Dimanche 15 janvier 2012 7 15 /01 /Jan /2012 11:59

Jeanne

 

Auteur : Jacqueline de Romilly

Court Résumé :
Jacqueline de Romilly nous raconte l’histoire de sa mère, Jeanne. Jeanne est une femme extraordinaire qui sera tour à tour secrétaire, écrivain, auteur de textes pour la radio et surtout une mère exemplaire pour sa fille.

Mon avis perso : Jeannemaximedavid
Pour être honnête, je n’aurais jamais lu ce livre de moi-même. Mais c’est ma grand-mère qui m’a demandé de le lui lire. Depuis quelques mois, elle ne peut plus lire toute seule, et cette histoire lui tenait vraiment à cœur car elle est née la même année que Jacqueline de Romilly et a donc quelques points communs avec l’auteure.

Jeanne est née à la fin du XIXe siècle et grandit dans un univers plutôt protégé. En regardant les vieilles photos de sa mère, Jacqueline s’aperçoit que dès lors Jeanne semble différentes des autres membres de sa famille. Elle aspire à une plus grande liberté, à la joie et au bonheur. Jacqueline s’attache en particulier à une photo où sa mère porte un bracelet. Cette photo nous montre la Jeanne d’avant pour qui tout est encore possible.

Jeanne se marie jeune et épouse un juif. Jeanne la rebelle entre enfin en action. Elle vit alors un court temps de bonheur avec celui qu’elle aime et adule et voici que nait Jacqueline. Mais c’est le temps de la guerre et son cher mari meurt au combat…

Tout semblerait donc perdu d’avance pour cette jeune veuve de guerre sans argent et avec une petite fille à sa charge. Mais c’est là que la vraie personnalité de Jeanne va se révéler. A partir de ce moment là, son seul but sera d’assurer le confort et le bien être de sa fille tout en entretenant autour d’elle une foule d’admirateurs séduits par son humour et sa ténacité qui l’aideront souvent dans les moments difficiles.

lepuitdesabeilles Malgré la pauvreté, Jeanne ne restera jamais sans ressource et poursuivra également sans relâche ses efforts pour réaliser son autre rêves le plus cher : devenir un écrivain reconnu. Bien que souvent proche du succès, elle ne sera jamais cet auteur célèbre qu’elle méritait pourtant d’être à bien des égards. Pourtant, même à un âge avancé, elle ne baissera jamais les bras et espérera toujours avec une détermination butée accéder à la notoriété et à la reconnaissance du public et de ses paires.

C’est un beau portrait de sa mère que Jacqueline de Romilly nous donne là. Une mère qu’elle considère maintenant avec encore plus de considération que de son vivant en regrettant de ne pas parfois l’avoir tout à fait comprise et reconnue à sa juste valeur. Par ailleurs, je découvre aussi cet écrivain grâce à ce livre et je dois dire que je suis tombée sous le charme de son écriture.

 

Nombre de pages : 248

Temps mis pour le lire : 5 mois

Note : 14/20

Les 3 premières phrases :


« Jeanne au bracelet d’argent » : c’est ainsi qu’on l’appelait à cette époque, quand elle avait seize ou dix-sept ans. Je sais même d’où lui venait ce nom, et qui lui avait offert ce bracelet : un oncle le lui avait rapporté d’Indochine. J’imagine, connaissant les faibles moyens dont disposait sa famille, que ce bracelet, de provenance lointaine, devait être modeste.

 

jacquelineromilly

Par LN - Publié dans : Littérature contemporaine
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Mercredi 28 décembre 2011 3 28 /12 /Déc /2011 15:44

ChienBlanc.jpg

 

Auteur : Romain Gary

 

Court Résumé :

Romain Gary est à Hollywood avec sa femme Jean Seberg en 1968 pendant la révolte noire qui déchire le pays au beau milieu de la guerre du Viêtnam.  C’est à ce moment-là qu’il fait la connaissance d’un chien a priori doux comme un agneau mais qui aura rapidement des réactions violentes et inattendues. A son grand désespoir, il s’aperçoit que c’est un fait un « white dog », « chien blanc », c’est-à-dire un chien qui, dans l’esprit de ceux élevés dans les anciennes plantations, a été dressé par la police pour s’attaquer exclusivement aux délinquants noirs. Ne pouvant supporter cette idée, Romain Gary décide de tout tenter pour rééduquer ce chien. Mais la bêtise des hommes est telle que tous ses efforts entrepris semblent être peine perdue.

 

romainjean

 

Mon avis perso :

Cela faisait un moment que j’attendais cette rencontre avec ce livre ( et son auteur !) et je suis encore sous le choc. Romain Gary a une vision juste et incisive de la réalité qui l’entoure. Son regard est réaliste, franc et à contre-courant  des bien-pensants de son époque et même encore parfois d’aujourd’hui. Ce qui m’a surtout frappée c’est que de nombreux problèmes de la fin des années décrits dans ce livre soit encore tant d’actualité.

 

On pourrait croire que la société évolue et que les rapports entre les êtres humains ont changé. Malheureusement ce n’est pas toujours le cas. Et il est triste et souvent même révoltant de constater à quel point les préjugés et la bêtise humaine ont la peau dure.

 

Dans cette histoire, on pourrait croire qu’il y a les gentils et opprimés (les noirs) et les méchants et oppresseurs (les blancs). Mais la réalité est comme toujours bien plus compliquée que cela. Romain Gary l’a bien compris et tente par tous les moyens de prendre de la distance avec tous ces conflits qui ne mènent à rien. Seulement voilà, il est marié à Jean Seberg, une femme jeune, bien plus jeune que lui et qui cherche par tous les moyens à apporter ton soutien à la « cause noire » afin de contribuer au changement de la société pourrie dans laquelle elle vit. Mais le désenchantement est rapide est brutal pour la jeune actrice qui se retrouve mêlée à des histoires de complots entre des groupuscules extrémistes et la CIA.

 

Ce livre n’apporte pas de réponse à tous ces problèmes mais seulement le point de vue d’un homme de son temps qui tente tant bien que mal de faire entendre son point de vue et de présenter aux générations présente et à venir les risques et les dérives de certains engagements dont les tenants et les aboutissants nous dépassent. Ce livre est un magnifique plaidoyer contre le racisme et le fanatisme. A lire d’urgence !

 

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Nombre de pages : 220

 

Temps mis pour le lire : 1 semaine

 

Note : 19/20

 

Les 3 premières phrases :

 

C’était un chien gris avec une verrue comme un grain de beauté sur le côté droit du museau et du poil roussi autour de la truffe, ce qui le faisait ressembler au fumeur invétéré sur l’enseigne du Chien-qui-fume, un bar-tabac à Nice, non loin du lycée de mon enfance.


Il m’observait la tête légèrement penchée de côté, d’un regard intense et fixe, ce regard des chiens de fourrière qui vous guettent au passage avec un espoir angoissé et insupportable. Il avait un poitrail de lutteur et, bien des fois, plus tard, lorsque mon vieux Sandy le taquinait, je le vis refouler l’importun par la seule puissance de son thorax, comme un bulldozer.

 

romaingary.jpg

Par LN - Publié dans : Classiques de la littérature Française
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Dimanche 25 décembre 2011 7 25 /12 /Déc /2011 22:18

voyagepasse.jpg

 

Auteur : Stefan Zweig

 

Court Résumé :

Un homme tombe amoureux de la femme de son patron et celle-ci l’aime aussi mais l’homme est envoyé en mission au Mexique pour plusieurs mois. Puis la guerre vient à son tour bouleverser les espoirs des amoureux.

 

Mon avis perso :

J’ai eu pour la première fois un soupçon de déception en lisant une nouvelle de Stefan Zweig. Cette déception a fini s’estomper au fil du roman mais n’en est pas moins demeurée présente tout au long de ma lecture.


J’ai trouvé par moment le style à la limite du « niais » ce qui ne m’était jamais arrivé chez cet auteur qui est un de mes préférés. Je mettrai cette petite baisse de régime sur le compte de l’inachèvement de cette nouvelle qui a été publiée de manière posthume sans que l’auteur ait pu y apporter toutes les corrections requises pour égaler la qualité de ses autres récits.


Cette histoire n’est pas désagréable à lire mais je n’y ai pas retrouvé cette grandeur d’âme et de sentiments qui caractérise ses autres œuvres.

 

Nombre de pages : 102

 

Temps mis pour le lire : 3 jours

 

Note: 12/20

 

Les 3 premières phrases :

 

« Te voilà ! », dit-il en venant à sa rencontre les bras ouverts, presque déployés. « Te voilà », répéta-t-il et sa voix grimpa dans les aigus, passant de la surprise au ravissement, la silhouette aimée. « Je craignais tant que tu ne viennes pas ! » 

 

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Par LN
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Vendredi 23 décembre 2011 5 23 /12 /Déc /2011 21:07

rien-ne-s-oppose-a-la-nuit.jpg

 

Auteur : Delphine de Vigan

 

Court Résumé :

Delphine de Vigan nous fait découvrir sa mère et par la même occasion cherche à comprendre, par cette étude d’une femme peu ordinaire, comment sa vie qui avait si bien commencé a suivi des méandres aussi tragiques en détruisant beaucoup sur son passage.

 

Mon avis perso :

Quel choc ! J’ai du mal à savoir par où je vais commencer pour vous parler de ce livre. La description que l’auteure fait de sa mère est à la fois pleine de tendresse et impitoyable. Elle nous présente ainsi celle qu’elle appellera « Lucille » dans ce livre. Lucile est belle, d’une beauté tranquille au calme majestueux. Enfant, elle joue même au mannequin ce qui permet à ses nombreux frères et sœurs de passer d’agréables vacances grâce à ses gages.

 

En effet, Lucile se retrouve au milieu d’une grande famille qui comptera au total 9 enfants, c’est là la fois sa force et le drame de toute sa vie. Cette famille qui lui donnera tend de joie sera aussi la cause de ses malheurs les plus profonds.

 

Plus elle grandit, plus elle semble étrangère au monde qui l’entoure. Elle peut rester des heures à ne rien faire qu’à observer ce petit monde en mouvement perpétuel qui l’entoure. Et puis c’est le drame : son frère Antonin se noie dans un puits lors des vacances d’été. Cette catastrophe est la première d’une longue série, comme si le sort avait décidé de s’acharner sur cette famille et de ne plus jamais la laisser en paix.

 

Puis Lucile grandit et tombe amoureuse de Gabriel, un beau jeune homme avec qui elle passe ses vacances. Les choses se décident très vite car elle tombe enceinte et un mariage est rapidement programmé. Et très vite aussi la petite - l’auteure elle-même - nait. Mais l’idylle est de courte durée et après la naissance de leur deuxième enfant le couple se sépare et Lucile s’en va vivre sa vie de bohème avec ses filles.

 

Les petites grandissent à leur tour et s’aperçoivent petit à petit que quelque chose cloche avec Lucile. Elle n’est pas tout à fait comme les autres mamans. Les symptômes sont présents au quotidien mais le nom de la maladie n’est pas encore connue : Lucile est bipolaire…

 

A travers l’histoire touchante de cette femme d’exception, l’auteure nous confronte à de nombreux drames qui ont brisé ce destin : la mort - et souvent le suicide - de ses proches, le viol, la maladie, tout y est décrit avec une justesse impressionnante qui donne à réfléchir. Personnellement, je me suis parfois un peu reconnue dans cette enfant qui souffre du comportement souvent irrationnel de sa mère et c'est peut-être aussi pour cela que cette histoire m’a tellement marquée.

 

Un livre incroyablement réaliste et douloureux, mais emprunt également d’une certaine légèreté de vivre qui est à lire absolument.

 

Nombre de pages : 437

 

Temps mis pour le lire : 1 semaine

 

Note : 18/20

 

Les 3 premières phrases :


Ma mère était bleu, d’un bleu pâle mêlé de cendres, les mains étrangement plus foncées que le visage, lorsque je l’ai trouvée chez elle, ce matin de janvier. Les mains comme tachées d’encre, au pli des phalanges.

 

Ma mère était morte depuis plusieurs jours.

 

delphinevigan.jpg

Par LN - Publié dans : Littérature contemporaine
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Mardi 6 décembre 2011 2 06 /12 /Déc /2011 21:17

chatkimono.jpg

 

Auteur : Nancy Peña

 

Court résumé :

Un chat dessiné sur  le kimono d’une jeune fille japonaise s’enfuit et parcourt le monde en s’introduisant dans nos comptes et histoires populaires.

 

Mon avis :

J’ai choisi ce livre pour sa couverture et c’est vraiment ce qu’il avait de mieux finalement. Les dessins son plutôt beaux, en particulier ceux qui se passent au Japon, mais l’histoire reste à vraiment être approfondie.


Le concept est intéressant, mais cela ne donne malheureusement rien de transcendant. Je n’ai d’ailleurs rien de plus à dire dessous.

 

Nombre de pages : 101

 

Temps mis pour le lire : 20 minutes

 

Note : 10/20

 

Un extrait :

 

chatkimonovignette.jpg

Par LN - Publié dans : BD
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