus appréciée si j’avais pu la lire en Anglais. J’ai eu l’impression de rater plein de choses et pas mal de subtilités de langage et d’expressions. Cette version m’a donc plutôt donné une impression d’avant  goût de ce que pourra être ma lecture en anglais sans me donner l’impression de lire vraiment l’œuvre. J'ai aussi bien envie de voir le film qui a été tiré de ce livre.

 

Nombre de pages : 114

 

Temps mis pour le lire : 3 jours

 

Note : 16/20

 

La première phrase :

                                                                                                                             Helene Hanff

                                                                                                                             14 East 95th St.

                                                                                                                             New York City

Marks & Co.

84, Charing Cross Road

Londres, W.C.2

Angleterre

 

Messieurs:

 

                D’après votre publicité dans le Saturday Review of Literature, vous êtes spécialisés dans les livres épuisés.


Voir aussi les avis de Lou, Marie L.


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19 août 2009 3 19 /08 /août /2009 08:06



Auteur : Armistead Maupin

 

Court résumé :

Suite de Tales of the City, ce deuxième de tome de la série nous invite à nouveau à suivre les personnages du 28 Barbary Lane à San Francisco. On va à nouveau de surprise en surprise et de révélations en révélations. De nouveaux personnages apparaissent, d’autres disparaissent, de nouveaux liens se créent et des personnages se retrouvent. Mary Ann trouvera-t-elle en Burke l’ parfait qu’elle attend depuis toujours ? Comment réagiront les parents de Michael lorsqu’ils recevront sa lettre où il leur avoue qu’il est homosexuel ? Qui est vraiment Anna Madrigal ? DeDe parviendra-t-elle à échapper à l’emprise de sa famille et de ses amis ? Que réserve la soixantaine approchante à Frannie ? Bref, beaucoup de questions en guise de résumé. Mais je ne préfère pas en dire plus étant donné que l’intérêt de cette histoire réside surtout dans toutes les réponses à ces questions et que ce serait un peu dommage de gâcher la surprise du futur lecteur potentiel.


 

Mon avis perso :

Cela faisait déjà quelques mois que j’avais lu le premier tome donc il a d’abord fallu que je me remette dans le contexte et que je me familiarise à nouveau avec les personnages et leur histoire. Ceci fait, j’ai pu à nouveau apprécié les différentes péripéties que nous offre ce second opus. Tout d’abord ce qui est intéressant ici c’est que l’on suit d’un peu plus près la vie politique de la fin de années 70 aux Etats-Unis. En effet, l’histoire se passe en 1977 alors que certains politiciens réactionnaires tentent de mettre en place différentes mesures contre les homosexuels. C’est aussi à cette époque que Harvey Milk a été élu à San Francisco en dépit des arguments de sa plus célèbre opposante en Floride Anita Bryant. Les parents de Michael habitent en Floride et sont de fervents supporters de cette adversaire. Les lettres échangées avec leur fils sont très instructives et permettent de mieux percevoir quel était le climat politique de cette époque ainsi que les différents points de vue des citoyens américains. Ayant récemment vu le film Milk, ce sujet m’a d’autant plus intéressée et au fil de ma lecture j’ai pu y superposer les images du film ce qui rendait l’histoire encore plus vivante. Mis à part cet aspect historique, l’intrigue nous entraîne de coup de théâtre en coup de théâtre parfois bluffants mais parfois aussi un peu « too much ».Mais je dois avouer qu’on est tellement emporté dans l’histoire qu’on finit quand même par croire à tout cet incroyable même si quand même je dois bien avouer qu’il y a quelques parties qui partent un peu en délire du style Da Vinci Code avant l’heure. Mais à part ça rien à dire, ce second tome est toujours aussi bien que le premier, peut-être même encore plus inventif. Bon bah, maintenant ya plus qu’à lire la suite :-)

 

Nombre de pages : 288

 

Temps mis pour le lire : 1 semaine

 

Note : 15/20

 

Les 3 premières phrases:

 

The valentine was a handmade pastiche of Victorian cherubs, pressed flowers and red glitter. Mary Ann Singleton took one look at it and squealed delightedly.

“Mouse! It’s magnificient.

J'ai aussi découvert récemment qu'une série télé a été adaptée de ces romans. Mais je ne suis pas sûre de vouloir la regarder tout de suite de peur d'être déçue

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6 avril 2009 1 06 /04 /avril /2009 15:48

Auteur : Armistead Maupin

 

Court résumé: Au cours de ses vacances passées à San Francisco, Mary Ann Singleton décide sur un coup de tête d'y rester. Nous sommes dans les années 70 et la ville plus libérale que jamais est le cœur de toutes les évolutions culturelles. Mary Ann choisit de s’installer dans un appartement situé dans une maison tenue par la mystérieuse et loufoque Mrs Madrigal. Elle fait bientôt partie de la famille qui habite cette maison. Une famille aussi originale que sa propriétaire composée de caractères excentriques, jovials et aussi différents les uns que les autres. Après une adaptation difficile Mary Ann finit tant bien que mal à s’habituer à ses nouveaux voisin et à l’atmosphère très gaie (voire plutôt « gay ») qui règne dans cette maison.

 

Mon avis perso : J’avais déjà commencé à lire ce premier tome de la série il y a deux ans. Mais il ne m’a pas vraiment emballé du coup je l’ai abandonné en court de route. A priori je ne devais pas être dans le « mood » pour ce genre de lecture à ce moment là. Suite au conseil d’une amie j’ai décidé d’essayer de m’y remettre et cette fois-ci j’ai vraiment adoré !   Les personnages et l’ambiance de ce livre sont super originaux et pleins d’énergie. Ça fait plaisir pour une fois ! Surtout après ma dernière lecture des lettres de Kafka qui m’avait plongée dans une dépression profonde. Je ne préfère pas trop rentrer dans les détails des histoires qui arrivent au personnage pour ne pas gâcher le plaisir et la surprise des prochains lecteurs potentiels. J’ai aussi choisi ce livre, parce que j’ai choisi San Francisco comme destination principale pour mon prochain voyage lointain. Du coup ça m’a donné une nouvelle image de la ville telle qu’elle était dans cette époque en plein changement où tout semblait permis ou presque. Et maintenant il ne me reste plus qu’à lire la suite ;-)

 

Nombre de pages : 272

 

Temps mis pour le lire : 10 jours

 

Note : 17/20

 

Les 3 premières phrases :

Mary Ann Singleton was twenty-five years old when she saw San Francisco for the first time.

She came to the city alone for an eight-day vacation. On the fifth night, she drank three Irish coffees at the Buena Vista, realized that her Mood Ring was blue and decided to phone her mother in Cleveland.

Voir aussi les avis de Pimprenelle et de Neph.
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