Ce blog a pour but de présenter mes impressions sur mes lectures et de les partager avec d'autres lecteurs. N'hésitez pas à me laisser des commentaires et des conseils pour mes prochaines
lectures. A bientôt sur la blogosphère :-)
Court résumé: Art Spiegelman décide, un jour qu’il rend visite à son
père, Vladek, de raconter l’histoire de celui-ci. Juif polonais, il a survécu aux camps de concentration d’Auschwitz. Mais il n’a jamais raconté en détails à son fils ce qui lui est arrivé. En
effet, Art ne sais que très peu de chose de la vie que ses parents ont menée avant sa naissance et leur déménagement au Etats-Unis. Il souhaite donc interroger son père sur sa vie passée afin de
pouvoir représenter par l’intermédiaire d’une bande dessinée ce qu’il a vécu. Mais Vladek, n’est pas facile à vivre et se plaint continuellement de tout et de tout le monde, en particulier de sa
nouvelle femme Mala qui veut lui prendre tout son argent. Art perd donc facilement patience aussi lorsqu’il tente de l’interroger sur le sujet précis qui l’intéresse. Art en veut aussi à son père
d’avoir brûlé tous les carnets de sa mère où elle racontait comment elle avait vécu cette période tragique. Cependant, plus les mois passent, plus Vladek se confie à son fils et plus sa santé se
dégrade également. A la mort de son père, Art se retrouve avec des dizaines d’heures d’enregistrement où Vladek décrit les horreurs des camps nazis et l’espoir qu’il a toujours gardé malgré tout.
Il ne reste plus à Art qu’à finir l’histoire, mais cette tâche n’est pas aussi facile qu’elle en avait l’air quelques années auparavant.
Mon avis perso : J’ai eu la chance de pouvoir trouver cette BD à la
bibliothèque. C’est une œuvre magistrale que je conseille à tous ceux qui ne l’ont pas encore lue. L’idée de représenter les être humains par des animaux est vraiment géniale et fait écho à
l’Animal Farm d’Orwell. C’est un récit criant de réalité. On s’attache à Vladek et à Anja (ceux de la guerre et
avant). Le personnage de Vladek vieux est des plus exaspérant mais aussi très touchant dans sa détresse égoïste et son incompréhension du monde qui l’entoure. Chaque page de ce livre est
une mine d’informations sur ce qui s’est passé pour les juifs polonais à cette époque, mais aussi, pour tous les prisonniers des camps de concentration. Cette histoire m’a aussi pas mal rappelé
Un Secret de Philippe Grimbert. En particulier le fait qu’Art soit en permanence comparé à Richieu, ce fils
parfait que ses parents avaient eu avant la guerre et qui n’a pas survécu. Art décrit bien le malaise qu’il ressentait toujours par rapport à son père qui le considérait comme un bon à rien qui
ne pourrait jamais égalé son frère Richieu. Frère inconnu mais idéalisé qui l’écrase de remords. C’est d’ailleurs pour ça qu’il choisit d’être dessinateur. En choisissant une activité
radicalement opposée à celle qu’aurait choisie Richieu. La présence de photos réelles accentue également la force de l’histoire en la reliant à la réalité afin que le lecteur n’oublie pas qu’il
ne s’agit pas là juste d’une histoire de bande dessinée mais d’une histoire vraie qu’ont vécue des hommes et des femmes comme les autres. Ce livre m’a vraiment laissée sans voix. C’est un livre
magnifique à lire absolument.
Court résumé: Pénélope nous fait partager sa vie quotidienne à travers ses dessins.
Mon avis perso: Génial! Hilarant! Bref génial! Pour une fois je me suis retrouvée (presque) totalement dans cette petite BD. Les dessins sont parfaits et tellement vrais. Tout ça rempli de
bonne humeur et de bon sens (à mon sens!) à l'humour satirique qui ne se prend pas au sérieux et ça fait plaisir! Du coup ça me donne bien envie d'aller découvrir sa Joséphine dont on parle
beaucoup depuis quelques temps. A quand le 2e tome???
Nombre de pages : 94
Temps mis pour le lire : 1/2 heures (mais déjà relu plusieurs fois, on ne s'en lasse pas!)
Note : 18/20
La première page : Vous en voulez encore? Alors allez visiter son blog!
Court résumé : C’est l’histoire d’un homme de 48 ans qui ne sait plus très bien où il en est et n’arrive pas à apprécier sa vie. Un jour il se retrouve
sans le vouloir à déambuler dans les rues de sa ville natale. Les souvenirs lui reviennent : sa mère qu’il aimait tant, son père qui les a abandonnés du jour au lendemain sans aucune
explication. Tout à coup, ces souvenirs semblent de plus en plus réels. La ville se met à vraiment ressembler à celle de ses souvenirs et il se sent à nouveau léger comme au temps de son
adolescence. Est-ce un rêve ou la réalité ? Il ne le sait pas encore mais il s’apprête à revivre l’année de ses 14 ans.
Mon avis perso : Habituellement je suis loin d’être une fan de manga. Mais cela fait des années que j’entends parler de cet auteur et de Quartier
lointain en particulier. Alors j’ai décidé de me lancer. Je n’ai vraiment pas été déçue. Cette BD a un effet un peu magique qui nous « retransporte » dans l’univers de
l’adolescence. Une adolescence universelle où chacun peut se retrouver. Il semblerait que c’est là que tout à commencé car à cette époque tout était encore possibles. Les rêves les plus fous
semblait réalisables mais aussi tellement lointains. Et en même temps c’est aussi une époque remplie de nombreuses embûches et problèmes qu’il faut surmonter. Toutes ces choses qui ont l’air si
importantes à cette époque et que l’on regarde longtemps après avec un regard amusé et nostalgique, car tout ces problèmes nous semblent bien futiles avec le recule. Cela nous montre aussi
parfois notre impossibilité d’agir sur le court de notre existence. Même en ayant toutes les informations possibles certaines choses ne peuvent être changées et doivent être acceptées telles
qu’elles sont. Bref une jolie leçon de vie très poétique.
Nombre de pages : 405
Temps mis pour le lire : 2 jours
Note : 17/20
La première page : Lire aussi l'avis de Keisha et BlueGrey.
Court résumé : Comme le dit bien le titre, le narrateur est le chat du Rabin. Mais ce n’est pas un chat comme les autres ou en tous cas
pas tels que l’on s’imagine les chats en général. Il vit une vie plein d’aventure mais ne peut rien raconter à sa maitresse, la fille du Rabin, qui pourtant préfèrerait entendre ses récits plutôt
que l’incessant charabia du perroquet qui ne veut pas se taire. En effet, ce chat a un point de vue très personnel qui ne demande qu’à partager avec ses maîtres.
Mon avis perso : Jolie découverte. Cela fait longtemps que j’en entends parler et comme je suis dans ma période BD j’ai décidé de
commencer cette nouvelle série. Ce chat a un avis bien critique pour la religion en général et pas seulement sur le judaïsme. Il met ses maîtres et leurs maîtres devant leurs contradictions. Mais
il n’a pas un esprit obtus pour autant et accepte aussi ses propres contradictions. J’attends de lire la suite de cette série pour m’en faire une idée plus précise. Mais en tout cas j’ai un avis
très positif pour le moment. Je dois dire que j’ai craqué pour ce chat dessiné et certaines vignettes m’ont vraiment fait rire !
Court résumé : Nasser Ali Khan, grand musicien d’Iran, n’a perdu le goût de vivre depuis que sa femme dans un excès de colère lui a cassé ton
Tar, son instrument unique et fétiche. Il cherche en vain à le remplacer mais aucun autre tar ne produit le même son et le même effet sur lui. Tous les autres ne semblent lui être que de vagues
imitations de l’objet précieux perdu à jamais. Même sa famille et ses amis ne parvienne pas à le raisonner. Ainsi Nasser Ali Khan décède huit jours après avoir pris la décision de
mourir.
Mon avis perso : Extrêmement intéressant du point de vu narratif. L’histoire change beaucoup des précédents ouvrages de l’auteur, mais ce
changement donne un caractère d’autant plus intéressant à cette histoire. La manière dont sont présentés les événements nous invite à revoir certaines situation sous un angle différent et qui
donne une toute autre interprétation à une histoire qui sans cela pourrait être qualifiée de plus ou moins banale. J’étais un peu triste de ne pas retrouver les personnages des autres livres mais
aussi contente d’avoir découvert quelque chose de nouveau. Un livre plein de petits mystères ;-)