Ce blog a pour but de présenter mes impressions sur mes lectures et de les partager avec d'autres lecteurs. N'hésitez pas à me laisser des commentaires et des conseils pour mes prochaines
lectures. A bientôt sur la blogosphère :-)
Un gentilhomme, nommé Bernage, envoyé en mission par Charles VIII à
Cologne, est accueilli dans un château sur son chemin. C’est là qu’il fera la connaissance du Seigneur de Sigismund d’Ehrenburg et de sa femme Albe, jeune fille au cœur repentant, bannie par son
mari à cause d’une trahison qu’il ne peut lui pardonner. Suite à cette rencontre, Sigismund d’Ehrenburg va correspondre avec le seigneur de Bernage afin de lui expliquer ce qui l’a conduit à agir
de cette manière envers sa femme, et pourquoi leur rencontre a été déterminante dans sa vision de la vie.
Mon avis personnel :
J’ai trouvé ce livre très beau. Un vrai petit bijou. Je ne connaissais pas du
tout l’auteure, et c’est par hasard qu’une amie m’a prêté ce livre qu’elle avait bien aimé. Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu un livre en français dont le style me parle autant.
L’écriture est belle et on voit bien que l’auteure aime les mots et ils le lui rendent bien. Ce livre est basé sur une nouvelle écrite par Marguerite de Navarre dont je n’avais jamais
entendu parler non plus. Dans son avant propos l’auteure explique également qu’elle a dû se mettre aussi à la place personnages avec une vision du monde non conforme au monde actuelle dans lequel
nous vivons. Dans ce monde, l’homme représentant de Dieu sur terre, régnait en maître sur les femmes, les enfants et toutes les créatures vivantes de notre planète. Il y a d’ailleurs eu un moment
où les propos tenus par Ehrenburg m’ont bien énervée. Cela montre bien à quel point l'auteur a réussi à incarner un personnage conforme au contexte d'une époque à laquelle certains avis aussi
tranchés et misogynes étaient complètement normaux. J’ai trouvé très belle la conception de l’amour décrite ici et aussi l’hymne à la vie prôné par les personnages pour que, comme dit l’auteure,
elle ne soit faite de rien sinon de ce qui brûle.
Nombre de pages : 153
Temps mis pour le lire : 2h30
Note : 17/20
3 citations :
« Celui qui fait sien son destin - hostile et terrible
soit-il – celui-là est libre. »
« Mes pieds se poseront à nouveau sur la terre et mes pas
marqueront la glaise. »
« Cette immense mise en scène sacré et absurde dont
jouissent les dieux quand, entre deux rêves, ils laissent leur regard vaguer sur les mondes.
Il ne m’étonnerait pas que nous ne
soyons alors ces dieux. »
A
lire aussi les avis de Leiloona et d'Ys
qui m'apprend que l'auteure est morte d'un cancer foudroyant et a obtenu le Prix de la langue française pour ce roman.
Récit souvenirs à quatre voix, qui tente de répondre à cette question
cruciale : qui était vraiment Louki?
Mon avis perso :
Oui je sais le résumé est vraiment court mais c’est bien ça pourtant. Je ne sais
pas trop quoi rajouter. C’est le premier livre de Modiano que je lis donc je n’ai pas vraiment de point de comparaison. J’ai trouvé ça plutôt plaisant. L’ambiance m’a pas mal rappelé certains
films de la nouvelle vague. Mais rien d’extraordinaire non plus. J’ai reçu ce livre dans le cadre du Swap Paris par aBeille. Pour le coup
c’est bien la description de ce Paris d’antant qui m’a le plus intéressée. J’ai bien aimé cette idée des zones neutres dans la ville où tous les disparus se cachent. Et aussi la tentative de
noter tout les déplacements des clients du café pour essayer de fixer l’infixable dans ce monde où tous les personnages semblent être un peu perdus dans leur vie. Autrement, j’ai trouvé les
personnages un peu déprimants. On a un peu envie de les secoués et de les sortir de ce triste Paris. L’avantage de ce livre aussi c’est qu’il est court et facile à lire. J’ai égalment trouvé le
style du début du roman un peu lourd, avec des répétitions constantes des noms des personnes présentent dans le café. Mais peut-être que c’était l’impression que voulait donner l’auteur du
personnage de l’étudiant de l’Ecole des Mines. Je pense qu’il faudrait que je lise un autre livre de Modiano pour me faire une idée définitive. Mais j’ai comme l’impression qu’il se répète pas
mal… me trompe-je ? ;-)
Nombre de pages : 160
Temps mis pour le lire : 3 jours
Note : 13/20
Les 3 premières phrases :
Des deux entrées du café, elle
empruntait toujours la plus étroite, celle qu’on appelait la porte de l’ombre. Elle choisissait la même table au fond de la petite salle. Les premiers temps, elle ne parlait à personne, puis elle
a fait connaissance avec les habitués du Condé, dont la plupart avaient notre âge, je dirais entre dix-neuf et vingt-cinq ans.
Court résumé : Les plus grands meilleurs écrivains célèbres de tous les temps de la littérature française actuelle se mettent à
disparaître mystérieusement. Heureusement le nom moins célèbre, commissaire Adam Seberg est chargé de l’enquête.
Mon avis perso : Excellent ! Je le conseille vraiment à tous ceux que les auteurs de Best Sellers français comme Marc Lévy,
Christine Angot et autre BHL exaspèrent profondément. Pascal Fioretto qui est à l’origine nègre littéraire en profite pour se moquer habilement de ces têtes de gondoles de
supermarchés. Ce qui est d’autant plus appréciable c’est qu’il se moque sans jamais être méchant et c’est vraiment drôle. Je n’ai aucune idée de s’il a effectivement écrit pour les auteurs
qu’il parodie mais en tout cas c’est très bien fait. J’ai lu ce livre en une soirée, on ne s’ennuie pas un seul instant.
Nombre de pages : 212
Temps mis pour le lire : 3 heures
Note : 17/20
Les 3 premières phrases :
Barbès Vertigo
Denis-Henri Lévy
L’eau glacée sur mon visage finit
de me ramener à la réalité. Peu à peu, je vis se redessiner les contours de l’endroit où je me trouvais. Dans un coin sombre de la pièce, devant une étroite fenêtre, l’écran de mon ordinateur
portable luisait dans la pénombre jaune.
Court résumé : Clément Vauquer, que tout le monde considère comme l’idiot du village depuis toujours, est en danger et il le sait. Il vient d’apprendre par les journaux qu’il est soupçonné
de meurtre pour l’assassinat de 2 jeunes filles à Paris. Pris de panique et ne sachant que faire, il décide d’aller trouver sa bonne vieille Marthe qui l’a recueilli quand il était enfant.
Heureusement pour lui Marthe le croit et décide de prendre sa défense en demandant à son ami Louis, dit l’Allemand, de l’aider à prouver l’innocence de son petit. Louis n’est pas certain de
l’innocence de Clément mais comme il tient à Marthe, il décide de l’aider malgré tout en demandant à son tour l’aide des évangélistes de la baraque pourrie.
Mon avis perso : Si j’ai choisi ce livre c’est que j’ai lu dans le résumé que j’allais pouvoir retrouver les personnages de 3 historiens qui m’avaient bien plus dans Debout les
morts. Effectivement on les retrouve, mais ici c’est plutôt l’ex-flic Louis qui a la vedette et qui mène l’enquête. Marc est tout de même bien présent dans le rôle de son assistant principal
mais les autres sont presque relégués à des personnages secondaires. Mais bon passée cette première déception, l’intrigue n’est pas mal ficelée et j’ai retrouvé avec plaisir le style si
particulier de l’auteur. Autre petite déception j’ai trouvé trop facilement l’identité du tueur par déduction parce qu’il ne restait plus que ce personnage. Mais bon, c’était quand même une bonne
idée.
Nombre de pages : 285
Temps mis pour le lire : 1 semaine
Note : 15/20
Les 3 premières phrases :
Le tueur fait une seconde victime. Lire p.6.
Louis Kehlweiler jeta le journal du jour sur la table.
Court résumé: Dans ce livre, Jean-Louis Fournier nous raconte les anecdotes de son enfance concernant son père, médecin alcoolique, qui était
un super docteur mais bien malade quand même à cause de sa meilleure amie la bouteille au bistrot.
Mon avis perso : Magnifique petit livre raconté par l’auteur avec ses yeux d’enfant. Après avoir lu où on va papa ? J’ai eu envie de découvrir cette série de petites histoires dont il parlait dans son dernier livre.
Encore une fois il décrit admirablement bien les situations qu’il a vécues étant enfant avec un humour noir mêlé à une naïveté enfantine qui encore une fois laisse le lecteur rire
jaune…
Nombre de pages : 142
Temps mis pour le lire : 1h30
Note : 18/20
Les 3 premières phrases :
J’ai souvent demandé au petit Jésus que mon papa ne boive
plus et qu’il ne tue pas maman. J’en profitais aussi, quand c’était Noël, pour demander, en plus, un cadeau.
Je me souviens, une année, de lui
avoir demandé un revolver.