Littérature anglaise

Jeudi 6 août 2009


Auteur : E. M. Forster

 

Court résumé :

Lilia, jeune veuve, la trentaine et assez instable, est poussée par sa belle-famille à faire un voyage en Italie. En effet, sa famille a trop peur des scandales que Lilia, veuve de leur défunt fils Charles, pourrait créer par sa nature imprévisible et non-conforme à la bonne société dans laquelle elle évolue. Elle est confiée aux bons soins de Miss Abbott une jeune fille sans expérience qui souhaite elle aussi voyager en Italie pendant quelques mois. Malheureusement le voyage ne se passe pas comme l’avait prévu la belle-famille et ils doivent bientôt faire face à un scandale bien plus important que tout ce qu’ils auraient pu imaginer.

 

Mon avis perso :

C’est le premier livre que Forster a publié et c’est également le premier livre de cet auteur que je finis. Il faut dire qu’il est assez court. Mais tout l’intérêt ne réside pas dans son épaisseur, loin de là. J’aime beaucoup le style de Forster, à la fois posé et plein de fantaisie avec beaucoup d’humour. Mais évidemment comme je suis butée et que je refuse de lire les livres anglais en version française, ça me prend parfois un peu de temps pour les lire. Le style de Froster, est pour moi à déguster, tout doucement pour bien prendre en considération toutes les nuances de la narration et les allusions subtiles qui sont ajoutée par des mots a priori anodins mais qui font toute la différence. J’avais déjà commencé Howard’s End que j’avais beaucoup apprécié, mais je mettais tellement de temps à le finir que j’ai fini par l’abandonné bien malgré moi parce qu’il fallait que je finisse bien un jour par le rendre à la bibliothèque ! Heureusement avec celui-ci ça a été plus facile. J’aime beaucoup le titre à la fois doux, poétique et qui laisse quand même présager un part d’ombre. Une ombre présente dans tout le récit comme une malédiction qui s’acharne sur des personnages qui ont bien du mal à se comprendre. L’incompréhension est bien sûr langagière et culturelle entre l’Italien et les Anglais, mais semble également plus profonde. Il semble qu’un mur les sépare dans deux mondes bien distincts et où la rencontre reste impossible. De se point de vue là ça m’a beaucoup fait pensé à Howard’s End où deux mondes se côtoient sans jamais se voir vraiment et se comprendre. L’œuvre de Forster représente parfaitement son époque faite de préjugés, d’orgueil et de malentendus. Je ne pense pas que ce livre soit le meilleur de Forster mais il fut en tous cas une très belle découverte.

 

Nombre de pages : 148

 

Temps mis pour le lire : 1 semaine

 

Note : 16/20

 

Les 3 premières phrases :


    They were all at Charing Cross to see Lilia off – Philip, Harriet, Irma, Mrs Herrinton herself. Even Mrs Theobald, squired by Mr Kingcroft, had braved the journey from Yorkshire to bid her only daughter goodbye. Miss Abbott was likewise attended by numerous relatives, and the sight of so many people talking at once and saying such different things cause Lilia t break into ungovernable peals of laughter.

 

    “Quite an ovation,” she cried, sprawling out of her first class carriage.


Par LN
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Lundi 27 juillet 2009



Auteur: Alexander McCall Smith

 

Court résumé :

Dans ce troisième volet de la série The No.1 Ladies’ Detective agency, on suit encore et toujours les aventures tranquilles de Mma Ramotswe. Elle doit maintenant faire fasse à de nouveaux problèmes : l’agence de détective coûte trop cher et risque la faillite, son fiancé est en pleine dépression et les apprentis qu’il emploie pour son garage son irrespectueux et inefficaces. Heureusement, Mma Makutsi est là pour l’aider. On en apprend d’ailleurs plus sur ce personnage dans ce volume. Mma Makutsi de son côté a elle aussi de nouvelles responsabilités et se voit charger d’un cas d’une très haute importance concernant l’élection de Miss Beauté et Intégrité.



 

Mon avis perso :

Encore un bon moment de détente passé en compagnie de personnages simples et rassurants. Les personnages deviennent de plus en plus complexes et dévoilent avec parcimonie quelques uns de leurs secrets. Evidemment, encore une fois, ce n’est pas vraiment dans cette série que l’on va trouver de l’action et du suspens avec une intrigue à rebondissement. Mais il est toujours aussi intéressant de faire un peu plus connaissance avec le Botswana et l’Afrique en général. Cette lecture est à savourer tout en prenant son temps, en suivant le rythme calme et lancinant du narrateur.

 

Nombre de pages : 225

 

Temps mis pour le lire : 5 jours

 

Note : 15/20

 

Les 3 premières phrases :

 

Mma Ramotswe, the daughter of the late Obed Ramotswe of Mochudi, near Gaborone, Botswana, Africa, was the announced fiancee of Mr J. L. B. Matekoni, son of late Pumphamilitse Matekoni, of Tlokweng, peasant farmer and latterly chief caretaker of Railway Head Office. It was a fine match, everybody thought; she, the founder and owner of The No. 1 Ladies’ Detective Agency, Botswana’s only detective agency for the concerns of both ladies and others; he, the proprietor of Tlokweng Road Speedy Motors, and by general repute  one of the finest mechanics in Botswana. It was always a good thing, people said, to have independent interests in a marriage.


Par LN
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Lundi 20 juillet 2009

Auteur: Roald Dahl


Court résumé:

Dans cette deuxième partie de son autobiographie, qui n’en n’est pas une, Roald Dahl nous raconte ses souvenirs de jeunesse  après le lycée. Il est d’abord employé par la compagnie Shell qui l’envoie en mission pour 3 ans en Afrique. De là, alors que la seconde guerre mondiale a commencé il décide de s’engager dans la RAF. Cette décision le conduira à vivre tout plein d’aventures passionnantes où il devra risquer sa vie à chaque instant.

 

Mon avis perso :

Avant de lire ce livre je n’avais aucune idée de la jeunesse mouvementée qu’avait eue Roald Dahl durant la guerre. J’avais juste une image de cet homme calme vivant à la campagne et se retirant da ns sa cabane en bois au fond de son jardin pour écrire des livres pour enfants. Tout d’abord, il faut quand même constater la chance incroyable qu’il a eue à certain moment de sa vie. Par exemple être retenu parmi les centaines de candidats qui se présentaient au concours d’entrée de l’entreprise Shell. Ensuite toutes ces situations incroyables auxquelles il doit faire face lors de ses missions avec la RAF. N’importe qui d’autre aussi inexpérimenté que lui aurait péri dès la première attaque mais lui s’en sort toujours comme par miracle. Un miracle aussi qui le sauve des flammes de son avion crashé en plein désert. Le fait qu’il ait pu être accepté dans la RAF malgré sa très grande taille est encore à ce jour un mystère totalement inexpliqué. Ce qui est impressionnant aussi c’est la manière stoïque avec laquelle il réagit face aux événements. On retrouve bien ici le flegme britannique légendaire ! A certains moments  où il se croit indubitablement perdu, il prend le temps d’admirer les paysages magnifiques qui l’entourent et de se dire que la terre c’est vraiment beau… Une des ses passions étant la photographie, il ne se sépare que très rarement de son appareil photo et le prend souvent avec lui dans son avion. On peut donc aussi suivre son histoire en images grâce aux photos qu’il a prises pendant cette période. Le texte est aussi régulièrement entrecoupé de documents officiels et de lettres qu’il a écrites à sa mère. L’affection qu’il voue à sa mère est aussi très touchante dans ce livre. La fin, où il raconte son retour inattendu en Angleterre, est d’ailleurs très émouvante avec les retrouvailles tant espérées par sa mère mais qui jusque là se demande encore si son fils est toujours vivant, n’ayant pas reçu de nouvelles de lui depuis plus de 3 ans. C’est donc un témoignage exceptionnel qui nous est livré par un homme vraiment hors du commun.

 

Nombre de pages : 209


Temps mis pour le lire : 5 jours

 

Note : 17/20

 

Les 3 premières phrases:

      The ship that was carrying me away from England to Africa in the autumn of 1938 was called the SS Mantola. She was and old paint-peeling tub of 9,000 tons with a single tall funnel and vibrating  engine that  rattled the tea-cups in their saucers on the dinning-room  table.


      The voyage from the Port of London to Mombasa would take two weeks and on the way we were going to call in at Marseilles, Malta, Port Said, Suez, Port Sudan and Aden.

 

Ces premières phrases avec l’énumération des ports où son bateau fait escale, m’ont rappelé l’histoire de Marius de la trilogie marseillaise de Marcel Pagnol.  La liste correspond exactement aux destinations vers lesquelles s’en vont vogués les navires qui partent de Marseille et qui font tant rêver Marius.


Par LN
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Lundi 13 juillet 2009

Auteur: Charlotte Brontë

 

Court résumé:

Miss Jane Eyre n’est pas la bienvenue chez sa tante, Mrs Reed, qui l’a recueillie alors qu’elle était encore toute petite à la mort de ses parents. Mrs Reed décide donc de se débarrasser de cette orpheline pour laquelle elle n’éprouve aucune affection, en l’envoyant à l’âge de 8 ans dans un pensionnat très strict. C’est dans cette école coupée du reste du monde et où la survie est une lutte de chaque instant, que Jane va grandir et apprendre tout ce qu’il faut savoir pour être à son tour une institutrice. A l’âge de 18 ans, elle peut enfin passer une annonce en tant que gouvernante ce qui lui permettra de quitter définitivement cette sinistre institution. Elle reçoit bientôt une réponse à son annonce qui l’invite à se présenter à Thornfield Hall, demeure d’un certain Mr Rochester qui cherche une gouvernante pour sa protégée Adèle.  Commence alors, pour notre jeune héroïne, une vie meilleure et le début d’une grande histoire d’amour et d’amitié.

 

Mon avis perso :

Encore une fois un voici un grand classique de la littérature anglaise que presque tous les blogs ont déjà commenté. Mais bon, il va bien falloir essayer de trouver quelque chose de nouveau à dire :-) Tout d’abord je me suis seulement intéressée pour la première fois à cette histoire il y a presque 3 ans en voyant à la télé la magnifique série de la BBC. Je conseille d’ailleurs fortement cette série qui reprend merveilleusement bien la plupart des éléments du livre et l’atmosphère fantomatique, mystérieuse et surnaturelle du livre. Evidemment le livre est encore mieux et m’a énormément plu également.


Je pense que j’aurais d’autant plus apprécié cette histoire si je l’avais lu à l’adolescence. A cette époque j’en avais juste vaguement entendu parlé, mais sans plus. Le surnaturel est un des éléments qui m’aurait le plus marqué à l’époque et qui du coup, maintenant, n’a pas eu beaucoup d’effet sur mon impression lors de ma lecture. C’est dommage mais ce qui est passé est passé :-) Le fait que les héros de ce livre ne soient pas pour une fois un couple de top modèles invincibles et qui surmontent sans peine les obstacles que la vie met sur leur chemin, apporte aussi beaucoup à ce récit. Que dire de plus si ce n’est que c’est tout de même un livre exceptionnel qui fait parti des livres à lire absolument !

 

Nombre de pages :  502


Temps mis pour le lire : 4 mois (Il faut dire que c’est la première fois que je m’attaque à un livre aussi gros en anglais).


Note : 18/20

Lire aussi l'avis de Paradoxale.

 

Les 3 premières phrases:


      There was no possibility of taking a walk that day. We had been wandering, indeed, in the leafless shrubbery an hour in the morning; but since dinner (Mrs Reed, when there was no company, dinned early) the cold winter wind had brought with it clouds so sombre, and a rain so penetrating, that further outdoor exercise was now out of the question.


     I was glad of it: I never liked long walks, especially on chilly afternoons: dreadful to me was the coming home in the raw twilight, with nipped  fingers and toes, and a heart saddened by the chidings of Bessie, the nurse, and humbled by the consciousness of my physical inferiority to Eliza, John and Georgiana Reed.


 
Par LN
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Mercredi 1 juillet 2009



Auteur: Roald Dahl


Court résumé:

Dans cette première partie de son autobiographie, qui n’en est pas une selon lui, Roald Dahl nous raconte l’histoire de sa famille et de son enfance. On y apprend, entre autres, comment son père est parti de son petit village natal de Norvège, décidé à faire fortune dans le monde et comment ses parents se sont rencontrés. Il partage aussi ses souvenirs avec ses amis d’enfance et ses luttes contre les adultes violents et injustes qu’il a rencontrés dans les écoles anglaises des années 20.

 

Mon avis perso :

Encore une fois je suis tombée sous le charme de Roal Dahl. Dès les premières phrases de son introduction, il nous met dans la confidence en nous faisant bien comprendre qu’il ne s’agit pas là d’une autobiographie ordinaire : «  An autobiography is book a person writes about his own life and it is usually full of all sort of boring details. This is not an autobiograpghy » (Traduciton approximative : « une autobiographie est un libre qu’une personne écrit à propose de sa vie et c’est habituellement plein de détails ennuyeux. Ceci n’est pas une autobiographie. ») Et il a raison on ne s’ennuie pas du tout en le lisant :-) Dès le départ l’histoire de sa famille est remplie de personnages hors du commun. Sa mère est une femme extrêmement courageuse qui a décidé de tout faire pour que ses enfants aient une « bonne éducation » selon le désir de son défunt mari alors qu’il aurait été si simple pour elle de retourner dans son pays d’origine pour recevoir tout le soutien nécessaire à sa situation. Le monde que décrit Roald Dahl est aussi un monde où les enfants, contrairement à aujourd’hui, n’ont pas à exprimer de souhait et doivent se contenter de se plier aux désidératas  des adultes qui sont souvent contraires à la logique mais ne peuvent en aucun cas être discutés. La violence qu’il a eu à subir dans les écoles privées anglaises, bien que monnaie courante à l’époque semble vraiment inconcevable et incompréhensible aujourd’hui. Dans le récit qu’il fait, on repère également très facilement certains personnages qui ont servi de point dans son processus de création pour certaines intrigues de ses livres. Il en fait d’ailleurs l’aveu dans l’anecdote où il raconte comment l’usine Cadbury donnait gracieusement aux élèves de son école  12 barres de chocolat afin qu’ils puissent donner leur avis sur les nouveaux produits. Cela ne vous rappellerait-il pas une autre histoire que ce cher Monsieur Dahl vous aurait contée dans votre enfance ? ;-) Un bon moment de divertissement et de retour à une enfance pas si lointaine que ça finalement, avec tout l’humour de Roald Dahl.

 

Nombre de pages : 176


Temps mis pour le lire : 3 jours


Note : 18/20


Les 3 premières phrases :


My father Harald Dahl, was a Norwegian who came from a small town near Oslo, called Sarpsborg. His own father, my grandfather, was a fairly prosperous merchant who owned a store in Sarpsborg and traded in just about everything from cheese to chicken-wire.


              I am writing these words in 1984, but this grandfather of mine was born, believe it or not, in 1820, shortly after Wellington had defeated Napoleon at Waterloo.
Par LN
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